Sur la terre des Apaches...
Qui suis-je ?

Liaison par route entre la Louisiane et la Californie où nous passerons cinq mois en famille avant d'y abandonner Frédéric qui ne reviendra, lui, qu'en octobre... Alors que notre "chef de famille" poursuit son projet de recherche pour le FNRS, les autres membres le soutiennent moralement... solidarité au soleil...

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        Bye bye, vie californienne!
        Au revoir, Davis et la Californie qui te sert de logis...
        Merci pour ces cinq mois, magnifique parenthèse dans notre vie...
        Nous savourons nos derniers instants en famille...
        Bisous à tous!

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        Publié à 07:52, le 23/8/2008, Université de la Californie du Sud
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        Au revoir, San Francisco... Dimanche...

        Les dénivelés typiques de San Francisco lui confèrent tout son charme, font barrage à une monotonie américaine de tracés de rues en damier, en délimitent des quartiers bien distincts.

        Des carpes et dragons porte-bonheur gardent le grand portail coloré donnant accès à Chinatown située sur la colline jouxtant Union Square. Ce quartier abrite la communauté chinoise la plus importante au monde en dehors de la Chine. Nous y pénétrons. ‘Grant Avenue’ nous invite à la suivre, cet axe touristique regorge de boutiques de pacotilles et souvenirs en tout genre, des lampadaires assortis au portail en forme de pagode et aux tuiles vernissées la bordent, les panneaux en idéogrammes nous transportent sur un autre continent. Nous la parcourons du sud au nord avant de bifurquer dans les rues perpendiculaires, loin des magasins pour touristes, les étals que nous trouvons ici sont fréquentés par les Chinois de la ville qui viennent s’y ravitailler. Il serait impensable de visiter Chinatown en n’empruntant aucune allée permettant un accès à la vie quotidienne de cette collectivité.

        Ce ne sont pas les restaurants chinois qui manquent (Hé là, qui a dit : « Ha non? »… Attention, je serai prochainement de retour parmi vous ! Grrrrr !), mais étant combles (faible mot que celui-là), notre choix pour midi se porte sur un ‘Thaï‘, hors de question d’attendre une heure dans ces rues avec l’énergie d’Aymeric qui tend vers zéro…, de plus, la propreté y est de mise, chaque vitrine ou devanture croisée au préalable ne peut en dire autant . Nous dégustons notre plat asiatique tout en lorgnant vers l’écran plat qui nous propose en accompagnement une belle fourchette d’athlètes en direct de Pékin  (Vous voyez, inutile de manger chinois pour être transportés dans le pays des JO, que demander de plus si ce n’est le choix du sport à la carte…).

        Notre trio reprend sa route sous un soleil omniprésent pour cette ultime journée à San Francisco mais seules deux paires de semelles frôlent le sol du quartier italien ‘North Beach’, la pointure 8 est éreintée , les bras de maman vont servir à porter le mignon petit paquet ‘red hair’… L’enfant marquera juste une pause sur ‘Washington Square’ en face de la belle église Saints Pierre et Paul (Un potin ?... C’est ici que Marilyn Monroe épousa Joe Di Maggio, son premier mari.), des musiciens ont pris possession de la pelouse, il n’en faut pas plus à Pioupiou pour laisser le rythme parcourir son corps, maman est choisie pour cavalière… Quelques pas de danse plus tard, nous croisons le pied de la rue Lombard, impressionnante par le dénivelé qu’elle offre et les zigzags de sa partie supérieure rendus étincelants par les reflets des rayons de notre astre jouant sur les pare-brises des voitures qui la descendent.

        Nous voici arrivés à la station du cable-car que nous empruntons une ultime fois , il est temps pour nous de rejoindre la navette qui nous dirigera vers la gare d’Emeryville…Ding-ding… Dernière file d’attente, dernier trajet dans ce transport original… Ding-ding, c’est parti… à plat… en oblique… arrêt à plat… avancée en oblique… Stop !... Inhabituel … Les regards des passagers se croisent, interrogateurs… La machine ne reprend pas sa route… La connexion ne s’est pas établie dans le tournant, le cable-car, privé de sa source énergétique, se met en grève … Sans un système D bien rôdé, nous y serions toujours… Un truck prévu pour ce style de mésaventure ne met pas plus de cinq minutes pour venir à la rescousse, se place à l’arrière-train de l’engin, lui donne un coup de pouce calculé… C’est reparti… Ding-ding… Pas mal, le scénario de la panne de cable-car pour notre dernier passage … Ca, c’est du show à l’américaine… Savaient-ils que nous leur disions « Au revoir » ?



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        Publié à 12:43, le 21/8/2008, Université de la Californie du Sud
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        Au revoir, San Francisco... Samedi...

        Samedi, la grisaille s’est posée sur San Francisco, la brume qui recouvre la ville nous englobe avec elle, il fait froid et un crachin accompagne nos pas. Ce temps maussade fait des ravages, tout semble tellement plus beau au soleil.

        C’est en métro, alors que nous attendions dans un premier temps à un arrêt de bus notre ligne L, apparemment mal indiquée  (A travers un récit, vous êtes en droit de hausser les sourcils tout en plissant le front, j’avoue, cela paraît stupide, mais sur place, parmi les dizaines de voies en tout sens qui desservent la cité, il y a de quoi y perdre son latin.), que nous prenons la direction ouest de la ville pour un quartier encore inexploré par notre petite famille, celui qui loge le zoo où nous passerons la journée. Quelques stations souterraines plus loin, notre convoi déploie sa ‘mutation tram’, l’occasion nous est offerte de découvrir des pâtés de maisons victoriennes aux tons pastels rose, bleu, vert ou jaune…

        Le zoo : Frédéric et moi avons pensé durant un bon bout de temps que le petit se payait royalement notre tête . Il sait ce qu’est un cheval… mais à chaque animal que nous lui présentions (animaux dont il possède une bonne maîtrise de par ses livres d’images), la même rengaine sortait de sa bouche : « Un cheval. »  Après quelques dizaines de répétition du nom adéquat, nous abandonnions la partie, vous auriez fait de même… Là, c’était gros quand même, Aymeric avait l’occasion de côtoyer en chair et en os ses amis de papiers et à la place, il offrait un numéro de clown pitoyable apportant la déception dans le chef de ses parents médusés ! Ce n’est qu’après une bonne heure que nous avons réalisé que les clowns n’étaient autres que nous … Notre enfant souhaitant tout simplement se mettre à cheval sur les impressionnantes bêtes qui ne l’impressionnaient pas… Pourquoi la pièce fut-elle si longue à tomber ? Cela fait des jours que notre garçon se place de cette manière sur tout ce qui l’entoure. Mauvais point d’interprétation intergénérationnel. Soit, acquiescer à la redondante requête du petit n’étant pas de rigueur (Encore moins dans ce zoo de San Francisco d’où s’échappent les tigres… Rappelez-vous, l’histoire date de quelques mois.), resteraient les statues de bronze du parc.

        Ce parc zoologique est beau à voir, loin des cages exigües dont ma mémoire avait gardé le souvenir, les animaux déambulent dans des enclos spacieux, les conditions de leur habitat naturel y sont reproduites, manque la liberté, point noir de ce genre d’endroit. Alors que Frédéric quitte cet espace quelques belles photos dans l’appareil et moi une envie renforcée de me rendre au Kenya, notre fils aura retenu la beauté des pingouins observés longuement. Fatigué, sans doute, par la visite des grands animaux d’Afrique tels les girafes, zèbres, lions ou gorilles, il décide en fait de ne plus bouger, les oiseaux marins blanc et noir seront sa cible le temps que papa lui déniche un chariot duquel il se fera dorénavant tirer… jusqu’à la sortie. Seuls quelques lémuriens mignons à croquer auront droit à un soubresaut d’attention de sa part… « Pff, les ours, ben oui, … et alors ? », aurait-il pu exprimer, à peu de choses près !

        Nous finissons la journée dans le quartier commercial d’Union Square, un des plus beaux de la ville, flânant dans les rues cernant la place verte… plongée dans la brume. 

         

         

         

         

         



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        Publié à 06:24, le 20/8/2008, Université de la Californie du Sud
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        Au revoir, San Francisco...

        Aymeric et moi étions partis pour cinq mois et voilà, le dernier week-end est derrière nous  ! La seconde moitié du séjour a filé à vive allure, une minuscule poignée de jours et nous quitterons père et mari, laissé toutefois en de bonnes mains, je vous rassure, la Californie prenant soin de ses résidents comme nul autre état de l’Union .

        Ce dernier week-end, justement, fut déjà celui de l’au revoir… à San Francisco. Lorsque la navette a laissé s’éloigner derrière nous les bâtiments s’apetisser, s’apetisser, s’apetisser encore, laissé entrevoir le Golden Gate dont la tête emprisonnée dans la brume offrait en cadeau l’atmosphère typique de cette ville côtière, visualiser une ultime fois Alcatraz fidèle à son île cernée de flots glacés, ce pénitencier dont la taille s’oppose à sa célébrité, mon ventre s’est serré , je me suis alors concentrée sur le petit qui, de son âme d’enfant, ne réalisait pas ce que nous quittions là, bien plus qu’une cité… cinq mois formidables qui resteraient gravés dans ma mémoire. Quelques mots échangés avec Frédéric… pas trop… lui comprenait… Il est parfois plus facile de se taire, ma lâcheté du moment m’aiderait…

        Vendredi matin, le réveil nous tire d’un sommeil que nous aurions apprécié plus long, Frédéric a rendez-vous avec la Fulbright pour une visite officielle d’un labo à l’université de Berkeley, dix heures précises, telle est la consigne. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, notre timing est compté tel un café serré , ce n’est pas en balade que nous pédalerons vers la gare. Afin de glaner quelques précieuses minutes, notre homme quitte l’appartement en avance pour acheter les billets non sans émettre en fermant la porte : « Ca ira ? Tu connais le chemin ! »… « Ben oui, vas-y, on te rejoint ! »…, le centre ville de Davis est rikiki. Pioupiou et moi le suivons de quelques minutes.

        Les pneus de mon vélo étant larges et légèrement dégonflés…, mon panier rempli et le siège arrière, vous avez compris…, mes pauvres cuisses encore froides et mon cœur en plein échauffement…, les prémices du parcours semblent être un calvaire  mais je pédale, je pédale, je pédale… tout en répétant, essoufflée, chaque mot que le petit veut entendre en écho… et le puits est intarissable… mais je pédale, je pédale, je pédale, j’y mets toute mon énergie, confiante, je suis dans les temps, encore cinq minutes et je serai sur le quai, main dans la main avec Aymeric, rejoignant Frédéric en décélérant la cadence, tout roule… Il me suffira de bifurquer dans G street pour apercevoir le parking deux-roues et le beau bâtiment saumon, objectifs à atteindre avant 7h55.

        Et là ! Horreur  ! Je suis trop loin ! Qu’ai-je fait ? Mon pouls s’accélère, j’ai l’impression que mon cœur va sortir de ma poitrine, le stress me gagne… Je fais demi-tour mais ne parviens pas à m’orienter, je tourne en rond ! Ce n’est pas possible ! Il me reste à peine quelques minutes… Une dame passe, je demande mon chemin… Bizarre, pour elle, je dois passer sous le tunnel et la gare sera sur ma gauche un peu plus loin… Noooooooon, le cauchemar continue !! Je suis presque certaine à 100% que je ne dois pas emprunter la piste indiquée! Dans la panique, je décide de suivre l’itinéraire de cette personne, après tout, il n’y a pas qu’un chemin pour arriver à l’endroit voulu, je fonce à nouveau… Le petit papote, papote, papote et veut que je répète … Non, Aymeric, maman reprendra son rôle perroquet plus tard, si papa lui laisse une gorge intacte pour ce genre de mission maternelle ! L’énervement m’empêche de réfléchir posément mais Davis m’est suffisamment familière maintenant pour me permettre de réaliser que j’aurais du suivre mon intuition… Ce n’est pas par ici, je repasse sous le tunnel, mon enfant en redemande, il aime les tunnels  !! C’est toujours ça de pris ! … Au loin, un son reconnaissable parmi des dizaines… Le sifflement du train annonce bruyamment son arrivée ! A cet instant, j’imagine sans problème le visage défait de mon mari, penaud sur le quai, se posant mille et une questions qui resteront en suspens jusqu’à ce que sa chère épouse (qui vient de perdre une valeur inestimable en bourse conjugale ) lui en apporte les réponses… Une répétition du son émis quelques minutes plus tôt m’informe que le train s’éloigne… sans nous ! Peu de temps après, Frédéric a l’occasion de voir nos vestes rouges à l’horizon, nous arrivons, Aymeric, tête haute, heureux de voir son papa, moi, tête basse, je ne pense pas devoir en préciser la raison…

        Le train suivant se présente trois quarts d’heure plus tard, nous y montons, évidemment, mais l’heure de rendez-vous de notre chercheur fera partie du passé lorsque nous arriverons en gare de Berkeley, soit, on ne sait jamais, peut-être pourra-t-il rejoindre le groupe à temps… C’est dans cette gare que notre équipe se scinde, Aymeric et moi poursuivrons notre route jusqu’à San Francisco alors que Frédéric descend les marches et, après un dernier salut de la main, s’éloigne et tente de s’orienter… Tandis que la machine est sur le point de se mouvoir à nouveau, un sosie de mon mari apparaît dans mon champ de vision, ça, il faut le faire… Les vêtements sont identiques, eux aussi ! Le doute subsiste jusqu’à ce que la voix qui fait vibrer mes tympans se révèle trop évidente, notre petite famille est déjà réunie ! Rapide, la visite ! … Hé bien non, Berkeley n’héberge pas un campus de trois mètres carrés mais sa station est … la suivante  ! Ouf, il s’en est fallu d’un cheveu ! Il y a des jours où…

        Dix minutes plus tard, nous réitérons la cérémonie de fraction, nous abandonnons un tiers de notre tribu à Berkeley, vraiment.

        Chacun sa tournée, pendant que Frédéric déambule dans le très beau campus de la célèbre université, Aymeric et moi nous rendons au musée d’art moderne MOMA de San Francisco qui expose, entre autre, l’une ou l’autre toile de Picasso (Merci pour ce nom de prononciation aisée, le petit peut, du haut de ses deux ans, vous citer un peintre…), un tableau de Magritte (Je me dois de l’invoquer, ses œuvres attirant mon vote de préférence.) et … la fameuse toile blanche dont mon mari m’avait fait l’éloge lors de sa visite en ces lieux l’an passé, œuvre en trois tableaux (Pas plus, les autres étant les murs du bâtiment .) dont la valeur repose sur la dextérité de son créateur américain Robert S…berg (Oh non, j’ai un blanc !) dont les mains ont apporté les coups de pinceau indécelables à l’œil nu.

        Quelques tours de petite aiguille plus tard, nous sommes à nouveau réunis le long de Market Street, les yeux écarquillés et brillants d’Aymeric ne laissant aucun doute sur l’intersection que nous avons choisie pour rendez-vous : le croisement avec Powell Street, voie principale du cable car ! Ding-ding… Evidemment, nous prenons place dans la longue file d’attente afin de l’emprunter, nous aussi, chose promise, chose due, le petit n’attend que ça ! Une demi-heure sous les sympathiques rayons du soleil, notre patience s’accompagne du tintement des claquettes d’un danseur infatigable… C’est notre tour, nous prenons place et les premières sensations d’élévation oblique s’invitent . Ding-ding… A peine le temps pour notre enfant de réaliser qu’il est assis à l’intérieur du wagon que ses petits yeux se ferment… Papa et maman savoureront ces moments pour lui jusqu’à la rue Lombard marquant notre arrêt. Cette voie en pente (Ca va presque de soi.) impose aux voitures un zigzag entre parterre de fleurs et haies précisément taillées. Les nombreux touristes descendent les escaliers longeant la splendide ruelle de part et d’autre, nous faisons de même en n’omettant nullement d’en saisir divers clichés.

        Le soleil se plie lentement à l’horizon, nous nous attablons à l’étage d’un restaurant du quartier des pêcheurs, mal nous en a pris, le poisson y est de piètre qualité.

        Le cable-car nous attire de sa sonnette, cette fois, Aymeric profite de l’entièreté du parcours. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le petit a besoin de repos, la journée a été longue et non dépourvue de surprises. Ding-ding… A demain…



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        Publié à 02:16, le 19/8/2008, Université de la Californie du Sud
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        Futée, la mante... Patiente, Karin... Le combat des titans va débuter...

        Je comprends pourquoi l’état de Californie pullule de piscines, le premier de vos orteils à peine à l’extérieur que vos nerfs sensitifs se mettent en émoi et transmettent l’info illico presto à votre cerveau avant qu’il ne se liquéfie : « Piquer une tête, piquer une tête, piquer une tête ! ». Bon, j’exagère, cette sensation d’appartenir à la famille bonhomme de neige en bain de soleil ne s’éveille qu’à onze heures du matin, avant cela, les 35° ne sont pas encore réunis, le temps est doux…, si doux (A cette température, en Belgique, la météo se nomme caniculaire … Hé oui, ici, point trop d’humidité, à peine 25%, la chaleur semble plus supportable)… mais les Fahrenheit avancent en rythme avec l’aiguille des minutes, montent les échelons un à un… bam, bam, bam, bam…

        10h : un petit 27° me permet d’aller courir tandis que Frédéric savoure l’air conditionné de son labo et Pioupiou le bac à sable ombragé du jardin scolaire.

        11h : 32°… Ma confrontation face à la mante religieuse repérée sur une marche de l’escalier alors que je m’étire va débuter… JO pour tous. Je monte apprêter mon matériel de compétition alors que l’insecte allongé préfère me narguer de ses pates nues . Combat inégal ? C’est elle qui fixe les règles. Choix judicieux ? L’avenir nous le dira… Les gradins se remplissent, pétales, pierres et autres papillons se positionnent autour de nous, le stade est comble, la bataille promet un niveau d’excellence olympique… Notre adversaire commun ? Un soleil qui se plombe davantage alors que le chrono s’égraine… bam, bam, bam, bam…

        11h30 : La bête à tête triangulaire a été capturée une cinquantaine de fois à travers mon objectif grand zoom (Heu, pas trop rapproché quand même, le plan… Si je grossis encore son visage alors qu’elle me fixe de ses énormes yeux, mon cœur se met à palpiter, elle m’effraie ! ... Gare aux sourires narquois ou je vous envoie une photo qui remplit votre écran ! BOU  !) … La chaleur n’étant pas encore écrasante, ma patience reste intacte, pas entamée d’un chouya, une attitude zen est de rigueur… Petit hic cependant, du côté des 6 pates, rien ne laisse paraître un stress quelconque, l’animal semble imperturbable, se maintenant en zone d’ombre, sachant pertinemment que la clef du duel se camoufle là… Cette demi-heure nous sert d’échauffement, mon vélo attend que je l’enfourche pour aller rechercher mon petit bout au Tender Learning Care… Mi-temps…

        12h : Je suis super contente, les institutrices m’ont affirmé qu’Aymeric avait passé une bonne matinée . Toujours bon à prendre pour renforcer un moral de vainqueur ! La confrontation va pouvoir reprendre… Un bon petit dîner entre fils et maman, une sieste réparatrice pour le plus jeune des deux… tandis que mes petites gambettes me transportent jusqu’au stade dans lequel mon adversaire tient déjà une place stratégique.

        13h : 36,5°… Une chaleur foudroyante s’empare de mes épaules… et du reste, aucune parcelle n’y résiste ! Il va falloir tenir, tout se joue dans la tête, je vais devoir être solide pour remporter ce tournoi numérique… Oh ! Omission stupide, comment voulez-vous suivre le combat sans en connaître les règles et les aboutissants ? Ce sera vite expliqué, mon but est d’obtenir un cliché de l’insecte d’un si beau vert mis en valeur par la luminosité solaire, celui de mon opposant est de tenir bon dans son aire ombragée… Les règles ? Néant, tous les coups sont permis. C’est une guerre des nerfs sans précédant qui se joue en ce moment dans la cage d’escalier de notre appartement !

        13h30 : La température monte encore… bam, bam, bam, bam… Ou serait-ce les battements de mon cœur mis à rude épreuve sous les degrés qui se font ouïr… Les deux se conjuguent. Ma peau n’est autre que le lit d’une rivière, des torrents s’écoulent, je ne peux trouver qu’un maigre apaisement à la base du palmier faisant face aux marches mais je me dois alors de reculer de quelques pas, erreur fatale si mon ennemi s’aventure à ce moment précis dans le champ de vision solaire. Je reviens donc en pleine lumière, vulnérable, tandis que la mante fait mine de vouloir déplacer son corps… Aurait-elle perdu patience ? Je n’ose y croire, je ne me laisse plus que quelques minutes sur le grill après quoi, je déclare forfait. Je croise les doigts, ‘vas-y ma jolie ’ (Que ne dois-je pas prononcer afin d’amadouer la créature.), ‘goûte au plaisir de la face supérieure de la rampe, allez, allez’. Je tente un ‘Let’s go’, après tout, elle est américaine… A la vitesse horaire d’un paresseux, ses pates grappillent une poignée de millimètres vers la cible que je lui propose…

        Peu avant 14h, 38° : Suspense de fin de rencontre intenable… Si j’étais en début de séjour californien, ma peau aurait déjà viré à l’écarlate depuis belle lurette mais à ce niveau, j’ai un solide entraînement depuis maintenant près de cinq mois … Ce n’est pas cette perspective qui me fera donc flancher… C’est alors que la mante… marque un arrêt final… toujours sous la rampe, tête qu’elle a triangulaire en bas, pates sextuplées pointant l’astre qui vole mon ultime énergie, moqueuse, hautaine… Elle ne bougera plus , mon courage aura été vain opposé à un adversaire qui n’avait rien à perdre !

