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Le week-end dernier se voyant étiré de 24 heures grâce à l’intervention du célèbre ‘Independance Day’, nous avons troqué la poudre de feux d’artifices du 4 juillet contre sa jolie jumelle dite d’escampette à destination du lac Tahoe, les étendues naturelles variées étant sans conteste l’offre la plus alléchante de notre pays d’accueil.
Ce lac partage ses eaux limpides entre la Californie et le Nevada et reflète des images diamétralement opposées selon que l’on se trouve au sud ou au nord. Alors que le sud a littéralement été avalé par le tourisme (station de ski l’hiver, balnéaire l’été), le nord conserve un aspect plus sauvage, inutile de préciser le point de vue que nous avons préféré.
C’est à South Lake Tahoe, endroit qui nous recevait les 4 et 5 juillet, que la déception fut au rendez-vous, loin de l’image nature que nous nous en faisions, c’est un ensemble étouffé d’hôtels, restaurants, casinos et chapelles de mariage toutes plus kitchs les unes que les autres qui domine les rives du lac. L’endroit est, de plus, bondé (Ce n’est déjà pas le calme plat durant les mois d’été mais un 4 juillet, il fallait se douter que nous ne serions pas seuls à opter pour cette destination rafraîchissante.), les abords de l’étendue aquatique sont jonchés de sièges, chacun ayant réservé une place qui se veut en première loge pour assister au feu d’artifice, spectacle plein air de cette journée commémorative.
Etant arrivés en fin d’après-midi le vendredi, peu d’options de balades s’offrent à nous, et pour cause, plus tôt le petit est au lit, au mieux chacun se porte. Le temps donc de nous éclipser de notre motel jeune et bruyant (Oups, nous avons pris un coup de vieux, nous, couple finalement assez ancien avec enfant, entourés de ces ados mettant toute la gomme pour attirer les membres du sexe opposé, jouant la frime et les trois heures d’habillage, prémices incontournables de leur soirée guindaille.) pour atteindre le lac… dont l’accès à la plage nous est poliment refusé « Private Beach »… Pas de problème, le soleil se couche, demi-tour de notre petite équipe pour un pique-nique dans la chambre non climatisée (Du jamais vu depuis l’aurore de notre voyage, c’était le 26 mars !) et zou, Aymeric au lit… Papa et maman entendront l’effet sonore du feu d’artifice, sortiront sur la terrasse pensant apercevoir les jaillissements multicolores et rentreront bredouilles, la distance et les arbres alentours jouant les trouble-fête.
Samedi matin, départ relax vers Emerald Bay qui offre, d’après les guides, un superbe point de vue sur le lac… Oui, …, peut-être…, mais nous avons déjà connu panorama de qualité supérieure… Attention, nous ne faisons pas la fine bouche pour autant, question de préférence uniquement ! Pioupiou partage notre avis, ses yeux ne se poseront pas l’ombre d’une seconde sur l’étendue bleue, son programme est, il est vrai, surchargé, l’activité équilibre sur les murets et sauts de cette même origine, une fois encadré par maman, l’instant d’après mettant toute sa confiance dans la main de papa seront la cause des pleurs au moment de quitter l’esplanade. Ereinté par le voyage de la veille, une nuit décalée et son sport matinal, notre enfant dicte le remaniement de notre agenda, nous n’irons pas plus loin pour l’instant, retour à l’hôtel pour une sieste méritée, nous reprendrons la route sinueuse bordant le lac cet après-midi… Les aléas du voyage avec enfant en bas âge font maintenant partie de la routine, le mot d’ordre pour ne pas perdre le nord quand on est au sud : l’adaptation.
ZZZZZZZZ 
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