Sur la terre des Apaches...
Qui suis-je ?

Liaison par route entre la Louisiane et la Californie où nous passerons cinq mois en famille avant d'y abandonner Frédéric qui ne reviendra, lui, qu'en octobre... Alors que notre "chef de famille" poursuit son projet de recherche pour le FNRS, les autres membres le soutiennent moralement... solidarité au soleil...

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Billet 3 sur 51
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Au revoir, San Francisco... Samedi...

Samedi, la grisaille s’est posée sur San Francisco, la brume qui recouvre la ville nous englobe avec elle, il fait froid et un crachin accompagne nos pas. Ce temps maussade fait des ravages, tout semble tellement plus beau au soleil.

C’est en métro, alors que nous attendions dans un premier temps à un arrêt de bus notre ligne L, apparemment mal indiquée  (A travers un récit, vous êtes en droit de hausser les sourcils tout en plissant le front, j’avoue, cela paraît stupide, mais sur place, parmi les dizaines de voies en tout sens qui desservent la cité, il y a de quoi y perdre son latin.), que nous prenons la direction ouest de la ville pour un quartier encore inexploré par notre petite famille, celui qui loge le zoo où nous passerons la journée. Quelques stations souterraines plus loin, notre convoi déploie sa ‘mutation tram’, l’occasion nous est offerte de découvrir des pâtés de maisons victoriennes aux tons pastels rose, bleu, vert ou jaune…

Le zoo : Frédéric et moi avons pensé durant un bon bout de temps que le petit se payait royalement notre tête . Il sait ce qu’est un cheval… mais à chaque animal que nous lui présentions (animaux dont il possède une bonne maîtrise de par ses livres d’images), la même rengaine sortait de sa bouche : « Un cheval. »  Après quelques dizaines de répétition du nom adéquat, nous abandonnions la partie, vous auriez fait de même… Là, c’était gros quand même, Aymeric avait l’occasion de côtoyer en chair et en os ses amis de papiers et à la place, il offrait un numéro de clown pitoyable apportant la déception dans le chef de ses parents médusés ! Ce n’est qu’après une bonne heure que nous avons réalisé que les clowns n’étaient autres que nous … Notre enfant souhaitant tout simplement se mettre à cheval sur les impressionnantes bêtes qui ne l’impressionnaient pas… Pourquoi la pièce fut-elle si longue à tomber ? Cela fait des jours que notre garçon se place de cette manière sur tout ce qui l’entoure. Mauvais point d’interprétation intergénérationnel. Soit, acquiescer à la redondante requête du petit n’étant pas de rigueur (Encore moins dans ce zoo de San Francisco d’où s’échappent les tigres… Rappelez-vous, l’histoire date de quelques mois.), resteraient les statues de bronze du parc.

Ce parc zoologique est beau à voir, loin des cages exigües dont ma mémoire avait gardé le souvenir, les animaux déambulent dans des enclos spacieux, les conditions de leur habitat naturel y sont reproduites, manque la liberté, point noir de ce genre d’endroit. Alors que Frédéric quitte cet espace quelques belles photos dans l’appareil et moi une envie renforcée de me rendre au Kenya, notre fils aura retenu la beauté des pingouins observés longuement. Fatigué, sans doute, par la visite des grands animaux d’Afrique tels les girafes, zèbres, lions ou gorilles, il décide en fait de ne plus bouger, les oiseaux marins blanc et noir seront sa cible le temps que papa lui déniche un chariot duquel il se fera dorénavant tirer… jusqu’à la sortie. Seuls quelques lémuriens mignons à croquer auront droit à un soubresaut d’attention de sa part… « Pff, les ours, ben oui, … et alors ? », aurait-il pu exprimer, à peu de choses près !

Nous finissons la journée dans le quartier commercial d’Union Square, un des plus beaux de la ville, flânant dans les rues cernant la place verte… plongée dans la brume. 

 

 

 

 

 


Publié à 06:24, le 20/08/2008, Californie
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Adieu internet de l'appart...
Commentaire publié par Karin, à 06:24, le 20/08/2008

Je squatte et je vais encore squatter la connexion de Frédéric sur le campus, nous ne reverrons plus celle qui nous a tenu compagnie dans l'appartement... Partie sans dire au revoir! Il ne me reste plus qu'à pédaler pour me relier au reste du monde... :-)

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Ce n'est pas poli!
Commentaire publié par Mathilde102, à 06:24, le 20/08/2008

De partir sans dire au revoir! Mais tu retrouveras vite ta connexion sérésienne.
Enfin, vous avez vu mes maisons aux tons pastels qui pour moi évoquent à elles seules San Francisco!
C'est joli, non ?
Pauvre Pioupiou, cet enfant est vraiment incompris!
Bisous à tous trois.

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