        14h : Tout ça pour ça… Je monte les marches une à une, secouant la tête de dépit lorsque j’arrive à la hauteur de cet insecte que je n’aurai pu immortaliser de manière optimale. C’est en nage que je pénètre dans notre appartement climatisé, m’installant devant l’ordi afin d’y télécharger les clichés peu lumineux de ma mante religieuse mâle (Hé oui, je l’ai vue voler sur un mètre cinquante pour aller rejoindre un autre point d’ombre et ce soir, après avoir glané l’une ou l’autre information sur la toile, je m’endormirai plus érudite, si cet insecte a pu se déplacer dans les airs, il ne s’agit ni plus, ni moins, que d’un mâle, la femelle étant plus grande, trop lourde pour ses ailes).

        16h, 39° : Cérémonie protocolaire, après Michael Phelps et ses trois (avant les suivantes) médailles d’or… en grand bassin (On y revient.), notre mante prend la plus haute marche du podium en l’honneur des USA… En plein soleil ? Je ne sais… Le moral photographique dans les chaussettes (que je ne porte pas, ce ne serait pas le top avec des sandales ), j’ai laissé à Pioupiou tout le loisir de grimper à sa guise sur les marches … du toboggan… ombragé !

        Je comprends pourquoi l’état de Californie pullule de piscines, il ne se passe pas un jour sans que l’esprit s’évade, offrant un mirage rafraîchissant de nos corps faisant trempette dans la REC pool (Ne me demandez plus pourquoi l’eau du bassin ici en bas est toujours aussi froide alors que les températures oscillent quotidiennement entre 35 et 40 degrés ! Je n’y comprends rien ! Elle n’est pourtant pas immense, cette piscine ! Il y a néanmoins progrès depuis ma première séance relatée il y a trois mois, lorsque j’y pénètre, l’eau ne me fait plus mal… Il est même possible d’y rester après un petit échauffement, chouette, non ?  Le petit s’y est même aventuré une fois jusqu’aux genoux ! Bravo, Pioupiou ! Frédéric, lui…, la boude toujours  !

        Les plongeons en famille, c’est donc le plus souvent possible (en fonction des horaires de travail du chef) et dans la grande piscine si douce… C’est là qu’Aymeric progresse à pas de géant, l’eau est son amie, il l’a apprivoisée… et une copine si précieuse en ce lieu, on la garde !

        Hop, trente minutes de longueurs pour maman tandis que papa veille sur notre nageur en herbe… et hop, rôles inversés… Pour ça, rien n’a changé, cette organisation élaborée en début de séjour est toujours d’actualité… La différence ? Pioupiou néglige la pataugeoire, il a grandi, notre enfant, dorénavant, c’est la grande piscine, comme ses parents… et là on dit merci aux marches qui descendent dans le bassin, idéales pour la transition!

         



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        Publié à 06:48, le 14/8/2008, Université de la Californie du Sud
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        Rivage du Pacifique... De Monterey à Carmel.

        De la ville côtière de Monterey, nous optons pour la visite de son aquarium réputé l’un des plus beaux au monde. Il semblerait que l’heure choisie pour pénétrer dans cet antre du silence fut la meilleure… Lorsque nos frimousses ont à nouveau bénéficié de l’air extérieur, deux tours d’horloge plus tard, le hall des guichets et la rue inclinée menant à l’entrée du bâtiment accueillaient une foule dense…

        Bel aquarium, il est vrai, plus chaleureux en comparaison avec les quelques-uns qui ont eu le privilège de nous recevoir, Frédéric et moi, dans un premier temps, …une tête de plus l’an passé pour celui de la Nouvelle-Orléans… Avantage non négligeable de celui-ci : idéal pour les enfants, des activités prévues pour les plus jeunes d’entre eux permettent d’accrocher leur attention sur les milieux subaquatiques, principalement de la faune dont ils regorgent. Impressions de notre Pioupiou : a souri lorsque les sons émis par les dauphins se sont fait ouïr après avoir appuyé sur les gros boutons si attirants mais a fait un bond d’un demi mètre en arrière lorsqu’il s’est retrouvé en visuel avec la baleine, elle aussi enjouée par l’idée d’émettre sa plus belle voix … Pour l’orque, du coup, papa et maman ont du mettre la main à la pâte, plus question pour le petit de pousser sur le bidou de l’un ou l’autre animal ! Soit, avec un petit copain trouvé sur place, il a nourri les animaux plastifiés… à droite, les cylindres représentant le krill, à gauche, les cubes permettant au mammifère de profiter d’un menu ‘petits poissons’… Bravo pour la dextérité… et merci pour les rires échangés entre les deux bouilles à croquer  !

        Qu’a apprécié notre enfant ? Sur la plus haute marche du podium, les loutres (J’acquisse… savourer les cumulets de ces animaux dont l’extrême malléabilité n’a rien à envier à un nouveau-né ou encore leur déambulation dorsale des plus relaxantes était un vrai plaisir.), viennent ensuite les pingouins et enfin, médaille de bronze attribuée aux requins (Choix grossièrement influencé par papa dont l’attraction pour ces bêtes qui ne dorment jamais que d’un œil n’est plus à souligner.).

        Le repas de midi est dégusté dans un restaurant faisant face à l’océan, en retrait de la ville, d’où ses prix abordables. Le cadre est très agréable, de surcroît… Bon appétit.

        Pour relier Monterey à Carmel, autre petite ville réputée de la côte dont Clint Eastwood fut le maire durant quatre ans, nous empruntons la route privée (et donc payante, ben voyons) portant le nom « 17 – Mile Drive », nous ne regrettons pas l’ouverture du portefeuille, ce chemin en bordure du Pacifique laisse apprécier un rivage naturel magnifique qui reçoit en toute connivence les vagues océaniques glaciales. Sur les îlots rocheux à proximité, des colonies d’otaries sourient et posent pour la photo… petit regret, la distance séparant objectif et top-modèles est un tantinet trop grande, ce qui ne permet aucun cliché de valeur… quoi qu’il en soit… clic-clac… pour le souvenir, c’est toujours bon ! Néanmoins, nous avons droit à un gentil lot de consolation, quelques écureuils jouent à cache-cache dans les roches à nos pieds, topons-là, re clic-clac… de qualité, cette fois !


        La route borde à présent une forêt de cyprès permettant un camouflage parfois réussi, parfois pas, des somptueuses demeures hors bourses (du moins des nôtres !) qui y ont été érigées. Je vais être honnête, quelques-unes nous plaisent un peu… beaucoup… ENORMEMENT… A LA FOLIE … mais
        pas du tout pour notre bas de laine … Frédéric et moi échangeons un clin d’œil complice… Nous reviendrons lorsque fortune sera faite…

        Arrivés à Carmel, nous constatons que notre guide touristique ne mentait pas, c’est un endroit charmant, apaisant, original… qui vaut le détour dans un pays où tout est si semblable. Le village ne compte aucun trottoir, nous n’y trouvons ni lampadaires, ni publicités, pas plus de panneaux, les noms des rues se font discrets. Le ravissement de cet endroit se dessine à travers ses villas noyées dans les arbres et les fleurs, un mini centre où boutiques raffinées accueillent les pas des visiteurs qui y flânent et les paysages sauvages des environs.

        Un délice qui se rompt instantanément sur le chemin du retour… une autoroute le long de laquelle des bouchons se sont donné le mot : « Faites-les remonter en quatre heures minimum. » (Fin de week-end pour les habitants de San Francisco et San José… HELP, Tom Tom, fais-nous sortir de là… itinéraire bis, s’il te plaît ! Nous venons de Davis, nous… »… mais ce littoral en valait tellement la peine !



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        Publié à 02:46, le 7/8/2008, Université de la Californie du Sud
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        Rivage du Pacifique... Santa Cruz.

        Un petit coin de Californie conseillé par des amis de passage, nous sommes preneurs ! Cette fois, Tom Tom est programmé pour diriger nos trois petites personnes vers le rivage Pacifique. Hé bien non, pas de San Francisco, cette fois, il ne faut pas abuser des bonnes choses… surtout quand la visite toute fraîche à venir pourrait sans problème accrocher sur sa devanture un nombre similaire d’étoiles Michelin par rapport à la célèbre ville.

        En route vers Santa Cruz…
        Les températures y sont idéales , le soleil, bien évidemment, au rendez-vous, mais la rudesse de ses rayons est apaisée grâce à la légère brise issue tout droit de l’étendue océanique qui lui fait office de voisine… gentille… mais coquine, pas de baignade en vue, si vous voyez ce que je veux dire , à moins de revêtir la panoplie typique du parfait surfeur californien (et le corps qui va avec… n’est-ce pas, mesdames  ?... Besoin d’une confirmation ? … Je vous l’offre à travers ma mémoire dite visuelle, nous en avons croisés… Bon, pour le coup, il faudra me croire sur parole, je n’en connais pas la raison, mais là, mon mari n’a pas jugé bon de les transformer en souvenirs via son objectif… WANTED KARIN ! … Allez, Frédéric, il ne te manquait que la combinaison  !) et de trouver le point stratégique où déferlent les vagues dignes de ces dompteurs de planches.

        Au programme de cette ville côtière, déambulement à travers le ‘Santa Cruz Beach Boardwalk’,  un parc d’attraction en bordure de plage, datant du début du XXème siècle (Il a fêté son centenaire l’an passé), kitch à souhait, manèges colorés, carrousel à miroirs, chemin des horreurs (Ouuuuuuuu, BOU  ! … Pff, maligne, je me suis fait peur toute seule !) ou encore montagnes russes en bois… Snif, rien pour notre Pioupiou… trop jeune… même pas un petit manège touti rikiki… Bon, nous n’avons plus qu’à y revenir dans quelques années…

        Pause ravitaillement dans downtown où papa a savouré la pancake en forme de Mickey Mouse de l’enfant qui n’en voulait pas… Quelle dévotion, tout ça après un poulet coincé entre deux couches de miches (Oui, vous avez vu juste, … cet incontournable plat du midi porte le délicieux nom de sandwich) et une belle descente de soda  dont on vous remplit le verre encore et encore jusqu’à ce que vous ressembliez à une nappe sous-terraine à deux doigts d’exploser en un merveilleux geyser (Un point pour l’Horeca américain, ce n’est pas sur les boissons qu’il font leur beurre).

        Nos yeux se délectent ensuite du panorama offert par cette côte, nous empruntons un sentier surplombant la mer. Des arches creusées dans les falaises par l’océan, il n’en reste qu’une, ses semblables s’étant effondrées sous les coups de boutoir du Pacifique. Les îlots résultants accueillent par centaines les oiseaux marins, un arrêt s’impose pour capturer, entre autres, les images des sympathiques pélicans qui y ont élu domicile… Avec vue sur la mer, nous aurions fait comme eux !

        Oh, notre gentil schtroumpf fatigue… Il est temps de rejoindre le motel sélectionné à l’intérieur des terres (Les prix côtiers sont à tomber là… et une eau aussi froide, on la laisse aux surfeurs .), à Salinas, ville qui doit sa célébrité à un enfant du pays, le prix Nobel de littérature John Steinberg, auteur de « A l’est d’Eden », « Des souris et des hommes » ou encore « Les raisins de la colère ».

        A demain pour la suite du littoral…

         

         



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        Publié à 02:14, le 5/8/2008, Université de la Californie du Sud
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        Notre petit coin de Californie, c'est aussi... Saison II.

        … Un soleil inconditionnel qui varie entre douceur du matin et dureté de l’après-midi jusqu’à nous amener à une liquéfaction contre laquelle toute résistance serait vaine… Record de la puissance thermique de notre astre relevé à 43,6°… mais ce n’est que l’exception qui confirme la règle estivale oscillant entre 35 et 40°… Ouf, nous avons eu chaud !

        … Un campus qui se retrouve bien morne lorsque les remises de diplômes s’achèvent, un mois de juillet fantomatique avant

        d’apercevoir dès l’aurore d’août, se déplaçant d’un bâtiment à l’autre en repérage, les farfadets aux bouilles si jeunes de la future promotion…

        … Un repos certainement bien mérité des vastes étendues de pelouses avant de subir à nouveau l’assaut des semelles associées aux multiples équipes sportives apportant l’atmosphère que nous appréciions tellement Frédéric et moi durant les prémices de notre stationnement californien temporaire.

        … Un ballon de football américain, une batte de base-ball indissociable de sa balle et son gant que nous avions projeté d’ajouter à notre actif.

        … Entre trente et septante minutes de pédalage journalier pour nous rendre aux points stratégiques de notre ville d’adoption.

        … Une serviabilité exemplaire du personnel des magasins que nous fréquentons à Davis (Peut-être pour occulter  autant qu'ils peuvent les prix exorbitants gravés à même les étiquettes?... Un gouffre financier sans pareil!).

        … Un trop plein de poulet que j’adorais et ne sais plus voir, conséquence dramatique de la presqu’inexistante viande rouge de qualité… La chair piquée aux hormones , semelles en tout genre ou regorgeant de gras, nos voix s’élèvent pour prononcer un poli quoique très autoritaire ‘merci mais non merci’.

                                                                                               

                                                        … Un endroit si calme où nos valises se sont posées.



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        Publié à 08:12, le 30/7/2008, Université de la Californie du Sud
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        Ruée vers l'or.

        C’est dans la ‘ville fantôme’ de Coloma, à l’est de Sacramento, que nous poursuivons notre week-end, les dégustations de vins nous ayant ruinés, nul autre choix que de redonner une santé de jeunes premiers à nos portefeuilles… Pour ce faire, rien de tel que de suivre les traces des quelques 300 000 aventuriers américains et étrangers, auteurs de la célèbre ‘ruée vers l’or’ qui débuta en 1848 suite à la découverte de ce précieux métal à Sutter’s Mill par James Marshall…

        Nous apprécions d’emblée l’endroit, non parce que l’or y pousse sur les arbres (n’est-ce pas, Choupinet  ?), mais parce qu’ici, contrairement à multitude de sites dits historiques dans ce pays, une âme véridique se dévoile, oui, nous frôlons le sol de l’Ouest américain, l’atmosphère qui s’empare des visiteurs ne trompe personne.

        Visite du musée et petite balade alentour bouclés en deux temps trois mouvements, si l’atmosphère y est, elle est presque l’unique intérêt de cette contrée… Soit, nous ne regrettons pas le détour, plusieurs mois passés en Californie sans aller à la rencontre de la fameuse ruée auraient laissé un vide dans notre bagage au retour…

        La rivière qui coule parallèlement au sentier emprunté me fait de l’œil, je ne quitterai pas ce lieu sans y avoir mis les pieds, la tentation est trop forte d’autant plus qu’outre son aspect rafraîchissant, nos yeux s’écarquillent alors que le spectre  d’un chercheur d’or apparaît à quelques enjambées de notre sympathique famille… mince alors, ce monsieur à gué est bien réel, un plateau dans les mains, puisant des rasades, d’un geste connaisseur fait glisser d’un côté à l’autre les petits cailloux tandis que sédiments et eau rejoignent leur lit dans un ‘plouf’ à peine audible… Plus moyen de résister (en fait, il n’en a jamais été question), ni une, ni deux, maman est la première (ben voyons) à tester la température aquatique, …, heu… ça va… . Puisque papa ne compte pas y glisser le moindre orteil (ben voyons, deuxième épisode), c’est lui qui s’emploie à déchausser Pioupiou, bien plus courageux  (Je m’active, avant de rejoindre Davis, nous ferons en effet une halte à Sacramento afin d’acquérir la saison II de « Prison Break »… On ne sait jamais, si Wentworth Miller est contraint de regagner sa cellule, il devra peut-être la partager… Allez, c’est parti « WANTED KARIN » .)

        Aymeric et moi avons cherché (sous l’œil amusé de celui qui restera à quai)… mais nous sommes ressortis bredouilles de l’eau, plus une seule pépite à nous octroyer (Je vous sens déçus… ). Ce n’est sans doute plus l’endroit pour faire fortune… A bon entendeur… N’est-ce pas, monsieur le spectre ?



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        Publié à 06:53, le 27/7/2008, Université de la Californie du Sud
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        Vallées du vin.

        Le ‘wine country’ nous ayant octroyé un goût de trop peu (au propre comme au figuré) lors de nos précédentes visites, que je nommerai de ce fait « En éclaireurs », nos papilles gustatives décident cette fois de mener la barque. Hors de question de réitérer le double exploit des vallées de Sonoma et Napa qui nous avait attiré en ces vignobles à l’heure où les domaines ferment grilles et volets.

        Une troisième vallée nommée « Carneros » unit les deux précitées, formant un U dont les ceps recouvrent le tracé, sur laquelle trône le domaine éponyme dont les portes du château (inspiré de l’architecture IIXXème du ‘Château de la Marquetterie’ en Champagne) nous cèdent le passage. Le domaine Carneros produit un mousseux selon la méthode champenoise (seconde fermentation en bouteille), mousseux rosé que nous dégustons en conclusion à la présentation climatique qui se veut idéale à la culture des vignes, brumes matinales succédées d’un ensoleillement quotidien avant de recevoir en première classe la fraîcheur d’une brise issue de la baie de San Francisco.

        Nous poursuivons notre visite guidée dans une pièce accueillant silos métalliques et centaines de futs de bois mais l’artificiel sent à plein nez, nous sommes légèrement déçus de l’absence d’âme de ce lieu… Une copie ne peut valoir son original… Le cadre extérieur est néanmoins enchanteur et il est plaisant d’y flâner quelques instants.

        Nous dégusterons en ces lieux quatre « Pinot noir »… que nous n’inscrirons pas, ceci dit, parmi les favoris de notre recueil œnologique. Les « Cabernet-Sauvignon » en rouge et « Chardonnay » en blanc resteront nos coups de cœur californiens.  

        Les têtes commençant à tourner légèrement , notre estomac nous suggère d’accompagner ce quintuple (n’oublions pas le rosé des starting-blocks) breuvage d’un tantinet de nourriture, nous suivons son conseil et retrouvons grâce à Tom Tom le restaurant « Black Bear » que nous avions fortement apprécié lors de notre premier passage à Sonoma .

        La fin d’après-midi sera comblée par une première balade en forêt dans le parc historique ‘Jack London’   pour moi (Frédéric veillant à la sieste du petit), le temps de rejoindre les ruines de ‘la maison du loup’ tombée en cendres un mois avant que l’écrivain ne s’y installe… Promenade sans prétention dans une forêt banale… A refaire, j’y envoie mon mari, gnac  ! Le second vagabondage sera familial autour de la place principale de la jolie petite ville de Sonoma , très agréable, avant de rejoindre notre motel à Napa où nous foulerons quelques rues le lendemain matin, sans toutefois nous y attarder, la cité ne valant pas l’enchantement de sa petite sœur de contrée.



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        Publié à 02:48, le 23/7/2008, Université de la Californie du Sud
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        N'avons-nous rien oublié à North Lake Tahoe?

        Dernier jour au lac Tahoe pour les deux tiers de l’expédition.

        Sa partie sud nous ayant exposé les limites naturelles de son environnement, la route qui nous mène petit à petit vers le nord nous ravit . Nous avons cette fois quelques heures devant nous pour savourer le paysage, la rive est que nous empruntons ne s’étirant ‘que’ sur 35 kilomètres, nous décidons de profiter d’une halte dans la forêt juxtaposée.

        Cette promenade d’une heure nous donne l’occasion d’apprécier à leur juste valeur des paysages purs enrobés d’une agréable fraîcheur, seuls 27 degrés ayant accepté l’invitation de nous suivre sur ce plaisant chemin parfumé aux séquoias.

        Frédéric s’étant éloigné un chouya pour endosser son costume de photographe, nous déambulons paisiblement, Aymeric et moi, sur la sente accueillante. A l’occasion, lorsque l’angle d’un méandre le permet, nous apercevons une silhouette au nez anormalement étiré (Vous l’aurez visualisé… l’objectif grand angle de l’appareil collé sur le visage de son utilisateur.), inutile de semer des cailloux tel le petit Poucet, Pioupiou et maman filent père et mari discrètement, sans en avoir l’air … Nous nous laisserons distancer quand bon nous semblera… Tenez, pourquoi pas pour faire connaissance avec cette souche amicale dont la position stratégique en zone ombragée est aussi attirante qu’un aimant…

        Sur le chemin du retour, petit clin d’œil amical d’un oiseau qui a endossé, à l’occasion de notre venue, son apparat national belge, de la queue à la tête, les couleurs se succèdent noir, jaune, rouge… Bien vu, l’oiseau, mais as-tu seulement consulté la presse ? Seras-tu de bon ou mauvais augure au milieu de notre innommable agitation politique ? 

        Nous clôturons les ultimes miles qui nous permettent de savourer le panorama du nord qui ne partage que l’eau avec son compagnon du sud, des chalets disparates remplacent les hôtels successifs et la foule rencontrée plus bas se dilue ici dans les tons verts et bruns distillés par la nature. Nous savourons un repas en terrasse à l’ombre des séquoias , les trop fortes chaleurs de Californie nous ayant, jusqu’à présent, volé sans honte de tels moments.

        … L’heure tourne et il est temps à présent de penser au chemin du retour vers notre appartement qui, nous ne le savons pas encore, aura la lourde tâche de nous protéger, Aymeric et moi, de la canicule à venir (43,6°, cela vous dit quelque chose ?)… Nous abandonnons Frédéric là-bas pour un stage d’entreprenariat en énergies vertes… « Bye bye, papa » ressasse Pioupiou doucereusement (Une sieste ne lui ferait pas de tort en ce moment, ses parents ayant trop longuement papoté à l’ombre des cocotiers, heu, séquoias.), smacks finaux  , 200 kilomètres à abattre les uns après les autres entre quatre yeux, nous nous mettons en route en compagnie de Tom Tom, bien entendu (Merci à toi de nous avoir guidés sans une esquisse d’hésitation.)

        Mis à part un bouchon (sans lequel l’eau du lac ne serait plus cantonnée en un seul et même endroit) dont nous nous serions volontiers passé, la distance Tahoe-Davis est gérée de main de maître, excusez du peu  , par maman reine du volant aux US et Pioupiou prince du siège arrière made in USAymeric (« Il ne faut pas demander ce qu’elle nous offrirait à lire si elle était toujours sous le joug du décalage horaire ! » pensez-vous... « Pardonnez ce laisser-aller, c’est fin de journée pour tout le monde, ici, en tout cas…  »).

