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43,6°C… Inutile de vous dire que je ne me lancerai pas cette fois dans une leçon de conversion de degrés… Il fait bien trop chaud pour une telle initiative… Il fait bien trop chaud pour tout, d’ailleurs, si ce n’est l’activité piscine devenue incontournable pour rafraîchir corps et esprit ! 43,6°… Il me semblait bien que je n’avais pas froid aujourd’hui mais pour en avoir le cœur net, mes doigts sont partis à la recherche de l’info météo Davis à travers les touches du clavier. ‘Brume’ qu’ils ajoutaient à l’écran ! Ce renseignement m’a volé un sourire … Et en plus un voile empêchait les rayons du soleil de travailler à plein régime, pas de chance, belle boule illuminée…!
Il était 15 heures lorsque notre astre a pris l’initiative d’augmenter son thermostat au maximum imposé par les normes calorifiques de la ville estudiantine en date du 9 juillet mais dès l’entrebâillement de la porte-fenêtre donnant sur notre terrasse-grill ou grill-terrasse (Je ne sais pas trop, la Belgique ne m’ayant jamais offert l’occasion d’utiliser ce vocabulaire.) opéré dès notre réveil, Pioupiou me disait fièrement, je cite : « Chaud dehors, pas froid. » Je confirme, mon bonhomme, la petite veste accompagnant traditionnellement ton trajet matinal vers l’école va avoir droit à ses vacances annuelles !
Je dépose donc le petit au Tender Learning Care avant de diriger le vélo vers mon école (Hé oui ) d’anglais (Une session ‘cours avancés’ pour adulte y est proposée à raison de quatre couples d’heures par semaine durant ce mois, une opportunité qui s’offre à moi d’améliorer ma troisième langue (que j’aurais préférée seconde mais ça, c’est une autre histoire !) et également (si pas surtout…) de lier connaissances et … papoter !)… dans laquelle j’arrive en nage après vingt minutes de pédalage modéré pourtant… Le doute n’est plus permis (même si le voile ne sera pas levé), la journée battra le record de température obtenu hier, validé à (plus ou moins) 42° (Occasion pour Aymeric… et moi… de profiter d’un moment pataugeoire délicieux à la REC pool, une heure de barbotage et autres sauts de plus en plus performants et audacieux de notre nageur en herbe… instants d’une rare saveur !).
Je reviens pépère tout en visualisant la piscine de l’appartement, cette fois, dans laquelle je m’imagine voguer… Je lis dans vos yeux LA question relative à l’eau de ce bassin : « A-t-elle chauffé depuis les premières séances de cryogénie de votre rédactrice préférée ? »… Je vais en avoir le cœur net… Echange en bonne et due forme de mes vêtements d’écolière modèle contre un bikini qui en dit long sur mes intentions (Hé là, non, pas carpette bronzette ! Longueurs, s’il vous plaît…) et zou, je traverse le jardin pour rejoindre la zone bleue aguichante par la chaleur montante (Il est alors 11 heures et nous côtoyons un faible 35-36 degrés.)… Je descends délicatement les marches, le liquide m’accueille sans me couper le souffle ! Waw ! Ca y est, les icebergs font partie du passé, l’eau, sans pour autant concurrencer notre bassin familial auquel nous resterons fidèles quoi qu’il advienne, a accepté les termes du contrat, des degrés supportables et je viendrai briser sa solitude !
… Papillon, dos, brasse, crawl suivis d’un séchage solaire dans les règles de l’art avant de retrouver mon Pioupiou pour la suite de cette journée caniculaire…
Mercredi après-midi, le marché attend notre venue, nous allons devoir être forts mentalement pour affronter la fournaise mais l’idée des fruits et légumes frais et de notre jus de pomme première qualité engrangent la motivation nécessaire à l’exploit… C’est parti… Au coin de la rue, je me retourne vers Pioupiou pour m’assurer qu’il n’a pas fondu comme neige au soleil. Il est toujours bien là et je me demande si finalement je dois vraiment pédaler jusqu’au parc pour acheter mes tomates étant donné que celle qui se trouve à l’arrière de mon vélo est d’une taille plus que respectable…
Le moment récréatif du petit sur les modules de jeux à l’orée du marché est tout simplement annulé, la surface des toboggans et tunnels est bouillante, impossible à frôler.
Nous ferons nos achats sans traîner (Nous rêvons tous deux de l’air conditionné de l’appartement.), chose simplifiée par l’aspect fantomatique de l’allée dans laquelle seule une poignée de courageux de notre trempe déambule. Les premiers dollars dépensés iront garnir l’escarcelle d’un marchand de glaçons irrésistibles (Oui, je place un s pour clôturer le mot, ce sont bien les glaçons qui méritent tel qualificatif !). Ceci dit au passage, un délice, le glaçon choisi aux framboises d’une ferme dont le nom m’importe peu dans ce moment de survie et pour tout avouer, s’il n’avait été si onéreux (comme tout ici dans cette ville), je n’aurais pas résisté à la tentation de dévaliser le frigidaire de ce vendeur. Je me répète mais « Merci à la puissance actuelle de l’euro ! ».
Un melon, notre jus de pomme et quelques tomates plus tard et nous prenons le chemin du retour pendant lequel l’eau de nos réservoirs corporels s’évade à la vitesse de la lumière. Je ne sais pas où Aymeric a réussi à puiser son énergie mais sa langue a fonctionné durant tout le trajet. Entre nous, s’il veut parler, il est libre bien entendu, là où ça devient moins gai par le temps qui court, c’est que je dois répéter chacun (oui, oui, chacun) des vocables qu’il prononce or, je devais probablement ressembler à un personnage non élogieux de Tex Avery, langue pendante et yeux écarquillés , à cet instant, chaque enfoncement de pédale grappillant le peu de force que l’astre en surchauffe voulait bien me laisser !
Le repas du soir fut… une assiette froide !... Etonnés ?
Avant d’écrire ce message bouillonnant, j’ai à nouveau consulté les prévisions météo pour les prochains jours, demain, plus ou moins le même topo, je sens bien une séance aquatique pour notre gentil garçonnet et sa non moins gentille maman… Je n’oublie pas son papa mais il est momentanément porté absent (avec 13 degrés de moins à supporter, petit futé …Vous comprendrez plus tard, la canicule ayant obligé ce récit à doubler celui censé relater notre week-end…). Une chute des températures devrait suivre, samedi et les jours suivants, je ressortirai manteaux et bottes fourrées, entre 35 et 38° sont annoncés… Brrrr, la Californie !
« Hep, marchand de glaçons, tu as du stock ? »
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Mais, Karin, et c'était là le but de mon commentaire où trouves-tu des emoticones aussi appropriés à tes propos ? Ne me dis pas que tu les dessines toi même ? Si oui, tu es vraiment une super nana!
Je ne suis certaine que d'une chose, ce n'est pas Frédéric qui en est l'auteur.
Mille bisous.
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