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Le ‘wine country’ nous ayant octroyé un goût de trop peu (au propre comme au figuré) lors de nos précédentes visites, que je nommerai de ce fait « En éclaireurs », nos papilles gustatives décident cette fois de mener la barque. Hors de question de réitérer le double exploit des vallées de Sonoma et Napa qui nous avait attiré en ces vignobles à l’heure où les domaines ferment grilles et volets.
Une troisième vallée nommée « Carneros » unit les deux précitées, formant un U dont les ceps recouvrent le tracé, sur laquelle trône le domaine éponyme dont les portes du château (inspiré de l’architecture IIXXème du ‘Château de la Marquetterie’ en Champagne) nous cèdent le passage. Le domaine Carneros produit un mousseux selon la méthode champenoise (seconde fermentation en bouteille), mousseux rosé que nous dégustons en conclusion à la présentation climatique qui se veut idéale à la culture des vignes, brumes matinales succédées d’un ensoleillement quotidien avant de recevoir en première classe la fraîcheur d’une brise issue de la baie de San Francisco.
Nous poursuivons notre visite guidée dans une pièce accueillant silos métalliques et centaines de futs de bois mais l’artificiel sent à plein nez, nous sommes légèrement déçus de l’absence d’âme de ce lieu… Une copie ne peut valoir son original… Le cadre extérieur est néanmoins enchanteur et il est plaisant d’y flâner quelques instants.
Nous dégusterons en ces lieux quatre « Pinot noir »… que nous n’inscrirons pas, ceci dit, parmi les favoris de notre recueil œnologique. Les « Cabernet-Sauvignon » en rouge et « Chardonnay » en blanc resteront nos coups de cœur californiens.
Les têtes commençant à tourner légèrement , notre estomac nous suggère d’accompagner ce quintuple (n’oublions pas le rosé des starting-blocks) breuvage d’un tantinet de nourriture, nous suivons son conseil et retrouvons grâce à Tom Tom le restaurant « Black Bear » que nous avions fortement apprécié lors de notre premier passage à Sonoma .
La fin d’après-midi sera comblée par une première balade en forêt dans le parc historique ‘Jack London’ pour moi (Frédéric veillant à la sieste du petit), le temps de rejoindre les ruines de ‘la maison du loup’ tombée en cendres un mois avant que l’écrivain ne s’y installe… Promenade sans prétention dans une forêt banale… A refaire, j’y envoie mon mari, gnac ! Le second vagabondage sera familial autour de la place principale de la jolie petite ville de Sonoma , très agréable, avant de rejoindre notre motel à Napa où nous foulerons quelques rues le lendemain matin, sans toutefois nous y attarder, la cité ne valant pas l’enchantement de sa petite sœur de contrée.
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