        … Quand je vous disais que Frédéric avait choisi la semaine idéale pour s’éclipser dans ce coin rafraîchissant… Alors que nous supportons tant bien que mal (plutôt mal que bien, d’ailleurs) la chaleur écrasante au meilleur de sa forme à Davis, le thermomètre de ses environs indique un mercure frôlant, tantôt par le bas, tantôt par le haut, la barrette des 30°… Quoi qu’il en soit, un point commun céleste nous unit néanmoins, un voile de fumée provenant des incendies ravageurs au nord de nos situations géographiques respectives…

        Bonne semaine en deux morceaux inégaux …



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        Publié à 08:11, le 16/7/2008, Université de la Californie du Sud
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        Le lac Tahoe... partie Sud ( Saison II ).

        ZZZZZZZZZ

        Quatre heures de sieste ! Deux affirmations de l’article précédent se révèlent réelles, la première étant l’immense fatigue d’Aymeric, la seconde que l’adaptation est incontournable en voyageant en compagnie d’un petit bout… et deux grands morceaux (Frédéric et moi ayant sombré comme notre enfant ). Tout cela ne nous arrange pas spécialement, nous voici à nouveau en fin d’après-midi (Ce qui nous laisse peu de temps avant la fatigue du soir de notre Pioupiou ! ) pour retourner à Emerald Bay que nous avions lâchement abandonnée le matin. Soit, nous ferons ce que nous pouvons avec le temps qui nous est imparti : nous prolongeons de quelques miles la route empruntée quelques heures plus tôt afin de nous rendre aux Eagle Falls.

        Le sentier pentu reliant le parking à la cascade fera la joie du petit, des escaliers, tantôt de bois, tantôt de pierres, en recouvrent une superficie non négligeable, que du plaisir, la promenade est vraiment paisible, seule la nature nous entoure, nous soufflons des impressions négatives laissées par South Lake Tahoe. Chacun prendra dans cette balade ce qu’il souhaite, Frédéric, des clichés, ses fils et épouse, tout leur temps ! La sieste a régénéré notre enfant, son ascension est exemplaire, du grand art, les marches lui arrivant au niveau des genoux, voire des hanches, représentent des obstacles à la portée du bonheur qu’il en retire, un régal.

        Un écureuil vient nous saluer, s’agissant d’une espèce différente de celle croisée par centaines à Davis… vous connaissez son sort… clic – clac, dans la boîte.

        Après les cascades du parc Yosemite, la surnommée Eagle semble un tantinet tristounette. Peu importe, la balade pour y accéder nous ayant octroyé un chouette moment de détente et de fraîcheur (La région du lac Tahoe, à côté de Davis, possédant toutes les qualités d’un bac frigo.).  Nous amorçons une descente trois fois plus rapide que la montée… Parfait, des signes de fatigue s’invitant à nouveau sur le visage de notre randonneur en herbe !

        Les embouteillages auxquels nous avons fait un pied de nez tout à l’heure se sont évanouis, le retour se passe sans encombre. Le repas du soir sera pris dans un restaurant japonais dans lequel les baguettes sont imposées. Soit, nous nous débrouillons comme des chefs (En trichant pour Frédéric étant donné qu’il a un entraînement de fond indéniable depuis ses séjours vietnamiens … WANTED KARIN… Il faut bien que je fasse un effort (hum hum) de médisance, dès que j’ai mis la main sur la vidéothèque de Davis, je pédale acheter la seconde saison de « Prison Break » … Mais laissez-moi réfléchir… L’évasion ayant eu lieu, je serais idiote de me laisser enfermer… Bon, je m'éclipse donc, c’est ce que j’ai de mieux à faire… Je vous dis « à la prochaine »)…



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        Publié à 01:44, le 15/7/2008, Université de la Californie du Sud
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        Le lac Tahoe... partie Sud.

        Le week-end dernier se voyant étiré de 24 heures grâce à l’intervention du célèbre ‘Independance Day’, nous avons troqué la poudre de feux d’artifices du 4 juillet contre sa jolie jumelle dite d’escampette à destination du lac Tahoe, les étendues naturelles variées étant sans conteste l’offre la plus alléchante de notre pays d’accueil.

        Ce lac partage ses eaux limpides entre la Californie et le Nevada et reflète des images diamétralement opposées selon que l’on se trouve au sud ou au nord. Alors que le sud a littéralement été avalé par le tourisme (station de ski l’hiver, balnéaire l’été), le nord  conserve un aspect plus sauvage, inutile de préciser le point de vue que nous avons préféré.

        C’est à South Lake Tahoe, endroit qui nous recevait les 4 et 5 juillet, que la déception fut au rendez-vous, loin de l’image nature que nous nous en faisions, c’est un ensemble étouffé d’hôtels, restaurants, casinos et chapelles de mariage toutes plus kitchs les unes que les autres qui domine les rives du lac. L’endroit est, de plus, bondé (Ce n’est déjà pas le calme plat durant les mois d’été mais un 4 juillet, il fallait se douter que nous ne serions pas seuls à opter pour cette destination rafraîchissante.), les abords de l’étendue aquatique sont jonchés de sièges, chacun ayant réservé une place qui se veut en première loge pour assister au feu d’artifice, spectacle plein air de cette journée commémorative.

        Etant arrivés en fin d’après-midi le vendredi, peu d’options de balades s’offrent à nous, et pour cause, plus tôt le petit est au lit, au mieux chacun se porte. Le temps donc de nous éclipser de notre motel jeune et bruyant (Oups, nous avons pris un coup de vieux, nous, couple finalement assez ancien avec enfant, entourés de ces ados mettant toute la gomme pour attirer les membres du sexe opposé, jouant la frime et les trois heures d’habillage, prémices incontournables de leur soirée guindaille.) pour atteindre le lac… dont l’accès à la plage nous est poliment refusé « Private Beach »… Pas de problème, le soleil se couche, demi-tour de notre petite équipe pour un pique-nique dans la chambre non climatisée (Du jamais vu depuis l’aurore de notre voyage, c’était le 26 mars !) et zou, Aymeric au lit… Papa et maman entendront l’effet sonore du feu d’artifice, sortiront sur la terrasse pensant apercevoir les jaillissements multicolores et rentreront bredouilles, la distance et les arbres alentours jouant les trouble-fête.

        Samedi matin, départ relax vers Emerald Bay qui offre, d’après les guides, un superbe point de vue sur le lac… Oui, …, peut-être…, mais nous avons déjà connu panorama de qualité supérieure… Attention, nous ne faisons pas la fine bouche pour autant, question de préférence uniquement ! Pioupiou partage notre avis, ses yeux ne se poseront pas l’ombre d’une seconde sur l’étendue bleue, son programme est, il est vrai, surchargé, l’activité équilibre sur les murets et sauts de cette même origine, une fois encadré par maman, l’instant d’après mettant toute sa confiance dans la main de papa seront la cause des pleurs au moment de quitter l’esplanade. Ereinté par le voyage de la veille, une nuit décalée et son sport matinal, notre enfant dicte le remaniement de notre agenda, nous n’irons pas plus loin pour l’instant, retour à l’hôtel pour une sieste méritée, nous reprendrons la route sinueuse bordant le lac cet après-midi… Les aléas du voyage avec enfant en bas âge font maintenant partie de la routine, le mot d’ordre pour ne pas perdre le nord quand on est au sud : l’adaptation.

        ZZZZZZZZ 



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        Publié à 09:22, le 14/7/2008, Université de la Californie du Sud
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        Coin météo...

        43,6°C… Inutile de vous dire que je ne me lancerai pas cette fois dans une leçon de conversion de degrés… Il fait bien trop chaud pour une telle initiative… Il fait bien trop chaud pour tout, d’ailleurs, si ce n’est l’activité piscine devenue incontournable pour rafraîchir corps et esprit !   43,6°… Il me semblait bien que je n’avais pas froid aujourd’hui mais pour en avoir le cœur net, mes doigts sont partis à la recherche de l’info météo Davis à travers les touches du clavier. ‘Brume’ qu’ils ajoutaient à l’écran ! Ce renseignement m’a volé un sourire … Et en plus un voile empêchait les rayons du soleil de travailler à plein régime, pas de chance, belle boule illuminée…!

        Il était 15 heures lorsque notre astre a pris l’initiative d’augmenter son thermostat au maximum imposé par les normes calorifiques de la ville estudiantine en date du 9 juillet mais dès l’entrebâillement de la porte-fenêtre donnant sur notre terrasse-grill ou grill-terrasse (Je ne sais pas trop, la Belgique ne m’ayant jamais offert l’occasion d’utiliser ce vocabulaire.) opéré dès notre réveil, Pioupiou me disait fièrement, je cite : « Chaud dehors, pas froid. » Je confirme, mon bonhomme, la petite veste accompagnant traditionnellement ton trajet matinal vers l’école va avoir droit à ses vacances annuelles !

        Je dépose donc le petit au Tender Learning Care avant de diriger le vélo vers mon école (Hé oui ) d’anglais (Une session ‘cours avancés’ pour adulte y est proposée à raison de quatre couples d’heures par semaine durant ce mois, une opportunité qui s’offre à moi d’améliorer ma troisième langue (que j’aurais préférée seconde mais ça, c’est une autre histoire !) et également (si pas surtout…) de lier connaissances et … papoter !)… dans laquelle j’arrive en nage après vingt minutes de pédalage modéré pourtant… Le doute n’est plus permis (même si le voile ne sera pas levé), la journée battra le record de température obtenu hier, validé à (plus ou moins) 42° (Occasion pour Aymeric… et moi… de profiter d’un moment pataugeoire délicieux à la REC pool, une heure de barbotage et autres sauts de plus en plus performants et audacieux de notre nageur en herbe… instants d’une rare saveur !).

        Je reviens pépère tout en visualisant la piscine de l’appartement, cette fois, dans laquelle je m’imagine voguer… Je lis dans vos yeux LA question relative à l’eau de ce bassin : « A-t-elle chauffé depuis les premières séances de cryogénie de votre rédactrice préférée ? »… Je vais en avoir le cœur net… Echange en bonne et due forme de mes vêtements d’écolière modèle contre un bikini qui en dit long sur mes intentions (Hé là, non, pas carpette bronzette ! Longueurs, s’il vous plaît…) et zou, je traverse le jardin pour rejoindre la zone bleue aguichante par la chaleur montante (Il est alors 11 heures et nous côtoyons un faible 35-36 degrés.)… Je descends délicatement les marches, le liquide m’accueille sans me couper le souffle ! Waw ! Ca y est, les icebergs font partie du passé, l’eau, sans pour autant concurrencer notre bassin familial auquel nous resterons fidèles quoi qu’il advienne, a accepté les termes du contrat, des degrés supportables et je viendrai briser sa solitude !

        … Papillon, dos, brasse, crawl suivis d’un séchage solaire dans les règles de l’art avant de retrouver mon Pioupiou pour la suite de cette journée caniculaire…

        Mercredi après-midi, le marché attend notre venue, nous allons devoir être forts mentalement pour affronter la fournaise mais l’idée des fruits et légumes frais et de notre jus de pomme première qualité engrangent la motivation nécessaire à l’exploit… C’est parti… Au coin de la rue, je me retourne vers Pioupiou pour m’assurer qu’il n’a pas fondu comme neige au soleil. Il est toujours bien là et je me demande si finalement je dois vraiment pédaler jusqu’au parc pour acheter mes tomates étant donné que celle qui se trouve à l’arrière de mon vélo est d’une taille plus que respectable… 

        Le moment récréatif du petit sur les modules de jeux à l’orée du marché est tout simplement annulé, la surface des toboggans et tunnels est bouillante, impossible à frôler.

        Nous ferons nos achats sans traîner (Nous rêvons tous deux de l’air conditionné de l’appartement.), chose simplifiée par l’aspect fantomatique de l’allée dans laquelle seule une poignée de courageux de notre trempe déambule. Les premiers dollars dépensés iront garnir l’escarcelle d’un marchand de glaçons irrésistibles (Oui, je place un s pour clôturer le mot, ce sont bien les glaçons qui méritent tel qualificatif !). Ceci dit au passage, un délice, le glaçon choisi aux framboises d’une ferme dont le nom m’importe peu dans ce moment de survie et pour tout avouer, s’il n’avait été si onéreux (comme tout ici dans cette ville), je n’aurais pas résisté à la tentation de dévaliser le frigidaire de ce vendeur. Je me répète mais « Merci à la puissance actuelle de l’euro ! ».

        Un melon, notre jus de pomme et quelques tomates plus tard et nous prenons le chemin du retour pendant lequel l’eau de nos réservoirs corporels s’évade à la vitesse de la lumière. Je ne sais pas où Aymeric a réussi à puiser son énergie mais sa langue a fonctionné durant tout le trajet. Entre nous, s’il veut parler, il est libre bien entendu, là où ça devient moins gai par le temps qui court, c’est que je dois répéter chacun (oui, oui, chacun) des vocables qu’il prononce or, je devais probablement ressembler à un personnage non élogieux de Tex Avery, langue pendante et yeux écarquillés , à cet instant, chaque enfoncement de pédale grappillant le peu de force que l’astre en surchauffe voulait bien me laisser !

        Le repas du soir fut… une assiette froide !... Etonnés ?

        Avant d’écrire ce message bouillonnant, j’ai à nouveau consulté les prévisions météo pour les prochains jours, demain, plus ou moins le même topo, je sens bien une séance aquatique pour notre gentil garçonnet et sa non moins gentille maman… Je n’oublie pas son papa mais il est momentanément porté absent (avec 13 degrés de moins à supporter, petit futé …Vous comprendrez plus tard, la canicule ayant obligé ce récit à doubler celui censé relater notre week-end…). Une chute des températures devrait suivre, samedi et les jours suivants, je ressortirai manteaux et bottes fourrées, entre 35 et 38° sont annoncés… Brrrr, la Californie !

        « Hep, marchand de glaçons, tu as du stock ? »



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        Publié à 03:06, le 10/7/2008, Université de la Californie du Sud
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        Gay Pride de San Francisco en décalage horaire.

        Dernier week-end de juin, festivités à San Francisco… nous y étions.

        Peu de temps après notre arrivée à Davis, prenait place dans notre agenda la « Gay Pride ». Rendez-vous était pris, nous ne la raterions pas ! Nos yeux seraient témoins de l’ambiance appropriée à l’événement, les seules images en mémoire étant celles diffusées dans nos journaux télévisés les années précédentes, un « live » s’imposait !

        Y passerions-nous notre samedi ou dimanche, un jour ou les deux ? La première réponse s’est inscrite dans les horaires de trains, pas de départ pour San Francisco en date de celui qui trouve son originalité au sein de la famille hebdomadaire, le vilain petit canard ouvrant son mot par la syllabe que les autres ont choisie pour terminaison. Second point d’interrogation résolu presque en un même temps record,  quelques tapotages de recherche sur l’ordi, les hôtels affichent complet durant ce week-end de folie… Samedi sera notre journée parade colorée.

        Notre enchaînement briefing matinal, pédalage, achat tickets, prise de position stratégique dans le moyen de transport sur rails ne connaît dorénavant plus de faille. Timing tip-top, échange de sacs en dernière seconde exclu, tout roule !

        Deux heures de voyage plus tard, nous nous préparons psychologiquement à affronter une foule dense, bruyante, haute en couleurs… Nos pieds touchent le sol de cette ville que nous apprécions particulièrement… Le calme y régnant lors de nos précédentes visites s’empare à nouveau de notre petite famille, l’étonnement inscrit sur nos visages s’accentue alors que nos pas nous entraînent vers la place principale des festivités, en tout et pour tout, nous croisons le chemin de deux couples et un groupuscule de personnes dont l’habillement particulier et la bonne humeur communicative dessinée sur leur visage ne permettent aucun doute sur le but de leur présence en ces lieux.

        Soit, nous poursuivons notre route jusqu’au parc accueillant les tonnelles commerciales... et à dessein politique « pro Barack Obama », Frédéric posera d’ailleurs aux côtés du futur (Je l’espère.) président des Etats-Unis…

        Pour seule animation au moment où nous déambulons dans ces allées trop désertiques à notre goût, les entraînements d’équipes de « Cheerleaders » (danses acrobatiques mixtes proposant, habituellement, les intermèdes liés aux divers matchs sportifs, notamment de football (américain, bien entendu… pas de soccer )). Pioupiou, le rythme dans la peau, se dandine sur les musiques endiablées nécessaires à la chorégraphie (légèrement plus élaborée… mais beaucoup moins craquante) de l’équipe venue de San Diego. Maman y va de son petit numéro discret tandis que papa prend quelques clichés… des « Cheerleaders », merci pour nous ! (Peut-être n’étions-nous pas à la hauteur, Aymeric et moi ? Je veux bien l’admettre, nous n’avions ni l’un ni l’autre de porteur pour nous faire voltiger…Combat inégal !).

        Nous rejoignons un couple slovène rencontré lors du match de base-ball organisé par la Fulbright et un de leurs collègues pour un pique-nique improvisé dans le parc festif. Au menu, brochette de poulet marinée à la sauce barbecue plus il y en a qui coule mieux c’est ! Nous nous retrouvons tous les six à jongler avec nos bouche et mains afin d’éviter les taches indésirables sur nos vêtements tout en discutant amicalement. Difficulté, se concentrer en anglais tout en louchant sur la goutte couleur bordeaux tentant de piquer du nez vers un endroit stratégique des tissus nous habillant. Blablabla et blablabla, l’heure tourne et il est temps pour nous de penser à rebrousser chemin, une navette toutes les deux heures et Pioupiou n’a pas eu sa sieste, hors de question de la laisser quitter San Francisco sans nous. Le temps de savourer notre repas amical et d’assister à la représentation des différentes équipes « Cheerleaders » dont chaque membre transmet l’énergie qui l’habite (et il y en a beaucoup dans la demeure !), l’ambiance avait gravi un échelon, le gris des pavés se laissait de plus en plus oublier sous les semelles des visiteurs, danses latino et autres animations enjouées avaient pris possession de l’endroit…

        L’horaire annoncé ne correspondant pas à la réalité, nous sommes arrivés là un ‘chouya’ trop tôt, la fête battrait son plein plus tard… Nous regarderions les images d’une ambiance surchauffée… via internet, ça changerait de la télévision…



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        Publié à 09:48, le 7/7/2008, Université de la Californie du Sud
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        Bonjour de Baloo... du parc Yosemite.

        Dimanche matin, petit pique-nique dans la chambre… au menu, pain à la cannelle, pas mauvais du tout, cela nous change des tartines américaines que nous mâchons depuis maintenant trois mois… Combien de temps garderons-nous le cap ? (A mon avis, dans les prisons de ce pays, les détenus tel Wentworth Miller ne se font pas livrer des oranges mais du pain européen pour adoucir leur incarcération ! … Mille excuses pour le parallèle (hum hum) mais nous sommes au cœur de l’évasion, la série ( ) se laisse dévorer… comme des petits pains… de notre continent d’origine).

        Rassasiés, nous pénétrons à nouveau dans le parc Yosemite… Avant l’emprunt de la navette qui nous mènera vers une parcelle boisée non accessible aux voitures privées, un paysage serein aux teintes fraîches hèle notre petite équipe. Une étape aguichante. Nos pas tambourinent sur le sentier de planches rehaussé permettant la balade à travers la verdure protégée, quelques clichés rapprochés de la cascade en spectacle ( "Le voile de la mariée") et de l’environnement brut, séance d’équilibre sur les bordures de la sente pour notre enfant et nous poursuivons notre chemin.

        Nous accédons au cœur de la forêt de séquoias où une promenade au milieu des senteurs d’épineux avec pour élément additionnel au décor naturel une rivière (pour laquelle Aymeric précise que ce n’est « pas jus pomme », je le cite ) invitant les éclats du soleil à virevolter au rythme de ses gouttes sautillantes nous attend. Quelques écureuils, geais et autres oiseaux y jouent le rôle de figurants. Nous savourons cette balade…

        La distance séparant ce parc de notre habitation californienne étant importante (quatre heures de voyage), il est temps pour nous de rebrousser chemin, non sans avoir hésité au préalable à rejoindre l’un ou l’autre point d’intérêt supplémentaire de l’endroit. La raison l’emporte sur le désir insatiable de découverte du pays… Tom Tom organise notre retour en tenant compte des données fournies, nous ne prendrons pas la route empruntée la veille à notre arrivée, les paysages en valent la peine, évitons l’autoroute au profit des routes nationales plus sujettes à fournir des panoramas dont nos yeux ne se lassent pas… C’est reparti…

        Intuition dans l’élaboration de notre itinéraire retour. Feeling plutôt de mise sur le continent qui nous accueille. Une chance énorme… Les ingrédients dont les proportions restent inconnues sont réunis afin de réussir la recette « rencontre avec un ours brun »… Les lacets de la route élue nous auront offert un présent respectueux, un mammifère de la famille des ursidés, jamais nous n’aurions imaginé en croiser un, même si… au fond de nous…

        Frédéric a-t-il douté une seconde après mon cri « UN OURS ! » étouffé par l’étonnement et la splendeur de l’événement (celui qui rit, gare, nous avons sympathisé avec l’animal !) que j’étais sérieuse ? Bien sûr que non ! Pas l’ombre d’un soupçon… J’aurais été incapable de traduire telle émotion sans la vivre… Ni une, ni deux, il s’est parqué, tout excité  (Il niera sans doute mais vous me faites confiance, n’est-ce pas ?), où il pouvait sur le bas-côté, j’ai agrippé l’appareil photo, changé d’une main tremblante l’objectif, piqué un sprint jusqu’à l’endroit où l’attroupement humain grossissait au fil des minutes, j’ai savouré quelques secondes le spectacle et capturé l’image du plantigrade tant que je pouvais… Un ranger  est apparu, vociférant dans son haut-parleur que nous ne stationnions pas à un endroit approprié pour préserver le bon déroulement de la circulation Yosemitienne (Il pensait sans doute que nous avions choisi l’endroit de rendez-vous !)… Foi de nous, demi tour sans perdre notre sang froid, nous avons trouvé l’unique place vacante sur le petit parking le plus proche, nous avons, en toute bonne foi et pour l’entente au sein du couple, permuté les rôles, Karin au volant en garde d’enfant (endormi pendant les événements !) et Frédéric endossant son costume de sprinter, filant à toute allure immortaliser à son tour L’OURS !

