Sur la terre des Apaches...
Qui suis-je ?

Liaison par route entre la Louisiane et la Californie où nous passerons cinq mois en famille avant d'y abandonner Frédéric qui ne reviendra, lui, qu'en octobre... Alors que notre "chef de famille" poursuit son projet de recherche pour le FNRS, les autres membres le soutiennent moralement... solidarité au soleil...

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La carte des lieux visités


Billet 17 sur 51
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Excursion au parc Yosemite.

Nous avons sans doute rêvé… Non, nous ne dormions pas…

Un mirage a du nous jouer un tour de canaille… Non, la chaleur n’était pas suffocante…

Il s’agissait peut-être d’un faux… Non, ces spécimens sont exposés au ‘centre nature’…

… Notre route a croisé celle… d’un ours  ! … OUI, la preuve en photo confirme que nous ne rêvions pas, que nul mirage n’a eu d’effet sur notre vision, qu’un faux au milieu du parc aurait semblé ridicule…

Un ours ? … AFFIRMATIF ! … Vite, je crée un fichier dans ma mémoire afin d’y classer ce souvenir !

… oups, j’en oublierais presque les présentations… vous comprendrez mon engouement à vous faire partager cette fabuleuse rencontre ! 

    « Bzzzzz » (Bande sonore de la touche ‘Rewing’)…

    Samedi matin, nous enfourch… heu non, le vélo pour atteindre le parc Yosemite, le visiter et en revenir en deux jours, ce n’est pas recommandé, à moins de rouler tel Benoit Poelevoorde au départ de sa course mémorable après administration du ‘coup de pouce’ dans « Le vélo de Ghislain Lambert »  ! Notre acharnement sportif étant loin de la représentation qui en est faite dans ce film, la voiture siéra nettement mieux à notre expédition.

Quatre bonnes heures de voyage sont quand même nécessaires avant de pénétrer dans la célèbre vallée dont les glaciers ont sculpté les roches jusqu’à en obtenir cette architecture typique. Nous longeons la rivière Merced qui s’écoule dans le sillage abrité par ces parois abruptes. La route a été longue et le petit bout de deux ans assis à l’arrière du véhicule ne tardera pas à tomber de fatigue… L’hôtel étant réservé, nous décidons de nous y arrêter au passage afin de permettre la sieste réparatrice de notre garçon. Le cadre est enchanteur, la beauté naturelle du paysage rehaussée par la fidélité des rayons du soleil, le calme de mise,… l’endroit promet de beaux clichés et un week-end reposant … à commencer par… la sieste des parents de l’enfant pour qui la pause s’avérait indispensable, cet enfant qui fut le seul à ne pas sombrer dans un profond sommeil ! Soit, ses géniteurs dormiront pour lui alors que ses membres antérieurs et postérieurs sont dressés vers le plafond de la chambre à gesticuler à tout va…

Il est temps pour nous de poursuivre le cours de la rivière afin d’atteindre l’entrée du parc, nous sortons… tiens… un voile sombre s’étend au-dessus de nos têtes, le ciel tel un couvre-chef des pants montagneux a viré au gris foncé, nos yeux ébahis se croisent avant de bifurquer vers le pare-brise qui s’en donne à cœur joie pour confirmer ce que nous n’osions émettre à haute voix… quelques gouttes s’abattent sur la surface transparente… oui, il pleut sur Yosemite ! Soit, les premières photos se prendront de l'habitacle.

Le temps d’étudier la carte répertoriant les endroits stratégiques à ne pas manquer et les vannes célestes se closent. Nous poursuivons notre chemin au sec et, finalement, apprécions le repos octroyé à nos yeux et notre peau par notre astre si puissant ces derniers temps. Les clichés seront sans doute plus ternes mais la température est idéale, relaxante… L’arrêt que nous élisons après une halte au pied d’une des cascades du parc offre une vue panoramique sur la vallée, permettant la capture en une seule image des géants de granite les plus imposants, ‘El Capitan’,  monolithe de 910 mètres de haut, et ‘Half Dome’, bloc emblème du parc, dont l’altitude au sommet aura interdit aux glaciers d’en éroder la silhouette d’origine sur toute la hauteur.

Une éclaircie s’annonce, un rayon lumineux progresse lentement dans la vallée, apportant une plus-value au spectacle offert à nos yeux. Le temps de recadrer quelques photos enrichies par ce contraste ombre-lumière et nous rebroussons chemin vers notre résidence d’une nuit.

