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Dernier week-end de juin, festivités à San Francisco… nous y étions.
Peu de temps après notre arrivée à Davis, prenait place dans notre agenda la « Gay Pride ». Rendez-vous était pris, nous ne la raterions pas ! Nos yeux seraient témoins de l’ambiance appropriée à l’événement, les seules images en mémoire étant celles diffusées dans nos journaux télévisés les années précédentes, un « live » s’imposait !
Y passerions-nous notre samedi ou dimanche, un jour ou les deux ? La première réponse s’est inscrite dans les horaires de trains, pas de départ pour San Francisco en date de celui qui trouve son originalité au sein de la famille hebdomadaire, le vilain petit canard ouvrant son mot par la syllabe que les autres ont choisie pour terminaison. Second point d’interrogation résolu presque en un même temps record, quelques tapotages de recherche sur l’ordi, les hôtels affichent complet durant ce week-end de folie… Samedi sera notre journée parade colorée.
Notre enchaînement briefing matinal, pédalage, achat tickets, prise de position stratégique dans le moyen de transport sur rails ne connaît dorénavant plus de faille. Timing tip-top, échange de sacs en dernière seconde exclu, tout roule !
Deux heures de voyage plus tard, nous nous préparons psychologiquement à affronter une foule dense, bruyante, haute en couleurs… Nos pieds touchent le sol de cette ville que nous apprécions particulièrement… Le calme y régnant lors de nos précédentes visites s’empare à nouveau de notre petite famille, l’étonnement inscrit sur nos visages s’accentue alors que nos pas nous entraînent vers la place principale des festivités, en tout et pour tout, nous croisons le chemin de deux couples et un groupuscule de personnes dont l’habillement particulier et la bonne humeur communicative dessinée sur leur visage ne permettent aucun doute sur le but de leur présence en ces lieux.
Soit, nous poursuivons notre route jusqu’au parc accueillant les tonnelles commerciales... et à dessein politique « pro Barack Obama », Frédéric posera d’ailleurs aux côtés du futur (Je l’espère.) président des Etats-Unis…
Pour seule animation au moment où nous déambulons dans ces allées trop désertiques à notre goût, les entraînements d’équipes de « Cheerleaders » (danses acrobatiques mixtes proposant, habituellement, les intermèdes liés aux divers matchs sportifs, notamment de football (américain, bien entendu… pas de soccer )). Pioupiou, le rythme dans la peau, se dandine sur les musiques endiablées nécessaires à la chorégraphie (légèrement plus élaborée… mais beaucoup moins craquante) de l’équipe venue de San Diego. Maman y va de son petit numéro discret tandis que papa prend quelques clichés… des « Cheerleaders », merci pour nous ! (Peut-être n’étions-nous pas à la hauteur, Aymeric et moi ? Je veux bien l’admettre, nous n’avions ni l’un ni l’autre de porteur pour nous faire voltiger…Combat inégal !).
Nous rejoignons un couple slovène rencontré lors du match de base-ball organisé par la Fulbright et un de leurs collègues pour un pique-nique improvisé dans le parc festif. Au menu, brochette de poulet marinée à la sauce barbecue plus il y en a qui coule mieux c’est ! Nous nous retrouvons tous les six à jongler avec nos bouche et mains afin d’éviter les taches indésirables sur nos vêtements tout en discutant amicalement. Difficulté, se concentrer en anglais tout en louchant sur la goutte couleur bordeaux tentant de piquer du nez vers un endroit stratégique des tissus nous habillant. Blablabla et blablabla, l’heure tourne et il est temps pour nous de penser à rebrousser chemin, une navette toutes les deux heures et Pioupiou n’a pas eu sa sieste, hors de question de la laisser quitter San Francisco sans nous. Le temps de savourer notre repas amical et d’assister à la représentation des différentes équipes « Cheerleaders » dont chaque membre transmet l’énergie qui l’habite (et il y en a beaucoup dans la demeure !), l’ambiance avait gravi un échelon, le gris des pavés se laissait de plus en plus oublier sous les semelles des visiteurs, danses latino et autres animations enjouées avaient pris possession de l’endroit…
L’horaire annoncé ne correspondant pas à la réalité, nous sommes arrivés là un ‘chouya’ trop tôt, la fête battrait son plein plus tard… Nous regarderions les images d’une ambiance surchauffée… via internet, ça changerait de la télévision…
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papylou.
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