        Les derniers kilomètres dans les méandres du parc, nous les avons parcourus avec des yeux neufs, éblouis par le cadeau que la nature nous aura apporté sur un plateau verdoyant…



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        Publié à 09:30, le 27/6/2008, Université de la Californie du Sud
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        Excursion au parc Yosemite.

        Nous avons sans doute rêvé… Non, nous ne dormions pas…

        Un mirage a du nous jouer un tour de canaille… Non, la chaleur n’était pas suffocante…

        Il s’agissait peut-être d’un faux… Non, ces spécimens sont exposés au ‘centre nature’…

        … Notre route a croisé celle… d’un ours  ! … OUI, la preuve en photo confirme que nous ne rêvions pas, que nul mirage n’a eu d’effet sur notre vision, qu’un faux au milieu du parc aurait semblé ridicule…

        Un ours ? … AFFIRMATIF ! … Vite, je crée un fichier dans ma mémoire afin d’y classer ce souvenir !

        … oups, j’en oublierais presque les présentations… vous comprendrez mon engouement à vous faire partager cette fabuleuse rencontre ! 

            « Bzzzzz » (Bande sonore de la touche ‘Rewing’)…

            Samedi matin, nous enfourch… heu non, le vélo pour atteindre le parc Yosemite, le visiter et en revenir en deux jours, ce n’est pas recommandé, à moins de rouler tel Benoit Poelevoorde au départ de sa course mémorable après administration du ‘coup de pouce’ dans « Le vélo de Ghislain Lambert »  ! Notre acharnement sportif étant loin de la représentation qui en est faite dans ce film, la voiture siéra nettement mieux à notre expédition.

        Quatre bonnes heures de voyage sont quand même nécessaires avant de pénétrer dans la célèbre vallée dont les glaciers ont sculpté les roches jusqu’à en obtenir cette architecture typique. Nous longeons la rivière Merced qui s’écoule dans le sillage abrité par ces parois abruptes. La route a été longue et le petit bout de deux ans assis à l’arrière du véhicule ne tardera pas à tomber de fatigue… L’hôtel étant réservé, nous décidons de nous y arrêter au passage afin de permettre la sieste réparatrice de notre garçon. Le cadre est enchanteur, la beauté naturelle du paysage rehaussée par la fidélité des rayons du soleil, le calme de mise,… l’endroit promet de beaux clichés et un week-end reposant … à commencer par… la sieste des parents de l’enfant pour qui la pause s’avérait indispensable, cet enfant qui fut le seul à ne pas sombrer dans un profond sommeil ! Soit, ses géniteurs dormiront pour lui alors que ses membres antérieurs et postérieurs sont dressés vers le plafond de la chambre à gesticuler à tout va…

        Il est temps pour nous de poursuivre le cours de la rivière afin d’atteindre l’entrée du parc, nous sortons… tiens… un voile sombre s’étend au-dessus de nos têtes, le ciel tel un couvre-chef des pants montagneux a viré au gris foncé, nos yeux ébahis se croisent avant de bifurquer vers le pare-brise qui s’en donne à cœur joie pour confirmer ce que nous n’osions émettre à haute voix… quelques gouttes s’abattent sur la surface transparente… oui, il pleut sur Yosemite ! Soit, les premières photos se prendront de l'habitacle.

        Le temps d’étudier la carte répertoriant les endroits stratégiques à ne pas manquer et les vannes célestes se closent. Nous poursuivons notre chemin au sec et, finalement, apprécions le repos octroyé à nos yeux et notre peau par notre astre si puissant ces derniers temps. Les clichés seront sans doute plus ternes mais la température est idéale, relaxante… L’arrêt que nous élisons après une halte au pied d’une des cascades du parc offre une vue panoramique sur la vallée, permettant la capture en une seule image des géants de granite les plus imposants, ‘El Capitan’,  monolithe de 910 mètres de haut, et ‘Half Dome’, bloc emblème du parc, dont l’altitude au sommet aura interdit aux glaciers d’en éroder la silhouette d’origine sur toute la hauteur.

        Une éclaircie s’annonce, un rayon lumineux progresse lentement dans la vallée, apportant une plus-value au spectacle offert à nos yeux. Le temps de recadrer quelques photos enrichies par ce contraste ombre-lumière et nous rebroussons chemin vers notre résidence d’une nuit.

        Soit, la décoration de la chambre est un peu vieillotte mais le lit confortable nous annonce un sommeil de première classe avec, en amuse-bouche, un moment relaxation dans la gigantesque baignoire (un bain par jour dans cette mini piscine et la Californie connaîtra une pénurie aquatique sans précédent !) dont nous avons repéré les petits trous qui en disent long sur l’option qu’ils proposent… waw… un bain à bulles… mon premier bain à bulles !

        Honneur au plus jeune, Aymeric est plongé au cœur de l’océan (si pour nous, c’est une piscine, j’imagine que ce terme lui convient parfaitement !)… quelques brasses désarticulées pour gagner le rivage lui faisant face… zut, impossible de l’atteindre pour le laver (nous n’avions pas prévu le radeau), papa ou maman sera contraint de se baigner plus tôt que prévu… Va pour maman (l’idée des bulles toujours en tête, il ne m’a pas fallu vingt secondes pour m’immerger) pendant que papa met ses neurones en action pour trouver le moyen d’agiter l’eau (un deal est un deal)… Je passe les détails de la recherche (Peut-être pourrait-il demander une augmentation auprès du FNRS pour accumulation de sujets de prospection ?)… Contrat rempli, les yeux des baigneurs transmettent des informations de premier ordre sur le sentiment que leur octroient les bulles surgissant des orifices. Ceux d’Aymeric traduisent son étonnement , les miens la joie (heu, oui, je dois avouer)… Oooh, en tout, nous avons bien bénéficié de cette option remuante… que je réfléchisse… deux bonnes minutes (pardon, je pense que j’exagère, peut-être était-ce une minute trente)… ensuite, le calme après la tempête, plus une bulle, plus une onde en surface… un bain banal avec impossibilité de remettre la machine en route (Frédéric n’ayant pas jugé nécessaire de prendre des notes au fur et à mesure de ses avancées scientifiques, le chemin l’ayant mené à la réussite s’apparente à présent à un labyrinthe d’une complexité inégalable !)…

        … L’enfant couché, son papa prend à son tour possession du petit bassin (non, pas le grand, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin… quoi que, pour éviter l’échappée d’eau, c’est peut-être préférable). Relax… mais il faudra se passer du massage. Peu importe, Frédéric n’a pas besoin de tels soins pour apaiser corps et âme… Sa femme veille au grain… Je tâte en effet les murs de la pièce à la recherche de L’interrupteur qui permettrait l’apparition de la luminosité dans LA bonne ampoule de LA salle de bain… Celui-là ? … Non… Celui-ci alors ? … Non plus… Bien, je suppose qu’il s’agit de ce énième spécimen ? …

        ... Oups ! Frédéric m’a fait peur en sursautant dans son bain (Je peux dire ça comme ça, n’est-ce pas ? … Allez, youp… WANTED KARIN… Je les collectionne… Encore un petit effort de mauvaise foi ou de cafetage à l’encontre de mon mari et je pourrai rejoindre Wentworth Miller dans sa cellule (Vous voyez de qui je parle ? Le héros de « Prison Break », série dont nous accumulons le visionnage des épisodes ici-même… en anglais, of course ! Ca (me) motive (mais non, pas le fait que ce soit dans la langue du pays, l’acteur enfin ! … Avis partagé, mesdames les lectrices ?)). Ce dernier interrupteur actionné par mon innocente menotte (Nous revoilà au pénitencier ‘Fox River’… dans le bon cachot, j’espère !) a ranimé l’air endormi dans les tuyaux de la baignoire, effrayant le nageur tanguant doucereusement, visage relâché, détendu… jusqu’à ma délicate intervention. Comme les bonnes choses ont une fin (Je ne parle pas de la poussée d’adrénaline de notre chercheur mais des bulles du bain, vous l’aurez compris), l’effet massage a mis les voiles (ça aide à garder le pied marin) après… ooh … que je réfléchisse… deux secondes bien faites (ou peut-être une seule)… Le principal, c’est que les trois membres de l’évasion (lapsus … de l’équipe) aient eu droit à une portion du plat « bain à bulles », après tout.

        Bonne nuit…

        (Nous ne le savons pas encore… mais demain… une surprise de taille embellira notre dimanche à Yosemite…             Chuuuut, ne l’effrayons pas ou l’introduction du récit ci-dessus devra changer de costume…).



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        Publié à 03:43, le 25/6/2008, Université de la Californie du Sud
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        Saison suivante, s'il vous plaît!

        Voici l’été… « Chouette ! » s’exclame-t-on en Belgique…
        Voici l’été… « Vivement l’automne !» (que nous ne verrons pas) réagit-on en Californie !

        Chaud, chaud, là devant (et partout autour de nous, à vrai dire !), je ne me suis pas encore décidée… je me tâte… vais-je vous faire parvenir nos degrés en Fahrenheit ou en Celsius ? Les premiers sont plus à même de nous faire fondre rien qu’à les coucher sur écran mais les seconds vous parleront certainement plus…

        Allons-y pour les deux options, après quoi, vous choisissez, ce sera le moment idéal pour vous transmettre les connaissances nécessaires à la conversion d’une mesure à l’autre, une info, c’est toujours bon à prendre, n’est-ce pas  ?

        Lorsque j’ai visionné le site fournissant les prévisions météo de Davis pour la semaine à venir, je pensais exagérer en soutenant que le thermomètre indiquait sans doute un bon 35 degrés (mais oui, Celsius, nous ne sommes pas au Pôle Nord !)… loin du compte, Karin, le cadre situé à gauche de mon écran me livre la température en temps réel… Accrochez-vous (à des glaçons de préférence), les trois chiffres que je vois là (en fait, mes yeux en repèrent sept mais ne sursautez pas, les deux étalons se côtoient… nous ne sommes pas en Arabie Saoudite, quand même… quoi que, pas loin de la Death Valley qui, de notre sol américain peut concourir sans honte face à son ami bouillant de l’autre continent, on y affiche fièrement un bon petit 50 degrés les jours d’été (pff, les nuits de cette saison, la température redescend aux alentours de 38, ri…di…cu…le !... Enfin, on fera avec… Heu, non, pas nous, on évitera ce coin-là durant notre séjour, appel est lancé aux amateurs de sensations fortes …). Je ferme cette parenthèse qui aura eu pour avantage de vous laisser le temps nécessaire à l’acquisition de la glacière citée ci-dessus… J’en reviens à mon indicateur de degrés tournoyant non loin de notre épiderme : voici l’info décryptée par mes nerfs optiques : 104,9° F / 40,1° C… J’ai l’étrange sensation que nous vous battons à plate couture…

        Sur ce, vous n’y échapperez pas, je vous avais promis une petite gymnastique cérébrale, la voici…

        Pour passer des degrés Fahrenheit aux cousins Celsius, vous retranchez du premier le nombre 32, puis divisez la différence par deux, vous obtenez un quotient auquel il est coutume d’en ajouter le dixième… bienvenue chez vous !

        « Plat du jour à Portage Bay West, 15h ? » :

                    104,9°F – 32 = 72,9 ..… 72,9 : 2 = 36,45 ..… 36,45 + 3,645 =  40,095°C  

        Tout doux, tout doux, thermomètre… ce n’est jamais que l’ultime température printanière qui nous salue bien bas (heu, plutôt bien haut)… et oui, votre saison tant attendue pointe le bout du nez au moment où vous lisez ce récit bouillonnant mais pour moi qui le tape (vu la chaleur, ne vous étonnez pas si des étincelles surgissent !), l’été ne prendra possession des lieux que demain… vous suivez toujours ?

        En attendant (pas l’été), décision a été prise de réfléchir sur l’éventuelle acquisition d’un parasol afin d’en garnir notre terrasse à présent hors d’accès entre 11 heures du matin et 19 heures… Il serait quand même savoureux de pouvoir continuer à en profiter sans se brûler les pieds (là, c’est du vécu… je me suis aventurée pieds nus sur notre extension plein air d’appartement pour y mettre sécher le linge… une fois, pas deux… ceci dit, j’ai fourni à Aymeric une seconde occasion de voir sa maman proposer une danse du feu indienne d’anthologie… Souvenez-vous, la première était en démonstration lors de l’apparition des lumières vertes stabilisées sur notre modem… Avez-vous trouvé le point commun de ces chorégraphies ? …. Oui, le signal de départ est similaire : un beau fixe, qu’il s’agisse des illuminations annonçant la venue d’internet ou du climat.).

        Ceci dit, si mes pauvres petons n’y trouvent pas leur compte, le linge, lui, est tout à son affaire… à peine commencé son numéro d’équilibriste sur les fils du séchoir qu’il est temps d’en redescendre… sitôt mis, sitôt sec…

        Il paraît que la Californie est réputée pour ses pannes de courant durant l’été… en cause… l’abus de l’air climatisé… ! Je sens que nous n’y échapperons pas… croisez les doigts pour que ce soit le moins souvent possible… ou envoyez-nous quelques voiles nuageux… Promis, nous les troquerons contre quelques degrés… en vous laissant le choix de la marchandise : Fahrenheit ou Celsius… les deux sont de stock !

        A demain, soleil estival californien !



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        Publié à 08:54, le 20/6/2008, Université de la Californie du Sud
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        Happy Father's Day!

        Une chemise rouge soigneusement posée sur l’étagère, bien à plat, si celle-ci se froisse, nul fer ne pourra la repasser… elle est en papier !

        Les mains encore hésitantes d’Aymeric ont décoré la cravate qui lui sied.

        Cet ensemble bricolé restera bien rangé…

        Idée ingénieuse des instits du Tender Learning Care… connaissant les températures à venir, les corps seront dénudés…

        « Happy Father’s day »…

        …………………………………………………..

        Father’s day – 1…

        Samedi, le moyen de transport qui s’est imposé pour nous rendre à Sacramento fut le bus. Bien  entendu, nous avions repéré une succession de routes et sentiers reliant Davis à la capitale d’Etat aménagés pour accueillir les deux-roues qui pullulent dans la région, mais forts de notre expérience du week-end dernier, la tentation pédalage n’a pas démangé nos voûtes plantaires cette fois. L’idée du transport en commun réjouissant par-dessus tout notre Pioupiou, la question, finalement, aurait eu tort d’être posée à plus d’une reprise.

        Un quart d’heure de vélo’s’ (trop penauds s’ils restaient ligotés sous notre appart durant la vadrouille ) pour accéder au terminus du quatre-roues allongé, cinquante minutes dans ce dernier (‘tourciveux’, plus il y a de méandres, meilleur est son rendement) sont nécessaires avant d’octroyer à l’une de nos six mains l’autorisation de tirer sur la courroie de demande d’arrêt à notre sympathique chauffeur (ce nom devrait donner naissance à une consonance féminine, ici, les corps de métiers réservés en majorité aux hommes dans notre pays d’origine, connaissent un partage équitable entre le sexe dit fort et son fabuleux complément   ).

        Je parlais ci-dessus de la déchirure affective qu’occasionne la séparation, ne serait-ce que provisoire, avec nos bicyclettes. Force est de constater qu’une telle situation est impensable pour quelques habitants du coin. Des attaches vélos positionnées à l’avant du bus telle une paire de lunettes sur le bout du nez, n’attendent donc que les cœurs sensibles de passage pour recevoir leur deux-roues en location… Bon à savoir… des liens aussi solides que leurs antivols se créeront (se créent peut-être déjà) entre ces objets et nous ! Rappelons que Davis est la capitale californienne du vélo, telle étiquette ne peut trouver barrage à ses frontières… J’octroie aux efforts fournis dans ce domaine une note frôlant la perfection…

        Sacramento, donc… Un centre attirant principalement bureaux et autres bâtiments de sociétés tel un trou noir avalant toute matière passant à proximité… étrangement vide, par la force des choses, le week-end… Tristounet  !  Nous pensions y accomplir quelques achats (parce que Davis, en parlant de trous noirs, en connaît un de taille dans le domaine boutiques vestimentaires ! Le néant ! Non, pire en fait, des magasins d’habillage, il y en a… mais les expositions en vitrine et au plus loin que votre regard vous emmène… comment pourrais-je vous expliquer ? … Pardonnez ma lâcheté… qui n’en est pas une… Je ne possède pas les mots adéquats pour relater tel tableau… Le contenu de ces magasins est simplement in…des…crip…ti…ble  !!! Pour vous dire, après un premier tour d’horizon, j’y suis retournée… pour être certaine de ne pas avoir rêvé !!!). Parenthèse fermée, retour à Sacramento où seule une galerie commerciale valait le déplacement (enfin, soyons précis… par rapport aux offres de Davis, bien entendu)… Soit, tout bénéfice pour notre ruée vers l’or, heu non, ce n’est plus d’actualité… nous avons troqué une poignée de dollars, devise heureusement outsider dans son combat mené face à l’euro , contre un maillot de bain pour le petit déjà moins petit (suivez… puisque nous devons acquérir de nouvelles pièces de tissus pour le couvrir, c’est qu’il pousse, notre enfant !), maillot bermuda sur lequel sont appuyées verticalement des planches de surf (pour ceux qui seraient en manque d’informations ontologiques).

        Rectification cependant, deux quartiers ne correspondaient nullement au qualificatif cité quelques lignes plus haut, à savoir ‘tristounet’. A commencer par le parc servant de tapis vert au Capitole qui, ce samedi, avait revêtu son costume ‘jardin d’exposition’ de belles (pour les amateurs dont je ne suis pas) voitures (ou nomme-t-on cela ‘bolides’ ?) de course (ceux qui n’avaient pas deviné, levez le doigt… heu, excuses aussi plates que la chemise Father’s day de Frédéric, ma profession… vous comprenez…). Soit, le hasard fait parfois (pas cette fois !) bien les choses, notre arrivée sur le pavement menant au célèbre bâtiment fut accompagnée d’une cacophonie in…des…crip…ti…ble (si je trouve un sujet de paragraphe pour lequel les mots sont les bienvenus, je sors ma bannière étoilée, promis !), les rapides mécaniques, toutes plus colorées les unes que les autres (comme si elles avaient besoin d’aide pour éviter de passer inaperçues !), nous ayant fait l’honneur de synchroniser notre accès en ce lieu et le leur. Pauvre Aymeric, qui connut là un de ses rares (il n’est pas du genre stressé) sursauts de panique occasionné par le brouhaha sorti tout droit (sans crier gare, il n’aurait pas été ouï !) du tuyau démoniaque de la dernière voiture taille adulte du cortège (des modèles réduits actionnés par des enfants suivant en queue de peloton).
        Bon, nous avons jeté un œil (hors de question d’exagérer l’importance que nous leur donnions en y jetant les deux) sur les fameuses autos et … sur le Capitole, nous étions là pour ça ! (Le célèbre gouverneur Arnold Schwarzenegger ne devait pas y travailler ce jour-là, vu la pétarade alentour !).

        Instant clic-clac avant d’emprunter les rues désertiques jusqu’au second quartier n’acceptant pas l’adjectif de tristesse octroyé ci-dessus : « Old Sacramento ». Plaisante à souhait , cette enclave dans le monde moderne restitue l’atmosphère Far West du XIXème siècle sur quelques pâtés d’habitations. Immeubles à fronton, trottoirs en bois surélevés et couverts, saloons et autres écriteaux suspendus nommant les boutiques vieillottes. L’école, digne de « La petite maison dans la prairie », tient sa place à côté des voies de chemin de fer, apportant une touche personnelle non négligeable à l’ambiance particulière de ce quartier situé en bordure de rivière. A peine amorcé le premier pas dans ce bâtiment qu’une sensation étrange nous envahit… nous venons de rembobiner une pellicule sur un laps de temps équivalent à deux siècles. Deux rangées de bancs doubles sur lesquels trônent des ardoises, posent leur regard vers le bureau de l’institutrice, y siégeant droite comme un i, cheveux ramassés dans un chignon, elle observe notre entrée ralentie par la multitude de détails dignes d’intérêt de cette classe d’un autre temps, un poêle sépare les bancs du fond, les murs sont recouverts de tableaux, eux-mêmes envahis d’une écriture précise, régulière, mettant chacun au diapason : la rigueur sera (oh non, zut… était) de mise ! Qu’a cette classe ? Je me prends au jeu, une envie de lire chaque parcelle d’information couchée sur ces tableaux s’installe en moi… Je laisse mes yeux vagabonder d’une lettre à l’autre… et de cette initiative, j’apprends… que des cours s’y donnent aujourd’hui encore, occasionnellement. Chouette, vraiment  ! D’autres visiteurs nous suivent, l’un d’eux actionne la corde retenant la cloche… me rappelant au monde contemporain… Après en avoir fait le tour, nous empruntons l’issue de l’autre côté de la classe…

        Nous logeons le quai de la rivière tout en regardant le bateau à hélice qui y est amarré, notre bus ne tardera plus, il y en a un par heure… ne le ratons pas, l’énergie de Pioupiou tend vers le zéro absolu, seuls les bras porteurs de papa et maman permettent encore une avancée en territoire étranger.