Soit, la décoration de la chambre est un peu vieillotte mais le lit confortable nous annonce un sommeil de première classe avec, en amuse-bouche, un moment relaxation dans la gigantesque baignoire (un bain par jour dans cette mini piscine et la Californie connaîtra une pénurie aquatique sans précédent !) dont nous avons repéré les petits trous qui en disent long sur l’option qu’ils proposent… waw… un bain à bulles… mon premier bain à bulles !

Honneur au plus jeune, Aymeric est plongé au cœur de l’océan (si pour nous, c’est une piscine, j’imagine que ce terme lui convient parfaitement !)… quelques brasses désarticulées pour gagner le rivage lui faisant face… zut, impossible de l’atteindre pour le laver (nous n’avions pas prévu le radeau), papa ou maman sera contraint de se baigner plus tôt que prévu… Va pour maman (l’idée des bulles toujours en tête, il ne m’a pas fallu vingt secondes pour m’immerger) pendant que papa met ses neurones en action pour trouver le moyen d’agiter l’eau (un deal est un deal)… Je passe les détails de la recherche (Peut-être pourrait-il demander une augmentation auprès du FNRS pour accumulation de sujets de prospection ?)… Contrat rempli, les yeux des baigneurs transmettent des informations de premier ordre sur le sentiment que leur octroient les bulles surgissant des orifices. Ceux d’Aymeric traduisent son étonnement , les miens la joie (heu, oui, je dois avouer)… Oooh, en tout, nous avons bien bénéficié de cette option remuante… que je réfléchisse… deux bonnes minutes (pardon, je pense que j’exagère, peut-être était-ce une minute trente)… ensuite, le calme après la tempête, plus une bulle, plus une onde en surface… un bain banal avec impossibilité de remettre la machine en route (Frédéric n’ayant pas jugé nécessaire de prendre des notes au fur et à mesure de ses avancées scientifiques, le chemin l’ayant mené à la réussite s’apparente à présent à un labyrinthe d’une complexité inégalable !)…

… L’enfant couché, son papa prend à son tour possession du petit bassin (non, pas le grand, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin… quoi que, pour éviter l’échappée d’eau, c’est peut-être préférable). Relax… mais il faudra se passer du massage. Peu importe, Frédéric n’a pas besoin de tels soins pour apaiser corps et âme… Sa femme veille au grain… Je tâte en effet les murs de la pièce à la recherche de L’interrupteur qui permettrait l’apparition de la luminosité dans LA bonne ampoule de LA salle de bain… Celui-là ? … Non… Celui-ci alors ? … Non plus… Bien, je suppose qu’il s’agit de ce énième spécimen ? …

... Oups ! Frédéric m’a fait peur en sursautant dans son bain (Je peux dire ça comme ça, n’est-ce pas ? … Allez, youp… WANTED KARIN… Je les collectionne… Encore un petit effort de mauvaise foi ou de cafetage à l’encontre de mon mari et je pourrai rejoindre Wentworth Miller dans sa cellule (Vous voyez de qui je parle ? Le héros de « Prison Break », série dont nous accumulons le visionnage des épisodes ici-même… en anglais, of course ! Ca (me) motive (mais non, pas le fait que ce soit dans la langue du pays, l’acteur enfin ! … Avis partagé, mesdames les lectrices ?)). Ce dernier interrupteur actionné par mon innocente menotte (Nous revoilà au pénitencier ‘Fox River’… dans le bon cachot, j’espère !) a ranimé l’air endormi dans les tuyaux de la baignoire, effrayant le nageur tanguant doucereusement, visage relâché, détendu… jusqu’à ma délicate intervention. Comme les bonnes choses ont une fin (Je ne parle pas de la poussée d’adrénaline de notre chercheur mais des bulles du bain, vous l’aurez compris), l’effet massage a mis les voiles (ça aide à garder le pied marin) après… ooh … que je réfléchisse… deux secondes bien faites (ou peut-être une seule)… Le principal, c’est que les trois membres de l’évasion (lapsus … de l’équipe) aient eu droit à une portion du plat « bain à bulles », après tout.

Bonne nuit…

(Nous ne le savons pas encore… mais demain… une surprise de taille embellira notre dimanche à Yosemite…             Chuuuut, ne l’effrayons pas ou l’introduction du récit ci-dessus devra changer de costume…).


Publié à 03:43, le 25/06/2008, Californie
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