        Bémol de taille pour « Old Sacramento » , l’autorisation faite aux voitures d’accéder à ses rues pavées de pierres ! Dommage, l’endroit aurait énormément à gagner en n’y laissant rouler que les charrettes tirées par des chevaux… Etrange de ne pas mettre en pratique telle idée, ce quartier ne comprenant quand même qu’une poignée de rues,  la circulation à l’intérieur de la ville s’en trouverait à peine modifiée ! Soit, la décision ne nous appartenant pas, continuons notre route vers l’arrêt…

        Nous sommes devins… trois minutes après le démarrage du bus, Aymeric, couché sur la banquette arrière, tête sur mes genoux, voit la pression de ses doigts sur Doudou se relâcher… son bras se détend, chuuut, notre enfant est endormi.

        Je suis devin… trois minutes après l’appel au sommeil de Pioupiou, c’est le cou de son papa qui semble soudainement maintenir nettement moins bien la tête qui s’y trouve posée… chuuut, mon mari est endormi.

        Vous êtes devins… un tiers du trio ne fermera pas l’œil durant le trajet à destination de Davis… maman et épouse (deux en un, mieux que le shampooing ‘Wash and go’) veille sur ses deux hommes, songeuse donc puisque personne à qui parler… chuuut, pas de distraction, s’il vous plaît.

        Nous voici arrivés au Memorial Union, l’arrêt en plein cœur du campus universitaire… L’heure et minutes accompagnatrices de notre descente semblent avoir été calculées, cette fois, l’accueil octroyé à notre famille est non seulement calme mais de plus nous avons la chance d’assister à l’arrivée d’un groupe assez imposant d’étudiants revêtus de leur toge et chapeau carré noirs, une remise de diplômes est imminente dans le bâtiment voisin . Ce moment est si solennel et empli d’importance aux USA. Nous nous imprégnons un petit temps de cette ambiance particulière, prenons quelques clichés avant de laisser ces jeunes diplômés à leur « Commencement » (nom de la cérémonie)… dans peu de temps, la floche de leur couvre-chef typique passera de l’autre côté, d’un geste de la main…

        Nous aussi, vous faisons un geste de la main… en signe d’au revoir…

        A bientôt, chers lecteurs blogueurs…



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        Publié à 09:00, le 19/6/2008, Université de la Californie du Sud
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        Je vous prête mes yeux quelques secondes...




                                                       ... parce que, finalement...

           ... avez-vous une idée de l'endroit qui nous accueille, rayons grands ouverts, mes parents et moi...?






        Tout d'abord, ... dites "Bonjour" à notre appartement, vous en avez si souvent entendu parler qu'il possède, j'ose le croire, la 'pole position' dans la liste de vos solides (espérons pour nous qui nous situons à l'étage) amitiés...

        Clic-clac : trois terrasses ont posé pour la reconnaissance transocéanique, la nôtre est la petite timide, copine de la célèbre perspective, sur votre gauche...



        Voici la fameuse piscine glacée glaciale (si vous êtes observateurs, vous apercevrez les icebergs y flottant) de notre complexe dont seule la bravoure de maman a percé la surface...  à trois reprises déjà... bravo!

        Héééééé, qui va là? Maman a fait la connaissance d' une enseignante (ben tiens) française... qui... adore faire ses longueurs chaque week-end ici même! Que lui a-t-elle avoué tout à l'heure?
        "Plus c'est froid, plus j'aime!"
        Ben oui, ça existe, les courageux!  Oups, pardon mesdames... Je dois déjà rectifier du haut de mes deux ans, ben oui, ça existe, les courageuses!!

        Les hommes, ce sera pour plus tard, hein, papa...


        Et voilà... mon domaine ludique, à trois cent mètres du logis familial...

        Le rêve éveillé... un lot quasi quotidien... une tâche à laquelle je me plie sans rechigner !

        Davis, c'est le paradis des enfants! Des modules comme celui-ci, il en pleut... chaque parc en compte plusieurs et les parcs, on ne les compte plus!



        Etant donné que cette 'carte postale Davis'  vous est présentée par votre attachant Pioupiou ( ), oui, moi..., il était impossible de passer à côté de ... la classe bleue!
        (Preuve en image, ce n'est pas moi le bavard, ...en anglais, il ne manquerait plus que ça, pensez-vous, ...c'est ma voisine qui trouble ma concentration... Ceci dit, je lui pardonne, elle m'a offert un tellement gros bisou quand maman est venue me rechercher tout à l'heure... Haaaaaaa... que je lui en ai rendu un... tout en finesse, le mien! Smack).


        "Tantôt... et bonjour de mes parents..."
        Aymeric, passé maître dans l'art de planter le décor...


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        Publié à 08:46, le 12/6/2008, Université de la Californie du Sud
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        Haaa, les emplettes à vélo!

        J’imagine qu’à la vue de ces mots votre mémoire ressort de ses tiroirs le récit pittoresque qui vous donnait un léger aperçu de l’expédition occasionnée par nos premières courses au supermarché du coin. Rassurez-vous, nous avons grimpé des échelons de dignité depuis… Frédéric ne nous accompagne plus (ouch, ça y est, « WANTED KARIN » )… Allez, c’est pour rire… Heureusement qu’il participait au ravitaillement, ce fameux jour, sans quoi, nous passions en mode ‘régime forcé’.  

        Quoi qu’il en ait été par le passé, la morphologie de mon vélo a quelque peu évolué, un panier s’y est installé afin de transporter trois à quatre fois par semaine (c’est un panier, hein, pas un chalut !) les provisions familiales dont je fais l’acquisition une fois le petit déposé à l’école (ce qui me procure une marge de sécurité au cas où l’approximation que je me fais du volume qui pourra prendre place à l’avant du vélo est légèrement erronée… dans ce cas, issue de secours : le siège d’Aymeric).

        Bien sûr, que serait notre frigo américain (il faut y aller pour le remplir, celui-là !) sans les ‘grosses courses’ du samedi ? Entendez par là une charrette à pousser dans les rayons de façon virile (oui, le caddie est réservé à Frédéric) plutôt que le petit panier de la ménagère à balancer nonchalamment d’avant en arrière en semaine. Quand je dis ‘grosses courses’, il faut remettre les articles en tête de banc, inutile d’imaginer une montagne de provisions prenant possession du caddie, celles-ci devraient batailler ferme pour dénicher une petite place dans le moyen de transport itinéraire ‘magasin-appartement’.  Tout est calculé au millimètre cube près afin de stocker dans mon panier (je ne réitère pas les présentations) et les sacs à l’arrière du vélo de notre homme (en sa possession l’après-midi même de la fameuse expédition, vous comprendrez le pourquoi du sprint à l’acquisition   !).

        Jusque là, que du classique, nous avons trouvé nos marques (heu, oui, pour les emplettes aussi). 

        Tout cela manquait-il de piments ? Il faut croire que oui puisque nous avons décidé, le week-end dernier, de tenter un nouveau magasin ! Bien mal nous en a pris, qui l’eut cru ?

        Bon, cette déviation avait quand même un but louable… une petite sortie (sans coccinelle, ) qui nous permettrait de visiter le coin… plus loin. Woodland, c’est le patelin voisin de Davis, là où un Wal-Mart (grande chaîne de magasins aux USA) nous a été répertorié par une collègue de Frédéric. A environ 13 miles (multipliés par 1,6 et nous passons à 20,8 kilomètres), ça devrait aller, belle petite balade en perspective, soleil amical pour nous tenir compagnie, impeccable… Tous à vos pédales (enfin pour les deux tiers parce qu’il en est un qui se laisse promener !). 

        Début du voyage sur coussins d’air, petit coucou au passage à notre magasin habituel qui, cette fois, nous regarde passer notre chemin… Prolongement de ‘Covell Drive’ avant de bifurquer vers Woodland… Nous réalisons dès les premiers coups de pédales sur cette voie qu’un second compagnon de balade se prénommant « Eole le tout puissant » sera de la partie … Quand ça souffle, ici, ça souffle ! (Ce vent n’a rien à envier à celui de notre mer du Nord !). Nous avons donc peiné, galéré (ces termes paraissent tellement faibles face aux efforts fournis !) pendant une bonne heure, écrasés sur nos bécanes, dans une position aérodynamique de circonstance ! « Pfffff » « Pffffffffff » « Pffffffffffffffffffffff »… Non, Frédéric n’a pas (encore) crevé un de ses pneus, c’est nous qui n’en pouvons plus ! Ras la patate, comme on dit dans ce genre de situation ! Plus les kilomètres (pour le coup, j’utilise nos bons vieux étalons de mesure, vengeance, vengeance) défilent sous nos roues, plus les douleurs conséquentes aux impulsions données à nos deux roues sortent de léthargie, genoux et dos = compote ! (Avantage de ce récit, le repas est presque prêt, patates, compote… reste la viande à trouver… mais là, comme je vous le disais lors d’un précédent article… bonne chance !). Heureusement, le trekking étant autorisé sur les routes californiennes, nous ne nous en privons pas, homme devant, femme dans sa roue et zou, femme devant, homme dans sa roue, alternance des forces restantes…  Point commun avec notre mémorable partie de courses des premiers temps ? La maîtrise du guidon en technique « quasi sur place »…

        Petit clin d’œil bien américain   : à quelques centaines de mètres de notre point d’arrivée, une situation pour le moins loufoque se présente à nous… Une dame remue du popotin, gauche, droite, gauche, droite… une grosse flèche fixée sur cette partie charnue du corps humain. Sur ce panneau ? Le nom d’une agence… Voulez-vous trouver cette agence ? … Suivez le guide !!! Pas de doute, ce n’est pas le vent de la mer du Nord qui empêche notre avancée… nous sommes bien au pays de l’oncle Sam ! 

        Etant donné que toutes les bonnes choses (et les autres aussi) ont une fin, oui, nous arrivons à Woodland… grâce à un moral d’acier ! Pioupiou a certainement dépensé toute son énergie dans la bataille, lui aussi… Quand nous avons posé pied à terre, … il dormait ! Y’a pas à dire, le vent, ça fatigue !

        Nous pénétrons dans le complexe commercial… Première surprise, la grande surface qui siège, stoïque, au milieu du parking, n’est pas un Wal-Mart mais un Target, pas de souci, c’est là que nous garnirons sacs et panier, pardi. Seconde surprise, plus pénible, celle-là, les voitures semblent avoir été attirées par un aimant camouflé dans le parking cernant les autres magasins… louche, tout ça ! Il ne nous faut pas une seconde supplémentaire pour comprendre que le bâtiment qui nous intéresse… est en construction !!! Nooooon  !!!

        Une décision doit être prise malgré l’état d’épuisement de nos cerveaux ayant du lutter contre le découragement total chemin faisant pour atteindre notre cible… vide ! Le coupable de nos muscles endoloris deviendra notre principal allié… nous faisons demi tour afin de nous approvisionner… dans le magasin qui nous a vu passer tout à l’heure, ce magasin si proche de chez nous… à Davis !


        Essayons de clore ce récit en étant à la hauteur de cette matinée… le clou du spectacle, Frédéric a roulé sur LA punaise trainant à même une rue de notre petite bourgade, conséquence, un pneu à plat… ! Solidarité ?



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        Publié à 03:50, le 10/6/2008, Université de la Californie du Sud
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        Notre petit coin de Californie, c'est aussi...

        … A travers les stores de la chambre, le soleil posant inconditionnellement la tiédeur de ses rayons matinaux sur nos paupières closes et qui ne demandent (pas toujours… heu… rarement) qu’à s’ouvrir…

        … Une force éolienne insoupçonnée qui surgit lorsque notre vigilance baisse la garde, appelant nos cuisses à la surchauffe et revendiquant soudainement un ‘sur place’ d’anthologie à nos vélos, surpris par une bourrasque plus puissante que la précédente…

        Une canicule qui s’invite, presque sans crier gare, annonçant à sa façon l’élévation en Farenheit des degrés qui se coucheront sur notre surface épidermique la saison à venir…

        … La saveur des températures de l’aube jusqu’à l’atteinte du zénith par notre astre, de la position verticale tombante de la petite aiguille à l’au revoir provisoire du soleil invitant à l’apaisement le tableau qui nous entoure…

        … De la verdure à profusion, parcs et jardins entretenus de main de maître, au jour le jour, une attention toute particulière posée sur chaque parcelle de recueil herbacé…

        … Des sentiers proposant totale sécurité et calme bienvenus aux piétons ou autres cyclistes en balade…



        … Un écureuil proposant galipettes et grimpettes sur chaque arbre territorial ou périphérique du campus universitaire…

        … Les longues oreilles des lièvres dressées fidèlement vers le ciel lorsque la douceur tempérée s’installe à l’orée de leurs tanières...

        … Les mélodies des oiseaux (essentiellement de beaux geais bleus) alentour ayant rythmé la danse de mes doigts sur le clavier qui laissent ouïr leur dernière note alors que prend fin l’écriture de l’article défilant sous vos yeux…


        … La nuit qui prend maintenant possession de notre agréable petite ville d’adoption alors que généreusement nous cédons de votre côté la source de vie qui, dans quelques heures, … à travers les stores de la chambre…


         

        Bonjour à vous ...
                  Good night for us ...

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        Publié à 09:46, le 4/6/2008, Université de la Californie du Sud
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        Vin et sport font-ils bon ménage?

        Le ‘wine country’, pour peu et on y prendrait goût…

        Samedi dernier, en chemin vers San Francisco, gloups, nous étions aspirés par le goulot de la  Sonoma Valley, en territoire vinicole ! Un délice pour les yeux, souvenez-vous.

        Pourriez-vous me dire si les coccinelles sont attirées par les fruits en grappe ? Je pencherais pour la réponse affirmative à en croire par l’attitude de la mignonne voiture rouge et noire louée ce week-end dont le contrat, limpide comme de l’eau de roche est de nous mener à tire d’ailes à … San Francisco (Je ne voudrais pas avoir l’air de placer notre trio expatrié sur un piédestal mais j’ai l’intuition que cette ville, jusque là anodine, voire inconnue, vous en conviendrez, bascule au goutte à goutte dans l’univers des métropoles célèbres, ce, grâce à nous  !). Soit, la question ne se vendange pas dans cette prétentieuse parenthèse… allez, cela n’a jamais fait de tort à personne de se faire mousser un tantinet… Revenons-en plutôt à notre joli petit insecte sur pneus, fidèle compagnon de voyage de ce week-end à cheval sur les mois de mai et juin (déjà !)… Frédéric et moi attendons impatiemment que notre fiston mette un terme à sa sieste pour embarquer dans la décapotable décapotée (sinon à quoi bon ?) ayant élu domicile depuis à peine une heure ou deux sur un emplacement parking à l’arrière de notre appartement. Waw, sympathique à croquer, ce minime machin  !

        Ah, ça y est : « Papa là ? Maman là ? », LA ritournelle liée à l’après sieste de Pioupiou sort de la bouche de notre enfant… Les fruits du quatre-heure à déguster et nous serons sur les routes… Frédéric ne perd pas une seconde, les paquets sont introduits dans le mini coffre. Ouf, le lit d’Aymeric y trouve sa place au centimètre près, il s’en est fallu d’un cheveu (pas encore au vent) !

        Hop, embarquement, nul besoin d’ouvrir de portière afin de glisser le petit dans son siège, il passera par-dessus la carrosserie… Une fois ceinturé, son regard bascule de droite à gauche, scrutant l’environnement dont la netteté ne prend possession de son jeune champ de vision que parce qu’elle est exempte d’intermédiaire vitré… Qu’il est agréable également d’ouïr les cris des oiseaux régionaux comme s’ils partageaient l’habitacle…

        Nous sommes prêts, sourires aux lèvres et regards complices… c’est parti !

        Notre insecte dépourvu de pois (encore heureux ) absorbe les kilomètres tandis que nos chevelures prouvent (si besoin en est) leur capacité de mimétisme avec les hérissons de nos contrées d’origine… effet garanti !

        Les premières sensations de liberté et l’excitation du début passées, ne nous reste… que le vent un peu trop présent dans nos yeux rendus piquants (coucou à nouveau, hérissons de nos contrées d’origine), le bruit assourdissant pénétrant incessamment à l’intérieur de nos colimaçons et des frissons provoqués par l’air froid environnant . Une halte précoce s’impose : la capote sera tirée par Frédéric tandis que ma main offrira les 180 degrés nécessaires à la poignée pour coincer le toit amovible. Aymeric a l’air satisfait.

        Nous redémarrons en direction de la Napa Valley, plus connue que sa voisine Sonoma visitée il y a sept jours. Rouler à nouveau au milieu des vignobles nous apporte le même sentiment d’apaisement  que la première fois. Les paysages sont toujours aussi splendides, la quiétude de l’endroit se laisse deviner à travers chaque feuille typique, chaque grappe en devenir, chaque tronc sinueux. Le soleil, dont les rayons obliquent vers ces éléments de vigne à ce moment de la journée, renforce  cette atmosphère. Les tons chauds qui en découlent sont propices aux photos…Instant clic-clac laissant tout loisir à notre Pioupiou de vagabonder d’un cep à l’autre… sans toutefois y poser le regard… Entre courses et rires, peu de place vacante dans son emploi du temps… La journée touche à sa fin, une chambre de motel (qui n’a rien à envier au décor naturel qui l’encercle) réservée à une poignée de miles n’attend que nous… Chuuut, notre enfant est endormi…


         


         

        Dimanche…

        Au programme ? … Notre premier match de base-ball (dans les gradins, bien entendu ! Qui nous imaginait déjà sur le terrain, batte en main ?).

        Nous avons rendez-vous avec d’autres chercheurs américains et étrangers issus de la bourse Fulbright dans un restaurant à proximité du stade. Parmi nos nouvelles connaissances, un ancien joueur de base-ball professionnel a été convié, il s’agira pour ce monsieur de nous transmettre les règles de base du sport national. Belle initiative de l’organisatrice mais des bribes (certainement essentielles à la compréhension du reste de l’exposé ) nous ont échappé. Peu importe, nous redoublerons de concentration lors de cette rencontre qui oppose les ‘Giants’ de San Francisco aux ‘Padres’ de San Diego afin de saisir les nuances de la discipline!

        Arrivés à l’entrée du stade, une casquette des ‘Giants’ épouse notre tête, le ton est donné, nous venons soutenir l’équipe de San Francisco.

        Je n’entrerai pas dans les détails (que nous avons finis par comprendre ) du match, la partie a quand même duré trois heures. Ce que nous en retiendrons, c’est que pendant deux tours d’horloge de petite aiguille, les joueurs ont été sympas avec les profanes que nous sommes, nous laissant donc le temps et le peu d’actions diverses nécessaires à la découverte et l’assimilation des règles de l’activité sportive qu’ils pratiquent. Ce n’est qu’une fois les 9 tours (multipliés par deux équipes) obligatoires écoulés que les ingrédients ‘attrait maximum’ ont commencé à être distillés par les joueurs, Padres en tête, Giants en course poursuite, faisant monter la pression en quelques minutes à peine, procurant l’illusion d’assister à un autre match ! Nous sommes passés du tout au tout ! Aucun suspens ni pouvoir d’attraction durant les deux premiers tiers de la partie pour clôturer sur une multitude de revirements de situations laissant l’issue de la rencontre incertaine jusqu’à la troisième heure de jeu ! Le vainqueur ? Nous avons du applaudir notre équipe fétiche (commentaire dans le feu de l’action, pardonnez les débordements) comme il se doit… « Let’s  go Giants, papam papam pam… Lets’s go Giants, papam papam pam » (du rythme dans votre lecture, s’il vous plaît, je n’entends pas la motivation qui s’impose dans ce genre d’évènement sportif !) puisque l’équipe qui jouait à domicile a remporté la victoire par quatre points à trois .

        Verdict familial : si nous pouvions être assurés que l’intensité d’un match de base-ball maintiendrait la distance durant tout le temps de la rencontre, nul doute que nous adhérerions à ce sport… (Mes deux hommes opinent du chef). Si aucune garantie ne peut nous être apportée, dans ce cas, désolés pour les adeptes, nos faveurs sportives s’en iront vers d’autres horizons…



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        Publié à 10:51, le 2/6/2008, Université de la Californie du Sud
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        Escapade du week-end... lundi...

        Voici enfin notre troisième journée de vadrouille qui débute (tardivement et sans précipitation… clin d’œil à notre matelas resté à Davis, grand bien lui fasse !) dans les hauteurs jouxtant San Francisco, au Mont Tamalpaïs. Emmitouflé dans une brume d’une fraîcheur matinale, le sommet nous suggère néanmoins une légère insistance sur son côté panoramique offrant une vue inégalable sur la ville côtière et sa célèbre baie. Le brouillard des prémices du jour s’évaporant petit à petit afin d’encourager les efforts ininterrompus des rayons solaires pour atteindre ce sol foulé de nos semelles, la tentation n’a nul besoin d’user de mille ruses, nous sommes toujours là deux heures plus tard, nous baladant sur un sentier d’altitude dont la publicité n’avait rien de mensonger.


        Peut-être Pioupiou s’est-il découvert en ces jour et lieu une vocation d’alpiniste… grimpette, grimpette, grimpette sur les flancs de la colline… tandis que son papa laisse pénétrer dans l’objectif instants de découvertes enfantines et paysages galbés dans des jeux d’ombre et lumière maintenant octroyés sans retenue par notre astre de référence…

        Ultime sélection touristique de notre week-end, nous piquons du nez vers le Golden Gate Bridge (sans aucune intention de l’emprunter… merci TomTom pour le petit plus visuel, impressionnant, ceci dit, lorsque les immenses piles (Frédéric et moi sommes cette fois d’un avis similaire !) de 227 mètres de haut avalent la voiture et que nos regards frôlent les énormes câbles, dont le diamètre atteint un mètre, portant le tablier) afin de dénicher l’endroit stratégique qui nous offrira une perspective de qualité du pont couleur ‘orange international’.

        Séance de clic-clac… Chuut, l’œil du photographe n’atteint son apogée qu’en présence d’un silence sans faille... de San Andreas…





        Effet réussi, les clichés sont de loin supérieurs à leurs ancêtres de trois semaines… et le choix d’admirer la construction par la rive opposée aura permis aux impressions masculine et féminine de converger, sous le regard malicieux du garçonnet confortablement installé sur son tronc… , le Golden Gate Bridge, impressionnant ou pas tellement ? Il le précisera plus tard… ses préoccupations du moment sont d’un autre ordre !







          Allez, Pioupiou, papa, maman…

                 votre appartement (et votre lit!) vous attend(ent)…



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        Publié à 09:36, le 29/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        Escapade du week-end... dimanche.

        Suite de notre découverte territoriale, nous nous dirigeons vers la forêt pétrifiée de Calistoga… Hallucinante, dame nature… Quelle composition méticuleuse, un trompe l’œil de toute élégance ! Nous pénétrons dans le parc et visualisons, agencés en éléments décoratifs, deux troncs sur leur flanc… parieurs, faites-vous connaître… un de ces spécimens est resté de bois, son voisin, âgé de 3 millions d’années possède un cœur de pierre. A s’y méprendre ! Seule la complicité au sein d’un couple extrait de nos cinq sens permettra un verdict sans appel, notre acuité visuelle se sentant dépourvue au moment de la délibération, le toucher lui porte main forte… le morceau de séquoia occidental avait accumulé la chaleur du jour, son voisin d’orient aurait pu frissonner si la matière qui le compose ne l’en eut empêché ! … Ils étaient repérés !

        Petite parenthèse scientifique pour les intéressés (et je sais qu’il y en a), ces arbres se sont couchés suite à une éruption volcanique et furent ensevelis dans ses cendres. Au fil des siècles, les troncs se sont transformés, cellule par cellule, essentiellement sous l’effet des eaux chargées en sels minéraux qui s’y sont infiltrées, pour devenir des blocs de silice ayant préservé chaque détail de la structure d’origine du végétal.


        Une autre histoire d’éruption succède alors à notre visite aux fossiles de conifères. Nous poursuivons en effet notre chemin vers ‘Old Faithful Geyser’ qui appartient au cercle élitiste des 3 geysers au monde qui jaillissent avec régularité. La hauteur atteinte par la colonne d’eau brûlante est de 18 mètres et se fait remarquer durant quelques minutes avant de céder la place au jet à venir trois quarts d’heure plus tard… Ouf ! Nous avons assisté à deux éruptions… chronométrées… tip-top, bonne tranche horaire…, précision existentielle s’il en est car un espacement dans le temps est, paraît-il, indice fiable à un tremblement de terre en préparation  !

        Après avoir profité des rayons solaires illuminant ces deux sites, nous nous enfonçons dans une épaisseur de brouillard à couper au couteau … Plus on se rapproche du Pacifique, plus les intentions d’y glisser un orteil se raréfient… Ceci dit, je vous rassure, il n’a jamais été question de tenter l’expérience ! Quelle purée de « Pouah ! », on n’y voit rien ! Il semblerait, d’après notre guide papier, qu’il y ait un phare offrant une vue intéressante pour savourer les migrations des baleines à l’horizon… Je pense que ce jour-là (et il ne doit pas être le seul dans l’année, ce lieu étant répertorié le plus venteux et le deuxième point le plus brumeux d’Amérique du Nord !) notre ‘Michelin’ n’aurait eu aucune peine à nous faire avaler n’importe quelle salade sur un quelconque trésor enfoui dans ce nuage nous mangeant tout crus !

        Soit, ne nous y aventurons pas… poursuivons plutôt notre route afin d’observer une colonie d’otaries qui, elle, a décerné cinq étoiles à ce rivage qui lui sert de résidence secondaire. Les mammifères marins se disputent la couche de sable… nous ne marcherons pas sur leur plate-bande…

        A demain again !



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        Publié à 10:11, le 28/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        Escapade du week-end... samedi...

        Expédition réussie, nous sommes de retour ! Notre courageux trio a bravé le mur météo, l’a perforé, s’est infiltré… de l’autre côté… soleil mitigé ou nez dans les nuages, les deux se sont présentés mais n’ont rien empêché…

        Souvenez-vous, décision avait été prise d’aller embrasser le rivage de l’océan Pacifique… Préalablement, notre chemin était criblé de points d’intérêt aussi divers qu’enthousiasmants, à commencer par l’itinéraire prisé en sens est-ouest à travers les vignobles régionaux. Un plaisir pour les yeux (l’heure tardive ayant étouffé toute dégustation dans la carafe), les ceps alignés les uns aux autres, entrelaçant les extrémités de leurs branches tendues à l’horizontale, en parfaite connivence afin d’offrir le meilleur de leurs fruits aux amateurs…      Paysages agréables à perte de vue dans le ‘Wine Country’…

        Près de chez nous aussi, un vignoble, certes plus modeste, trouve sa place… Une occasion pour Aymeric de recevoir sa leçon de viticulture à chaque passage de roues à proximité du champ. Quel sentiment de devoir accompli donc, lorsque, au regard de ces arbrisseaux, notre tout jeune élève tire de son dictionnaire fictif le vocable adéquat « vigne » et que la suite logique (hé, il n’a que deux ans, hein  !) qu’il propose à l’amorce de phrase « Sur les vignes poussent … » est le mot « yèyin », on applaudit à deux mains (ça, je laisse aux étudiants américains jouant la carte de la frime en pédalant sans poser sur le guidon leurs menottes bronzées… pour ma part, rien que d’y penser et la roue avant de ma bécane pivote d’un quart de tour  !).

        Dopée par ce succès et trépignant d’impatience à l’idée de partager ce bonheur avec le papa du petit, c’est tout sourire et après avoir encouragé mon fils d’un clin d’œil complice , que je vois se dessiner de part et d’autre de la route les ceps, figurants de notre mise en scène de savoirs…

        La question de base s’impose d’elle-même : 
             « Aymeric, qu’est-ce qu’il y a là ? »
        … le petit de répondre :
             « Vigne »
        … vient alors l’instant d’une rare intensité :
             « Sur les vignes poussent… »
        … et la suite logique, exempte de toute erreur depuis, oh, impossible d’en déterminer la date :
             « Pioupiou ! ».

        En voilà un dont le concept d’être né dans un chou n’effleure pas le moins du monde l’esprit !

        Notre première journée de vagabondage se clôt non loin de Sonoma, charmant village de la vallée… décor emprisonné au fil des minutes par la pénombre d’une nuit qui s’annonce régénératrice (nous savourerons en effet le confort d’un lit digne de ce nom… le matelas d’air, c’est bon pour un temps… un petit, tout petit temps  !)…

        A demain…



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        Publié à 10:23, le 27/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        Aléas du temps ... même californien!

        Notre météo endosse le costume de girouette… et nous n’aimons vraiment pas ça  ! Ce rôle ne lui convient pas. Impossible cependant de lui faire entendre raison… Si les gouttes de pluie possédaient des écouteurs, l’information aurait certainement déjà été publiée dans un des magazines généreusement cotés ‘Nature’ ou ‘National Geographic’ ! Il n’en est rien, j’en déduis qu’il est inutile de tenter le dialogue, nous subirons les caprices du temps, pardi.

        Quel pouvoir entre les mains du critère ‘climat’  ! A lui seul, il a déjoué nos plans établis pour un week-end qui trouvait prolongement de vingt-quatre heures grâce à l’entrée en scène du Memorial Day ! Fils et mari profitent (et moi, je reste solidaire de mes hommes) d’un jour off ce lundi, dernier du mois de mai, congé officiel commémorant hommes et femmes tombés au combat.
        Trois jours sans contrainte permettant le verdict sans appel de prendre la poudre d’escampette à bord d’un quatre-roues (non, non, pas une toto… mettez vos dictionnaires Pioupiou à jour, s’il vous plaît, le petit prononce à présent ‘auto’ sans discernement avec notre vocabulaire entraîné d’adultes !), direction assurée (le soleil rit dans notre ciel bleu azur)… direction probable (le ciel se voile, ne permettant plus à notre astre qu’une esquisse de sourire)… direction sur la sellette (mais où sont passés les rayons lumineux ?) … direction annulée (grisaille, vent, pluie, froidure… 12 voire 13 degrés…. ! Mais où sommes-nous donc ? Quel scénario médiocre !) … direction à projeter : le parc Yosemite… qui s’éloigne… un peu plus à chaque rafale… un peu plus à chaque bille d’eau venant s’écraser sur le sol californien…

        C’est le gouvernail à l’opposé qui siéra le mieux avec ce dictat météorologique… Tous à l’ouest, plongée de quelques degrés latitude sud, zone ‘San Francisco’ en ligne de mire… Oh là, pas de précipitation (sans s, parce que celles qui imposent le pluriel sont, vous le déplorez autant que nous, bien présentes dans notre champ de vision !), chat échaudé craint l’eau froide … nous décidons de ne pas tirer de plans sur la comète, les précisions de notre emploi du temps (grrrrr … mais non, pas celui qui nous a placé des bâtons… de pluie… dans les roues quadruplées de notre moyen de transport) se laisseront découvrir petit à petit, au gré du vent…

        Pour l’heure,  lecteurs et acteurs sont à égalité d’informations mais l’inévitable décalage horaire et le temps d’écriture joueront un rôle essentiel en faveur des seconds … Quoi qu’il en soit, l’avenir très proche nous dévoilera au goutte à goutte ce qu’il réserve à notre trio en vadrouille…

        A bientôt.



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        Publié à 02:20, le 24/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        22 mai... 12h43...
          
           Happy Birthday, Aymeric !  


                                                  2 ans déjà...


                        Autant de bisous que tu voudras...

                                                   Maman et papa... 



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        Publié à 12:43, le 22/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        Histoire de vin... californien.

        Grrr, je mords ! Quel manque de savoir-vivre, ces Californiens… qui nous font prendre, sur la cafetière, quelques années de plus, zou, d’un revers de la main dirigé vingt pouces (excusez du peu, ce sont leurs unités de mesure qui font perdre pied) au-dessus du tapis roulant … ou d’un glissement de bouteille de droite à gauche, devrais-je dire… de bouteille de vin, serait-il nécessaire de préciser !

        Ca y est, pensez-vous, elle a bu (hé là, gare à vous, Olivier et Marianne ! Vos pensées voltigent trop distinctement par delà l’océan !)… Oui, je pourrais (nous pourrions ! Je refuse de porter le bouchon de Liège... heu, liège... pour le couple)… Si la cause de ce désappointement prenait source dans un passé de quelques heures, d’accord, j’aurais pu défendre la thèse qu’ayant abusé des rayons solaires de l’endroit, l’élasticité de notre épiderme avait cédé, nous octroyant, de ce fait, une bonne poignée de bougies supplémentaires à souffler sur nos gâteaux (qu’ils ont bleu turquoise, voire vert fluo, à l’étalage) mais l’incident se produit et se reproduit incessamment depuis que nous assurons nos emplettes exhaustives (à savoir déjeuner, dîner, souper… nos désagréments faute au dernier mentionné !) dans cet état d’adoption : le geste machinal, assimilé en Louisiane, d’exposer notre carte d’identité lors de chaque passage à la caisse accompagné du breuvage mentionné dans le paragraphe de tête n’a plus de raison d’être en Schwarzieland ! Autant nos vingt et un ans ancestraux ne trouvaient preuve qu’apposés noir sur blanc sur notre document identitaire en ‘territoire alligator’, autant au pays des oranges, l’idée même que nos visages puissent flirter avec l’âge critique prohibitif d’alcool (et j’acquiesce ces mesures préventives) ne semble pas effleurer l’estimation des caissiers à notre égard !

        Conclusion : Soit des comparaisons photographiques 2007 -  2008 sont dorénavant à exclure sous peine de choc émotionnel irréparable , soit l’esprit critique associé aux facultés de notre tête bien faite se doit de mentionner, tout simplement, les divergences de code pénal entre états américains en la matière ! Croisez les doigts pour que la seconde hypothèse se vérifie !

        Quoi qu’il en soit, les vignes du pays proposent de doux produits, et tant que nous foulerons un sol identique à celui de ces ceps, seul le fruit de leur travail honorera nos palais (dans cette catégorie de boissons, rassurez-vous).

        Un autre jus, de pommes celui-là, vient trouver acquéreur en nos papilles gustatives… Le marché des fermiers déployant ses ailes bi hebdomadairement dans le parc central de notre agréable bourgade, nous profitons de l’opportunité pour glisser dans nos paniers les vitamines hébergées chez les fruits et légumes nous tentant de leurs cageots. C’est dans cette allée de senteurs fraîches que nous repérons la botte de poireaux nous faisant du pied, les oranges qui nous octroient une teinte écarlate dès la première gorgée de leur liquide inséparable de notre déjeuner, les framboises et autres myrtilles dont Aymeric utilise le critère petite taille pour établir le climat de confiance propice afin d’engloutir jusqu’à la dernière d’entre elles, le jus de pomme à tomber par terre avant l’automne (le vrai jus de pomme, l’authentique, le concentré de concentré !) et enfin, laissons éclater notre joie devant l’ultime article de choix : le pop-corn sucré, salé … un régal qu’il se doit de fractionner équitablement dès les trois dollars abandonnés entre les mains de l’artiste qui les a vus naître…

        Les plans végétaux établis… reste la quête d’une viande de qualité à clore mais là, à moins d’attraper la bête nous-mêmes, le pourcentage de réussite semble bien maigre…

        Enjoy !



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        Publié à 10:01, le 21/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        Tranches de vie californienne...

        Vendredi soir… est-il possible que les semaines défilent si vite, ici aussi ? Presque deux mois que nous avons pris possession du territoire américain,  cinq semaines pour faire connaissance avec notre ville d’adoption, Davis, douze jours d’école pour notre petit garçon… Mais aussi… Ces neuf heures qui nous décalent par rapport à votre quotidien, ces neuf heures qui à elles seules donnent le ton. Nous entendons la voix du petit en guise de réveil matin tandis que votre journée de labeur se clôt, la concentration est optimale lors de la rédaction des mails aux amis afin de jongler sur les temps de conjugaison qui permettront à tout un chacun de saisir le message envoyé, nous traînons en longueur les journées de nos liens skypiens, trouvant intersection lorsque le soleil est au plus haut dans notre ciel , la nuit tombante pour eux…

        Là, les lettres prennent vie sur mon écran… la lumière du jour naissant viendra bientôt suggérer à vos paupières de la laisser s’infiltrer…

        Et lorsque mes phalanges s’en iront se reposer… vos yeux viendront évaluer le travail qu’elles auront mis à cœur de vous proposer…

        La vie à Davis, donc…


        … C’est, en priorité, Frédéric qui enfourche son vélo le matin pour se rendre au labo des sciences animales de l’université toute proche. Un quart d’heure d’échauffement physique avant d’entamer les manips accordées à ses hôtes de marque, à savoir des esturgeons en provenance de la baie de San Francisco (pour sûr qu’ils y étaient mieux… stars d’un instant, oui, mais une fois réduits à l’état de miettes éparses, les temps ont déjà été meilleurs  ! … Cependant, quel honneur de faire partie de la sélection des individus qui feront avancer la Science ). Quelques mois de maniements de machines à la pointe et la spectrométrie de masse n’aura plus aucun secret pour notre chercheur, déjà arrivé en territoire californien avec un bagage solide dans le domaine


        … C’est Aymeric qui a entamé son parcours d’écolier, un belge parmi les américains (un petit Joshua aimerait devenir son ami mais s’il continue à penser que notre Pioupiou s’appelle ‘Cramique’ , son objectif de rapprochement semble voué à l’échec ! Soit, le papa du petit, sceptique quant au prénom que son fiston lui rapportait, est venu me saluer, en éclaireur, afin de corriger le tir … la situation va sans doute se débloquer!). En attendant, les larmes de notre enfant font partie du passé… mercredi, j’ai même du utiliser la ruse des crêpes (j’ai été bien inspirée ce matin-là, en extirpant ma poêle miniature de l’armoire !) afin de récupérer notre enfant, installé sur une fusée dans la petite cour jouxtant sa classe. Une séance musicale est prévue chaque vendredi, moment privilégiant le toucher d’instruments par les enfants (la semaine dernière, les petites têtes blondes, brunes et la rousse , se sont adonné aux joies du xylophone) ou les danses libres encore hésitantes émanées des mélodies d’un guitariste accueilli pour cet instant d’éveil acoustique et rythmique.


        … C’est l’épouse du premier, la maman du second, ne cherchez pas, c’est moi… qui profite de cette parenthèse savoureuse pour apporter l’eau et les muscles nécessaires à mon projet sportif « retrouvailles natation synchronisée dès septembre»… en enfilant mes basquets ‘jogging’ indispensables à la condition générale deux fois par semaine, en traçant des longueurs de piscine selon une fréquence identique à la précédente activité, en me transformant en iceberg  dans le bassin miniature de notre complexe locatif afin d’y exercer la technique indispensable au sport visé… là, si j’y plonge hebdomadairement, c’est que rien ne pourra venir effriter ma motivation ! … Une eau glaciale, horrible, frigorifiant peau et envie d’y incorporer plus d’un centimètre de votre corps … Il aura fallu dix épouvantables minutes avant que la pointe de mes cheveux prenne à son tour contact avec ce liquide à la limite du solide… (Je sais maintenant pourquoi c’est ma petite personne qui aura inauguré ce trou rempli d’eau et non un de mes nombreux voisins !). Sur ce, l’effet ‘souffle coupé’ occulté et la fonte des glaces paralysées sur mon cerveau ayant permis la réapparition de la raison de cette séance de cryogénie, c’est tête en profondeur, orteils surplombant la surface, que je fis plus ample connaissance avec mon hôte transparent… Durée de l’entraînement (voire de l’expérience scientifique) ? Un quart d’heure top chrono !… A  la semaine prochaine (Toquée ou motivée ? Le débat est ouvert…)! Frédéric m’a déjà annoncé qu’il m’y suivrait… hum, au mois d’août …

         

        … C’est la famille au complet qui… s’y plaît  !


        Bisou d’ici et maintenant !

        Oh oui, … c’est aussi plus ou moins 38 degrés à supporter ces derniers jours… un petit aperçu des températures que nous connaîtrons régulièrement en été…

        PS  : L’informatique reste l’informatique, maintenant que nous avons internet… c’est le blog qui connaît un buzz… cela fait plusieurs jours que les photos ne se téléchargent plus… Patience donc avant de retrouver nos sympathiques frimousses à l’écran…



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        Publié à 08:26, le 18/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        Happy Mother's Day!

        Deux fleurs ‘papier de soie’ enfoncées dans un vase fait main… une carte affectueusement dressée à leur côté… et, couchée sur ce carton précisément plié, une poésie… qui m’a emportée…

        Voici ce qui trône fièrement sur la table de notre appartement californien depuis peu… Le premier cadeau ‘fête des mères’ sorti tout droit des petites menottes de mon enfant… Ca y est, le cœur de maman a chaviré…

        Ce si précieux présent, vous l’aurez deviné, a été confectionné au ‘Tender learning care’, la petite école américaine qui accueille chaque jour notre Pioupiou…

        L’école, justement… Aucune larme n’a coulé sur les joues de notre garçon lorsque son papa et moi l’avons quitté lors de sa grande rentrée (souvenez-vous, c’était le premier mai). J’imagine néanmoins l’émotion retenue pendant cette matinée innovatrice à la teinte rosée qui prit place sur son visage et aux yeux dont l’humidité soudaine ne demandait qu’à s’échapper quand le petit bout m’a vue pénétrer dans le jardinet qui fut son domaine tout neuf de quelques heures… « Oui, maman vient bien me rechercher… Usha (mon instit préférée, une madame d’origine indienne) me l’avait bien dit… mais les mots qui parvenaient à mes oreilles sonnaient si bizarrement… on aurait dit une langue étrangère !… Ah ! Serait-ce cela, l’anglais dont on m’a tant parlé? ».

        Ce premier jour, justement… Celui qui vit revenir notre grand garçon avec… une pierre… mais pas n’importe quelle pierre ! Celle-là même que les premiers coups de pinceaux imprécis de notre artiste en herbe sont venus chatouiller jusqu’à ce qu’elle en devienne rouge d’hilarité ! Une fois franchi le seuil de l’appart, Pioupiou fut placé sur la terrasse, droit comme un i, caillou en exposition dans sa main créatrice, afin de numériser l’œuvre… (En fait, je vous octroie un éclat de rire face à cette étrange idée maternelle, je tolèrerai, je comprendrai  !).

        Ce travail scolaire, justement… ajoute dorénavant une légère masse à l’étagère de rangement… mais gare à celui qui l’égare !

        Et en parlant d’égarement, justement… S’il est bien une peluche dont nous nous devons dès à présent de suivre la trace, c’est Doudou… qui accompagne Aymeric quotidiennement dans sa classe, patte dans la main, joue contre joue… Eh oui, sans ce petit animal immaculé (dans les trois minutes qui suivent son passage en machine), que les larmes écoulées la semaine passée au moment de l’au revoir auraient été difficiles à sécher… Je vous rassure néanmoins (et moi aussi, puisque l’occasion m’en est donnée ), hier et aujourd’hui, le puits semblait tari… Lundi, des recherches ont même été organisées afin… de retrouver Doudou ! … Pioupiou retournait sans lui… Le pauvre ours (ou chien, nous n’avons jamais vraiment su) siégeait, recroquevillé, sur le toit du camion favori du petit, dans l’ombre du toboggan…

        Le toboggan, justement… n’a rien d’intéressant !

        « Bye bye, kikol ! Tantôt, kikol ! ». (Impossible de terminer cet article par d’autres mots… Ils clôturent infatigablement chaque matinée scolaire de notre Pioupiou… qui les entonne, cheveux au vent, dès que maman procède au coup de pédale initial le ramenant vers son petit nid douillet… La sieste n’est pas loin… Le petit écolier va se reposer, Doudou logé contre son cœur…).

        Smack…



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        Publié à 10:55, le 13/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        San Francisco, nous voilà... dimanche...

        Dimanche se lève…

        « Ding »… « Ding ding »… Le ‘cable-car’ prend place dans nos rêves… le tintement de ses clochettes est léger… 

        « Ding »… « Ding ding »… Le cable-car radote… le son devient plus audible… ce n’était pas un rêve…

        Mes yeux se tournent vers l’est… la tête de Pioupiou dépasse de son lit, le petit m’aperçoit et son habituel sourire du matin s’étire sur son visage…
        Mes yeux pivotent à l’ouest, … rien à l’horizon… calme plat, il faudrait encore quelques minutes pour que Frédéric juge sa nuitée suffisante… réveil pénible lorsqu’on s’emploie à mettre la main sur des livres francophones dignes d’être dévorés dans la librairie quatre étage limitrophe jusqu’à plus d’heure. Bon (ou plutôt pas bon), les bouquins susmentionnés recouvraient quand-même un présentoir… du classique, rien que du classique (chacun ses goûts, vous aurez compris que les nôtres s’éloignent de ces pages) et UN thriller science-fiction… commencé dans l’avion qui nous ramenait de Louisiane, l’an passé, Aymeric et moi, et achevé lors de mes heures ‘spécial décalage horaire’ à tuer au beau milieu de nos nuits belges… et lu ici-même il y a quinze jours par Frédéric  ! Finalement, nous sommes peut-être bien enlisés dans un cauchemar… (Mes quatre livres étant achevés depuis au moins une semaine, je n’ai plus rien à me mettre sous la dent lorsque je me fais rôtir sur la terrasse pendant la sieste de Pioupiou… Mon mari a une marge de sécurité, lui, un tome non feuilleté reste à son actif). Qu’importe, ceux d’entre vous qui connaissent Frédéric ont déjà compris que, parti dans l’intention d’acquérir une nouveauté, il n’admettrait aucunement de revenir les bras ballants… C’est donc un jeu de dés qui passa la porte en sa compagnie, le ‘Yathzee’ .

        Soit, ce matin (un peu frisquet… le gilet acheté la veille pour le petit vient à point…), nous empruntons à nouveau le moyen de transport le plus chouette de la ville en direction de la baie… Notre dessein dominical était la visite de la célèbre prison, il s’est métamorphosé en virée dans un sous-marin (peut-être pour accéder discrètement aux geôles… ?), faute de temps… Alcatraz patienterait. 

        Du haut de ses presque deux ans (le 22 de ce mois !), notre Pioupiou voit son escarcelle ‘moyens de transport’ se remplir de façon impressionnante ! Dans le dernier en date, il a particulièrement apprécié le passage des portes taillées sur mesure (entre nous, j’imaginais bien qu’un sous-marin ne possédait pas les critères yacht de croisière mais à ce point… c’est tout rikiki la largeur de cette machine ! Par contre, le calibre des torpilles, lui, laisse quand-même sans voix les profanes que nous sommes.). Ah oui, Frédéric a eu le mal de mer … lorsque son oreille droite a surplombé de 7 degrés la gauche… (Je sens que cette fois, il ne va plus prendre le temps d’imprimer les maintenant célèbres affichettes WANTED KARIN , si près du pénitencier préféré des grands malfrats, il aurait tort d’hésiter !... Je vous glisse l’info, on ne sait jamais, si mon mari prétextait une raison ridicule à mon retour postposé parmi vous ! Faites intervenir l’ambassade… merci !).

        L’instant zoologique de notre week-end fut consacré à la colonie d’otaries ayant élu domicile sur les pontons flottants amarrés au quai. Des dizaines d’éléphants de mer affectueusement amoncelés, luisants sous l’effet conjugué de l’eau et du soleil, se prélassent sans se soucier de l’environnement qui les entoure… Immobiles la plupart du temps, ils pourraient presque passer inaperçus si leurs cris peu discrets ne laissaient sous-entendre leur présence.  

        C’est sur ces images animalières que notre séjour à San Francisco s’achève, notre navette n’attendra pas les retardataires… Nous embarquons…

        La gare ferroviaire d’Emeryville pointe le bout de son nez, à nous maintenant de faire preuve de vigilance, seule la voix féminine sortant des haut-parleurs indiquant l’ordre dans lequel les trains arrivent, le numéro annoncé ne correspondant pas à celui inscrit sur la machine… bienvenue sur les rails américains ! 

        Une heure trente plus tard, nous revoici à Davis… quelques degrés supplémentaires nous y accueillent et nos vélos, patients, n’ont pas bougé d’un rayon… Nous enfourchons nos fidèles deux-roues… C’est reparti, on pédale, on pédale, on pédale… cette fois en savourant le paysage et le vent léger offert par notre allure…

        A la prochaine fois, San Francisco, nous reviendrons te voir…

        Date historique : ce samedi 10 mai 2008, internet fonctionne au sein même de notre appartement! ... Là, c'est vous qui pensez rêver!  ...    de joie!

         



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        Publié à 03:19, le 10/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        San Francisco, nous voilà...

        Bonjour à tous…

        Nous projetions d’aller fouler le sol de San Francisco depuis quelques jours, concrétisation réussie même si un couac dans les prémices de notre escapade du week-end a bien failli nous abandonner sur les pavés de notre petite ville d’accueil.

        La nuit de vendredi à samedi fut délicieuse pour notre réveil, lequel jubilait rien qu’à la pensée d’exercer peu après l’aube la mission que nul autre n’accomplit mieux que lui, proposer la position verticale aux habitants de la chambre dans laquelle il reçoit le gîte en échange de ses cauchemardesques services .

        6h29 : la mécanique est aux abois, à 59 secondes de l’extase…
        6h30 : Je commence le dialogue par la seconde moitié « Oh non, pas déjà ! ».
        Et enfin, la phrase (pour notre empêcheur de somnoler jusqu’à plus soif, c’en est une) : « driiiiiing », en appuyant sa réitération : « driiiiiiing » !
        6h30 dépassées de 12 secondes, seul le ‘tic-tac’ incessant se faisait toujours entendre, Frédéric, plus proche de l’instrument de torture, lui ayant asséné un coup de poing sur la cafetière afin de ne pas devoir supporter son troisième appel.

        L’obéissance fut néanmoins de mise, le train à destination de San Francisco arrivant en gare de Davis à 7h55, pas question d’adopter une allure d’escargot.

        Hop, activation maximale chez les Silvestre en exil… Notre Pioupiou en pleine forme (mais comment fait-il ?), ses parents se traînant un peu plus , en gardant toutefois une motivation non négligeable à l’idée de poser valise en vadrouille pour le week-end…

        Un dernier coup de clef dans la serrure, garant de nos deux chaises longues et demi meublant l’appart, les escaliers descendus quatre à quatre (pour Aymeric, quart par quart… dans ce sens, en tout cas, parce qu’en montée, c’est le plus fort !), youp, le temps d’ôter les cadenas des vélos… hop, Pioupiou sur le mien, hop, le gros sac noir dans mon panier avant (achat essentiel pour l’activité ‘magasin’, souvenez-vous !)… finalement, pas hop pour le sac noir, trop imposant… échange avec le second cycliste, sac noir pour Frédéric, sac gris plus rikiki pour moi… ok, direction la gare, 20 minutes de pédalage haute intensité (nous étions un peu juste quand-même au niveau du temps… j’imagine certains visages moqueurs…)…

        Point positif, les rues un samedi matin à Davis, c’est comme une piste de bowling attendant le lancer de la boule à trous…

        Ouf, voilà les rails… marche arrière, on a loupé la rue… C’est reparti, vite, vite (pffffff, des cuisses matinales, sans échauffement, lancées à du … à l’heure, avec une masse à l’avant et une autre non négligeable à l’arrière, les crampes ne sont pas loin … moins loin que San Francisco !).

        Synchronisation (trop) parfaite, nous pénétrons dans le parking vélo simultanément avec l’entrée en gare du train qui nous intéresse ! Frédéric accroche son vélo tandis que je peine à escalader la trop haute bordure avec le mien, surchargé de toutes parts,… mari et femme se croisent, l’homme entamant un sprint jusqu’aux guichets, son épouse, (enfin) face à face avec une barre restée inoccupée, écarquillant les yeux d’effroi… Noooooooooooooooooooon…, vocifère en espérant surpasser le boucan offert par la machine sur rails : « Reviens, la clef de mon cadenas est dans le sac… noir !!» (Celui-là même, sensé être en ma possession mais qui fut troqué contre son homologue plus svelte en dernière seconde avant d’enfourcher les bécanes !). Cris portés en vain… Frédéric ressort du bâtiment une minute plus tard, prenant la direction des quais… Le train… toujours à l’arrêt… Je transforme (pour la bonne cause) Aymeric en sac à patates, zou, sous le bras, presque à l’horizontale, tel un avion au décollage (et à d’autres occasions aussi, il semble que ce soit plus confortable pour les passagers !)… et entame à mon tour un sprint jusqu’au quai (notre fils riant de bon cœur)… pour annoncer l’excellente nouvelle, à voix d’homme… à mon homme…

        … Censure… Good bye, train…

        Nous revoilà, plus posés… à tâter le terrain, San Francisco ? Pas San Francisco ? …

        Ø      San Francisco, évidemment (Ceci dit, en temps direct, ce n’était pas si manifeste). Oh, plus qu’une heure et demie à attendre… Ca va encore, finalement, smile !

        9h25 (quand-même 3 heures après l’appel du réveil), nous embarquons dans un train à destination de la cité du Golden Gate… enfin, presque, cette ville n’étant plus desservie par rails, nous avons pris une navette bus à Emeryville pour poursuivre l’itinéraire.

        11h30, nous posons les trois paires de semelles sur les pavés de notre projet week-end. Prise de points de repères, nous entamons une marche dans le quartier des affaires pour nous diriger vers Union Square où se trouve notre hôtel (celui-là même qui avait accueilli Frédéric, parti en éclaireur, l’an passé.). Le contretemps du matin se rappelle alors à nous… à peine arrivés, la sieste du petit nous fait du pied. Nous prenons donc possession de la chambre, un lit voyage est préparé et notre Pioupiou, installé depuis une poignée de secondes, ferme les yeux…. Mon homme me suggère alors d’en profiter pour flâner dans le quartier aux mille boutiques (plus renommées les unes que les autres… allais-je trouver une enseigne qui plairait à mon portefeuille ?).

        Je débute mon vagabondage, semblable à Julia Roberts dans « Pretty Woman » (les cartes de crédits offertes par Richard Gere en moins , raison pour laquelle, sans doute, les phalanges composant les extrémités de mes mains semblaient légèrement plus libres que celles de l’actrice lors de mon retour à l’hôtel), léchant les vitrines à la recherche d’affaires en or… notre écolier tout neuf aurait certainement besoin de l’un ou l’autre vêtement supplémentaire (ça pousse, à cet âge-là… l’énergie solaire accumulée ici agirait-elle sur la croissance de nos bambins ? Les habits importés de Belgique nous donnent déjà l’impression d’appartenir à Ken… mais si, vous connaissez, le mari de Barbie. Haaa !). Après une heure de quête infructueuse, mes yeux se posent finalement sur une façade alléchante, une galerie commerciale dont la superficie doit certainement accueillir le magasin (si pas de mes rêves) de mon budget… 5 étages au dessus de ma tête, un perdu sous mes pieds… si je ne trouve pas ici, la seule issue possible sera l’abdication, bredouille… Mon intuition est la bonne, je me dirige vers les panneaux informatifs (à peu de choses près, des cartes routières de Californie, vu le nombre de patelins et autres bleds perdus indiqués), … moment de repérage… Voilà, six magasins entrant dans la catégorie prospectée : ‘KIDS’. C’est vers l’un d’eux que le courant m’entraîne… quelques minutes de fouille organisée taille 2 ans… et je ressors, deux pantalons, trois t-shirts, un sweat et un gilet à l’actif de notre garçonnet.

        Il est temps pour moi de retourner compléter le trio familial mais avant cela, je m’arrête devant une vitrine… tentante, aguichante, affriolante …  pour sûr, je ne vous parle plus de prêt-à-porter mais bien de … pralines… une sélection toute en finesse de petites formes chocolatées dont la provenance belge tient une place non négligeable à l’étalage ! Je reste là, à contempler ce paysage appétissant, me demandant si je franchis le pas d’en acquérir une parcelle dont le centimètre carré a certainement subit la hausse imcacaotière ces dernières années… Décision est prise de discuter de l’investissement en famille… Viiiiiiite, à l’hôtel, un plan stratégique doit être établi…

        Je dois m’y reprendre à trois fois pour que la version masculine première génération de la chambre 521 réponde à mon cognement de porte. Si j’avais su quel scénario se tramait là, j’aurais autorisé mes jambes à parcourir quelques rues supplémentaires, mieux, je me serais octroyé une ou deux douceurs dont je vous vantais le pouvoir d’attraction ci-dessus… Les yeux de Frédéric étaient sortis de leur orbite lorsqu’il dégagea le loquet de sécurité de notre chambre , lui aussi profitait des bienfaits de la sieste ‘du petit’… !

        … Aymeric s’éveille, Frédéric, lui, reprend la position carpette… pour une seconde mini séance de sommeil, sans toutefois en abuser… Tout le monde debout, le tintement des clochettes du ‘cable-car’ parvient à nos oreilles... Impossible de troquer ce moyen de transport renommé contre les grands classiques (pourtant nombreux, ici) tels que bus, trams, métros ou taxis…

        C’est munis de notre multipass que nous prenons place en queue de peloton de l’impressionnante file du car typique. Les secondes s’égrainent… nous grimpons et pénétrons en cabine (avec l’étrange sentiment de proximité ressenti par des sardines en boîte). « Ding », un coup, signal du convoi à l’arrêt… Les derniers passagers prennent possession des marchepieds extérieurs. « Ding-ding », deux sons de cloche consécutifs, le machiniste fait se mouvoir l’appareil… parfaitement à plat dans un premier temps… et soudain, moment tant attendu… l’inclinaison grappille quelques degrés (voire plus !), rappelant à cette rue Powell sa situation de connivence avec les célèbres collines de San Francisco ! Centimètre par centimètre, nous prenons de l’altitude, … la traversée d’une chaussée perpendiculaire aux rails (endroit spécifique où les navetteurs arrivés à destination cèdent leur siège aux piétons désireux de profiter du déplacement sans effort qui s’offre à eux), replace chacun à niveau, quelques secondes de répit avant l’obliquité suivante…

        Terminus atteint un bon quart d’heure plus tard, nous descendons à Fisherman’s Wharf, le quai du pêcheur, que notre famille longe à pieds, le temps de s’imprégner d’une légère sensation de mer du Nord. Illusion balayée d’un revers de la main au moment où, sur son île célèbre, la prison d’Alcatraz distinguée des rochers par un tracé significatif, se dessine sous nos yeux. Quelques minutes de pourparlers nous sont alors nécessaires afin de convaincre les geôliers imaginaires de libérer notre fils, prisonnier volontaire des barreaux d’une cellule plein air (pas sûr qu’Al Capone ait pu choisir, en son temps, un cachot avec terrasse ! D’accord, mais Pioupiou n’a rien à se reprocher, lui !)… Voyez plutôt la photo ci-jointe, pauvre enfant… Heureusement, son papa a le bras long…

        Un bus nous accorde dix minutes de repos, temps nécessaire pour achever le parcours… le Golden Gate prend place dans notre champ de vision. Là, les avis divergent, Frédéric trouve que ce pont donne parfaitement l’impression de longueur qui lui est accordée, à savoir 2,6 km, pour ma part, je l’aurais estimée à la baisse, Pioupiou, excellent médiateur, agrémente chaque opinion d’arguments positifs non discutables.
        Soit, vu l’heure avancée à laquelle nous entrons en contact visuel avec l’édifice, rassurons nos voûtes plantaires, l’objectif de traverser ce pont à pieds est revu à la baisse, nous nous arrêtons au premier des immenses pilonnes jumeaux.

        Samedi se couche… (Pas sans omettre de vous annoncer que des pralines ont trouvé refuge dans nos trois bouches à la nuit tombée…).

         



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        Publié à 10:56, le 8/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        Plongeon du trio...

        Tous à l’eau…

        Les conclusions de mon rapport millimétré ‘piscine plein air’ ont du ravir les hommes Silvestre, la famille ayant décidé à l’unanimité de profiter des bassins tempérés de la REC pool dimanche dernier (pour la date, ne soyez pas pointilleux, à cette allure technologique, nous aurons bientôt des anachronismes de premier ordre entre les faits vécus et votre temps de lecture, je suis en effet à deux palmes de noyer le modem supposé apporter une connexion de pointe dans notre appart, il nous nargue, nous nargue et nous nargue encore et toujours . Surtout, ne vous minez pas à propos d’une hypothétique inculpation pour attentat sur appareil informatisé, je plaiderai légitime défense et aurai pour témoin à décharge Frédéric, appelé à dénoncer la tension amenée insidieusement à surfer sur mes fibres nerveuses. En ce qui concerne Aymeric, nous brouillerons les pistes afin qu’il ne soit pas invité à comparaître, il risquerait, par sa naïveté enfantine, d’aller à contre-courant des dépositions parentales, il trouve ça chouette, lui, les petites lampes qui clignotent tantôt au rouge, le pire, tantôt au vert, le mieux… Impossible pour lui également de faire preuve de discernement dans les phases émotionnelles opposées qui se sont succédées devant ses yeux, la première quand sa maman a entamé la danse du feu indienne n’omettant de frôler de la voûte plantaire aucun ‘flumchon’ de la carpette recouvrant le living, sentiment positif dégagé lorsque le voyant ‘internet’ prit la couleur que nous attendions depuis plus de deux semaines, la seconde, plus répétitive, vous vous en doutez, à chaque fois que mon visage sélectionne sa plus belle teinte écarlate face à la silhouette rectangulaire couverte de blanc dont nous attendons un signe encourageant, voire plus, si affinité. Surveille donc tes arrières, modem, tu n’as pour seuls amis que deux fils te reliant aux prises de courant, aucun avocat n’acceptera de défendre ta cause perdue… Tu abdiqueras ou seras échangé sans nulle autre forme de procès !).

        C’est donc au nombre de trois que les maillots de bain ont pris possession du sac piscine, cette fois. Les crèmes solaires appliquées, vélos enfourchés, coups de pédales exercés, nous parvenons à proximité des étendues aquatiques éblouissantes. Pas de vent à cette occasion, seul le soleil nous tiendra compagnie . Pour adoucir un peu plus encore ce moment détente, nous entrons sans payer, tels des invités de marque (c’est vous qui le dites… ah non, c’est moi… je retire, si vous voulez), Frédéric et moi venant d’acquérir une carte de membre de l’unité sportive du campus, plus besoin d’exposer la monnaie (2,75 dollars par tête de pipe tout de même) pour accéder aux joies de l’immersion (en ce qui concerne Pioupiou, répit de deux dizaines de jours nous est donné, âgé de 2 ans, cling cling : 2,75 dollars, s’il vous plaît !). Les deux hommes ont bifurqué sur la droite, l’unique femme à gauche… rendez-vous à la sortie des vestiaires plus légers de quelques centaines de grammes, certainement pour ne pas connaître les sensations vécues par des pierres jetées à la flotte ! … Bloups, mon imagination me joue des tours et le petit, fraîchement sorti de sieste, a avalé sa dernière myrtille, c’est le moment de vous proposer une pause … Je vous retrouve un peu plus tard, le temps pour Aymeric d’aller faire ses galipettes journalières sur le module d’à côté… Je ne vous retiens pas devant l’écran, le petit en a facilement pour une heure, une heure et demi de montées et descentes de marches, glissades sur les toboggans, quatre-pattes dans le tunnel, passages de ponts, escalades de cubes etc… A tout à l’heure donc ! ...

        … Coucou, nous revoici, Pioupiou un peu moins fringant, certes, mais largement satisfait (il a accepté l’essai de la balançoire cet après-midi, l’expression de son visage me permet de vous faire part, sans prendre trop de risques, qu’il remettra le couvert dès notre prochaine visite à l’aire de jeux) et sa maman vous sollicitant un second break afin de préparer le souper, notre post-doctorant allant revenir de l’unif d’une minute à l’autre, l’estomac dans les talons (pourvu qu’il ne soit pas tombé plus bas sinon il endosse probablement maintenant le déguisement ‘crêpe agrémentée de traces de pneus’ !).

        … On va y arriver… Mes hommes sont rassasiés, Pioupiou a pris le bain avec son papa, pour ma part, j’ai pédalé jusqu’au campus pour vous, rien que pour vous, un nouveau message attend votre venue, tout frais téléchargé … Et enfin, un chemin ciblé dans le cône de pénombre impliquant un soleil pris en flagrant délit de traîtrise dans notre dos américain fut mon accompagnateur de retour vers notre appart exempt de toute effluve de … connexion (ben voyons !).

        … La piscine donc… Organisation de la séance : deux étapes bien nettes et facilement compréhensibles : 1) Frédéric profite de la garde rapprochée de Karin sur Aymeric pour aller tracer ses longueurs, temps accordé, trente minutes. 2) Karin profite de la garde rapprochée de Frédéric sur Aymeric pour aller tracer ses longueurs, temps accordé, trente minutes. Passionnant !

        De son côté, Pioupiou a exploité à cent pour cent notre chrono multiplié par deux pour apprivoiser le mini bassin aux bords irrégulièrement arrondis mis à la disposition des bambins de son âge. 10 centimètres de profondeur sur le pourtour, pente douce achevée au centre de la pataugeoire sur une bonne latte de 40 centimètres à partir de laquelle se dessine abruptement un petit îlot à peine protégé du soleil par quelques millimètres de flotte scintillante… I-DI-LI-QUE… PA-RA-DI-SIA-QUE… (…enfin, il ne faudrait pas exagérer non plus…bien que, si vous ajoutez à la carte postale les palmiers qui entourent ce petit lieu de rafraîchissement…).  Inutile de préciser combien de tours de cadran la trotteuse a du parcourir en attendant la fin des négociations ayant pour objectif de tirer notre petit garçon de sa baignoire plein air !

        Promesse fut faite d’y revenir bientôt…

        Bye bye…

        PS de taille : le 1er mai, notre Pioupiou a fait son entrée à la preschool, une quinzaine de petits américains dont l’âge oscille entre 2 et 3 ans font partie de la classe bleue, celle qui l’accueillera cinq matinées par semaines le temps de notre séjour californien… Waw, quelle étape … dans le cœur de sa maman ! (Chut, confidence entre vous et moi…).



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        Publié à 11:00, le 6/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        Piscines ouvertes...

        Plouf…

        Blup blup… ça y… blup blup… est… blup blup… l’ouverture officielle saison printemps – été 2008 de la REC pool est annoncée! Température à l’eau idéale, température à l’air… tout dépend de la séance d’entraînement relatée (j’aurais pu opter pour une irrégularité chronologique mais par simplicité, l’ordre sera respecté)… La prise de contact aquatique a failli connaître un ressac d’une semaine vu la météo mitigée qui s’est abattue sur nous deux jours d’affilée (nous avons même évoqué la Belgique, c’est pour dire!) … Bien évidemment, le soleil était présent (un ‘annual pass’ pour la Californie est en sa possession), malheureusement pour lui, il ne parvenait pas à lâcher la main sournoise d’un courant éolien pour le moins frisquet…

        Soit, je savais au plus profond de moi les portes ‘vestiaires’ de la piscine descellées, la promesse faite de plonger dans le bassin dès que l’opportunité m’en était donnée… je n’ai donc fait ni une, ni deux… maillot deux pièces, lunettes et essuie se retrouvèrent coincés dans la pénombre de mon sac en moins de temps qu’il ne faut pour penser momentanément au renoncement. Je vous cède ma place une seconde, la première impression qui vous vient alors à l’esprit en posant les yeux sur votre peau est que vous l’avez probablement empruntée à une poule, de mini collines s’y dessinant par la caresse froide d’un vent ennemi numéro un des piscines ‘plein air’, là, dans un moment de faiblesse inavouable, une idée prend l’initiative de venir hanter votre courage déjà effrité… Par équité, je décide de la laisser propriétaire de ses paroles, ce qui donne, texto :

        « Karin (et oui, qui prépare le terrain pour les hommes de la famille ?), reviens à la raison, je te le demande entre quatre yeux (vous avez déjà vu les yeux d’une idée, vous ?), mes renseignements sont pris, le bassin n’a pas trouvé meilleur emplacement, son déménagement est donc à exclure, il sera toujours là dans les semaines à venir. L’indice météo frimas généreusement offert par ton destin m’inspire que l’eau n’est pas prête à te recevoir aujourd’hui, laisse-lui un peu de temps avant la rencontre, la précipitation n’a jamais été bonne conseillère… Profite de la douce chaleur de l’appartement aujourd’hui encore et demain peut-être… Si vraiment le cliquetis du liquide translucide venant s’échauffer sur le rebord ensoleillé de la piscine scande ton prénom, il sera toujours temps ultérieurement de répondre à son appel… (Quelques brasses de réflexion…). Hum hum, j’ai un mauvais pressentiment … Je lis dans tes yeux que mon chrono s’égare inutilement… Ton mental est un cran supérieur à ma force de persuasion, je vais de ce fait desserrer mon étreinte psychologique… Vas-y donc, jette-toi à l’eau mais repense à moi lorsque tu quitteras ta couverture aquatique pour recouvrir celle offerte par ce vent qui n’aura d’autre option que d’enlacer les gouttes encore présentes sur ton épiderme, brrrrr, il vaut mieux pour toi que pour moi…… Je t’aurai prévenue… Je m’éclipse… Au rev… gla gla gla rev… gla gla gla… oir ».

        A peine la dernière syllabe de celle que nous surnommerons ‘l’idée’ achevée, qu’une autre voix, plus réelle celle-là, vint s’appuyer contre mes tympans, Frédéric me donnant l’occasion de passer du monde théorique à la pratique par un subtil : « Tu vas nager ? ». Depuis les jours où je me plaignais de devoir patienter pour exercer une de mes activités favorites, difficile de nager à contre courant : « Oui, bien sûr », dis-je (mes appuis bien ancrés dans le sol, hihihi… Clin d’œil à mes collègues…). C’est sur cette parole de bon sens et d’un brin de courage réunis que j’enfourchai mon vélo, sweat sur le dos (quand même), direction le bassin de natation.

        Les dix minutes nécessaires à mes roues pour nous mener, le sac piscine et moi-même, à destination, suffirent à mon cerveau pour installer une redondance dont je me serais en l’occurrence bien passée, oui, les statistiques ‘nage en extérieur’ répertoriées dans mes tiroirs indiquent presque un cent pour cent d’eau à la limite du glacial au premier contact, il en serait certainement de même ici (néanmoins, je connais une courageuse, et je reste frileuse dans mes propos, qui goûte la température de la Meuse régulièrement, je vais donc m’abstenir d’allonger mes lamentations météorologiques… coucou, Véro…).

        C’est au moment où, sortant équipée du vestiaire, la peau de mon ventre, non protégée de tissu, se fit caresser par le souffle du vent que la voix intérieure de ‘l’idée’ prit illico rendez-vous avec ma mémoire, pourquoi avais-je fait fi de son opinion ? Mon regard balaya lentement l’aire comprenant bassins et pelouses mais ne rencontra pas un nombre d’obstacles suffisant pour me convaincre que les pensées devançant d’une longueur les faits étaient erronées : seul un couple de têtes perçait l’étendue d’eau, pas un corps pour écraser les brins d’herbes agencés en tapis ‘bain de soleil’… Il me faudrait une motivation pour tenter l’immersion… Je ne sais plus laquelle mais il en fut probablement une plus convaincante que les autres puisque j’osai introduire la moitié de mes orteils à travers la surface éblouissante…

        … Waw, reportez-vous au titre de l’article pour en connaître les aboutissants… Rupture momentanée de la narration, mon corps, de la racine des cheveux jusqu’aux ongles des pieds, errant entre deux eaux, … savourant l’instant… Oh que fils et mari (honneur au plus jeune) auraient apprécié !

        …………………….. Je vous fais partager les sensations relaxantes du monde du silence……………………

        Cette eau ? … Un délice ! Voilà qui fera chuter le pourcentage précité… sans regret ! Si j’avais pu en choisir la température, c’est celle-ci que j’aurais proposée (je pense qu’un sourire de satisfaction vint prendre place sur mon visage alors que mes poumons demeuraient toujours en apnée). C’est donc soulagée que je parcourus les longueurs nécessaires à mon entraînement de remise en forme, un ciel bleu azur pour toit, les rayons du soleil me guidant mètre après mètre (ne vous méprenez pas, lorsque je nage en bassin couvert, le zigzag n’est pas pour autant mon sparing-partner, mais notre astre me faisant les yeux doux lorsque je nage, j’aurais tort de ne pas en faire mention !). J’y serais peut-être encore si mes oreilles pourtant à capacité maximale n’avaient ouï le coup de sifflet indiquant la fermeture du bassin.

        (Association d’idées, le coup de sifflet entraîne la visualisation du maître nageur, qui lui-même me fait penser aux autres professions rencontrées à Davis, original et sympathique : un patelin pour et régis en grande partie par les étudiants, des jobs ‘d’été’ comme s’il en pleuvait ! (Les chauffeurs de bus reliant les arrêts de Davis… des étudiants, les secrétaires des bureaux du complexe sportif du campus… des étudiants, les secouristes et caissiers des bassins de natation donc… des étudiants et j’en passe… nous avons même rencontré une patrouille de police estudiantine !). Pas mal, l’ambiance sympathique ressentie ici est rehaussée grâce à ces statuts hors du commun.) Fin de la parenthèse…

        Inutile de préciser que je ne m’attardai pas sur l’architecture environnante lorsque mes bras me propulsèrent hors de l’eau ! Zou, le temps de happer mon essuie, de prier pour que ses fibres soient extensibles afin de ne laisser à l’air libre aucun centimètre de peau dont l’aspect, à nouveau, tentait de me remettre dans l’idée que nous descendons peut-être des gallinacés ! Un bon pas de course en direction des vestiaires (sur le coup, mon mari aurait proposé un jeu de jambes plus performant), la joie non dissimulée de retrouver mes vêtements et hop, j’enfourchai pour la seconde fois ma bicyclette afin d’aller exposer les conclusions du raid aux autres membres de l’équipe).

        … Le temps du rapport, je vous dis : « A la prochaine, clan au complet pour la trempette… ». Bisou.

         

         



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        Publié à 10:56, le 5/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        Tout roule...

        A bicycleeeette…

        Génial ! (Petit clin d’œil à Papylou qui se ferait tellement plaisir sur ces pistes cyclables ! Bisou à toi…). Qu’il est agréable d’enfourcher un deux-roues afin de relier entre elles les différentes destinations qui nous tiennent à cœur dans ce coin de Californie … Tous les chemins mènent … heu… où on veut… en tournant un peu (vraiment si peu)… hé là, non, nous ne confondons pas nos itinéraires ! Nous testons les possibilités afin de sélectionner les meilleurs parcours !

        D’accord, d’accord, soyons honnêtes (juste parce que j’ai perçu votre rictus d’incrédulité), laissez-nous quelques jours pour maîtriser les cartes (surtout moi,… quoi que, Frédéric a peut-être tout simplement une faculté supérieure à donner le change lorsque méprise de tracé il y a…) et nous pédalerons les yeux fermés (à peu de choses près, nous frôlons déjà ce résultat, vu la luminosité ambiante !).

        Le petit semble également apprécier le déplacement sur coussins d’air, pendant que mes cuisses mettent tout leur cœur (et il est énorme, le cœur de mes cuisses !) à permettre l’avancée de ma chère bécane et s’échauffent (là, le soleil seul n’est pas en cause), tout Davis a l’occasion d’entendre la voix mélodieuse d’Aymeric dont les aigus voltigent sans peine d’une onde à l’autre… Petite ombre au tableau (attention, je balise votre imagination : si la toile que vous avez en tête ne supporte aucun arbre, cette œuvre est sans valeur… seuls quelques troncs superposés de jolies feuilles apporteront l’obscurcissement précité…), petite ombre au tableau, tapais-je donc, notre enfant n’accepte aucunement les sangles emprisonnant ses petons, là, une ruse par trajet s’impose pour atteindre la sécurité absolue ! Soit, ce bémol ne vaut qu’un tour de pédale sur l’échelle de mon dérayeur… loin de me faire mettre pied à terre.

        Le (long) paragraphe qui suit aura sans doute pour conséquence une seconde fournée d’affichettes « WANTED KARIN » mais je suis persuadée que vous l’attendez avec impatience (le scoop, bien sûr, pas ma tête, pffffff !), je devine la multitude d’acquiescements devant les écrans qui affichent les vocables que je vous transmets  ! Vous l’aurez compris, j’octroie dans ces lignes le rôle principal à mon mari… gloups… et je signe à deux mains… regloups (il y a des moments où la raison me suggérerait plutôt de les garder sur mon guidon !)… Titre de l’épisode : ‘Ravitaillement au supermarché’ (il n’entrerait dans la catégorie ‘blog de voyage’, nul doute que le rayon ‘Best Sellers’ ne croulerait pas sous le poids de la demande).

        Soit, entrons dans le vif du sujet… L’appartement est chouette, le quartier qui l’habite adorable… mais (et ce mais est de taille)… aucun magasin ne pointe le bout du nez à proximité ! Impossible donc de se rendre à pieds où victuailles et dollars s’échangent sans scrupule. Une course relais de bus pour y accéder… nous y avons pensé, la solution n’a pas été retenue… Option est prise sur l’objet si précieux dont je vous parle depuis le sommet de cet article : le vélo. Hier (un jour, sur votre ligne du temps), nous enfourchons donc ce pratique moyen de locomotion qui va emmener notre petite équipe chez ‘Save Mart Supermarket’. Le trajet aller ne pose aucun problème, les deux cyclistes (et demi) débordent d’énergie, un dédale de petits chemins entourés de potagers se sont laissés découvrir afin de motiver la troupe jusqu’au centre commercial… nous arrivons tout sourire devant les portes coulissantes de la caverne d’Ali Baba. Bien entendu, la mission était claire dans notre esprit, rapporter les provisions jusqu’à ‘Portage Bay’. Bien entendu, nous connaissions les modalités de fonctionnement de l’expédition, une tare certaine ajouterait à la complexité du chemin codé ‘à rebrousse poils’. Tout cela, nous en étions conscients mais le pourcentage de naïveté qui accompagne toute mission qui se respecte fut néanmoins estimé à la baisse… erreur fatale qui coûta à Frédéric son honneur sportif  ! Oh, Aymeric et moi ne nous sommes pas emberlificoté les pinceaux dans ce piège aux courses, il allait de soi depuis le début que le vélo nous transportant n’aurait pas à gérer un gramme supplémentaire au retour. Non pas que le courage nous fuyait, mon fils et moi, juste une impossibilité d’ajouter l’une ou l’autre marchandise par-dessus nos deux roues, l’instabilité se serait invitée sans carton V.I.P.

        C’est donc à Frédéric qu’incombait la lourde (je pèse mes mots à défaut de nos colis) responsabilité de ………………………………………………………………………………………………...... (Oups…, mes pensées se sont envolées quelques minutes…, pardon de vous avoir fait patienter…, mon regard s’est posé plus longtemps que prévu sur mon petit Pioupiou qui fait se mouvoir dans un calme olympien les nouvelles totos miniatures reçues dernièrement …, comme son attitude évolue… ,vous comprendrez donc aisément que ce temps écoulé à l’observer est précieux et mérite les points de suspension à l’intérieur même de l’insoutenable intrigue des courses américaines ! …Merci pour l’indulgence dont vous avez fait preuve. Voilà, je suis de retour parmi vous…).
        Je réitère pour plus de clarté : C’est donc à Frédéric qu’incombait la lourde responsabilité de réguler la locomotion de nos vivres jusqu’à bon port. Là, j’avoue, je concède un point au sexe fort car il lui en a coûté (en billets mais surtout en amour propre) ! Si l’appareil photo avait été en ma compagnie, clic-clac, j’immortalisais l’image généreusement comique de mon mari vu de dos, chargé tel un mulet s’en revenant du marché local. C’était adorable de sa part de transporter nos marchandises du premier au dernier kilo mais quoi qu’il en soit, le rire colossal dont j’ai ressenti les prémices dès notre coup de pédale initial s’est échappé bien malgré moi, impossible à contenir ! Je n’étais déjà pas très discrète mais lorsque Pioupiou en a ajouté une couche par imitation, là, s’en fut trop… j’ai vu la semelle du pied droit de Frédéric toucher sol, sa tête virer de 100 degrés direction Sud - Ouest, ses yeux tentant de croiser mon regard encore embué d’hilarité ! « Là, ma fille », me suis-je dit, « prépare-toi à achever le trajet avec les paquets sur ton dos ! »… Suspense intenable, je vous l’accorde… et encore, vous n’y êtes pas, vous ! Ce qui a primé à ce moment précis ?  … Des excuses, oui, mes plus plates excuses (hum hum, vous voyez la scène, quoi ! … Relax quand-même… ‘smile’ !)… pour rien, … en fait, l’homme de la situation marquait juste une pause récup après cette première vague d’efforts intensifs… Le temps de recadrer son centre de gravité ‘antichute presque garantie’, de limiter les risques de strangulation qu’aurait pu occasionner le cordon du sac isotherme placé en bandoulière autour du cou et de rééquilibrer la masse contenue dans chacun des sachets suspendus aux extrémités du guidon et nous étions repartis pour une étape contre la montre inédite (le vainqueur de cette discipline est celui qui donne toutes les chances à ses roues de frôler la vitesse horaire la plus basse de l’humanité, plus le vélo zigzague, meilleur est votre rendement !)… la technique utilisée pour augmenter la probabilité de remporter ce style de course réside dans la dextérité des poignets : de minimes tremblements, tantôt côté gauche, tantôt côté droit, hop, quelques degrés d’avancement poignée gauche, quelques degrés d’avancement poignée droite… sans omettre le rôle primordial des pieds afin de maintenir l’équilibre nécessaire, là, chaque orteil se livre individuellement à un travail d’orfèvre… un superbe ouvrage de psychomotricité fine offert par notre héro !

        Résultat des emplettes : Frédéric a gagné la médaille du courage et du savoir-faire cycliste en laissant toutefois une parcelle de dignité sportive traditionnelle au vestiaire (mais qu’importe, les JO ne se déroulant qu’au mois d’août, d’ici là, l’originalité athlétique est tolérée), Pioupiou et moi avons honoré nos zygomatiques comme il se doit et, ne perdons quand même pas de vue le but de cette expédition improvisée : des bidous rassasiés… jusqu’aux prochaines provisions… Quel est votre avis : à vélo ?

        Bonne route…

         



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        Publié à 07:39, le 1/5/2008, Université de la Californie du Sud
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        J'ai l'impression de rêver, j'ai une connexion! Contente de vous revoir!

        Nous revoilà…

        Le silence radio n’a que trop duré, j’imagine les astronautes de la mission Apollo 13 en visuel avec la face cachée de la lune de laquelle ils n’avaient d’autre option que le contournement afin de gagner en vitesse et ainsi obtenir une nouvelle fois la chance de frôler le sol terrestre… Tout ce temps de luminosité réduite (bon d’accord, sur le coup, en ce qui nous concerne, c’est plutôt le contraire…), eux aussi ont eu le contact avec leurs amis réduit à néant… jusqu’à ouïr le grésillement d’ondes sonores disparates indiquant le retour de jours meilleurs (ici et maintenant, les ordis nous informant que des connexions n’attendent que notre tapotage pour fonctionner…l’humour de nos PC laisse à désirer, je vous le concède ! ), jusqu’à enfin être en mesure de reprendre la communication là où la trêve avait fait prévaloir ses droits…

        Les Apolloniens ayant profité de la technologie de l’époque pour connaître une fin heureuse à leur histoire, la lecture que vous faites de ce ‘papier’ prouve que l’épopée spatiale et notre périple dans l’Ouest Américain connaissent bien plus de points communs qu’il ne semblerait… La comparaison était donc bonne à prendre.

        Soit, la communication est rétablie, fin du désert… (Pas trop de réjouissance cependant, cette connexion ne se situe toujours pas au niveau de notre appartement mais bien sur le campus via Frédéric !).

        Notre installation est, vous vous en doutez, achevée depuis belle lurette (quel déménagement… une petite table et quatre chaises à déplier, un matelas à gonfler et le lit du petit à ouvrir… ouf, nous voilà épuisés… je ne sais pas où je trouve la force de vous écrire une semaine à peine après cette dépense d’énergie !).

        Le quartier qui nous a vu poser bagages sommeille toujours autant dans la quiétude que le premier jour où je vous en donnais une brève description, Aymeric a eu l’occasion d’essayer les toboggans du parc voisin (jusque là, pas de problème pour l’en faire revenir, même s’il s’y amuse beaucoup)  et tout trois bénéficions quotidiennement de la terrasse (Pioupiou en fin d’après-midi, lorsque le soleil inconditionnel profite d’une sieste proposée par les palmes situées devant notre appartement, Frédéric et moi… quand ce même soleil est au zénith… gouttelettes, gouttelettes, gouttelettes… et oui, petit bémol à notre situation… l’orientation de la terrasse pivoterait de quelques degrés, nous approcherions la plénitude !).

        Nous avions décidé de ne pas faire confiance à une information alléchante reçue lors de nos préparatifs d’invasion du continent américain, à savoir que Davis tient à sa réputation de capitale californienne du vélo, la déception aurait été énorme si la réalité avait été tout autre (nonnnnn, pas identique à Lafayette, nous ne méritions pas pareil châtiment !), sachez qu’il n’y a aucun mensonge sur la marchandise… nous voici donc en possession de deux bicyclettes dont la mienne agrémentée d’ un siège pour Aymeric supposé être confortable… à peine installé de 15 minutes qu’une tête venait effleurer le bas de mon dos… Pioupiou s’était assoupi ! Le nom de ce siège : « CoPilot », la responsabilité portée sur les épaules de la jeune génération est énorme dans ce pays ! Notre pimpant globe-trotter sera-t-il à la hauteur des autochtones du même âge? Nul doute…

        Ah oui, dernière petite info, je suis partie à la recherche des piscines (il est temps de retrouver mon ancienne forme aquatique pour reprendre la synchro, quelques années se sont écoulées depuis ma dernière chorégraphie…), il y en a cinq dans le patelin étendu (3 facilement accessibles), toutes ont décidé de me faire languir, … réouverture prévue… ce week-end (passé pour vous, c’est pire que le décalage horaire, internet en veille!)… je tenterai d’en inaugurer une d’un plongeon savamment secondé des rayons du soleil, disons dimanche ou je ne sais, j’aviserai…

        Frédéric a déjà repris l’entraînement, lui… pas besoin d’attendre une permission d’accès aux ruelles ou pistes d’athlétisme pour y poser quelques pas de course…

        Gros bisous bien en forme donc…



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        Publié à 12:17, le 27/4/2008, Université de la Californie du Sud
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        Nous nous installons
        Bonjour à tous,

        juste un petit mot pour vous dire que tout va bien et que nous nous installons petit à petit. Hélas, nous n'avons pas encore de connection internet à l'appartement (il y a toujours une complication pour activer une connection). Par contre, je viens d'avoir ma connection à l'unif. Karin vous écrira dès qu'elle sera "branchée" ;-)

        Aymeric va très bien aussi. Il s'est fait un nouveau copain ce matin: Paul. Le fils d'un américain et d'une française rencontrés à la maison internationale.

        On a eu le plein soleil jusqu'à hier et puis patatra, la drache lorsque j'étais sur mon vélo. Temps mitigé aujourd'hui mais il ne fait pas très très chaud.

        A bientôt,

        Frédéric

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        Publié à 04:54, le 23/4/2008, Université de la Californie du Sud
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        Nous aurions pu loger dans un séquoia mais l'appartement est payé!

        Bonjour, bonjour… hi (celui-là, c’est Aymeric qui vous le fait parvenir…).

        Je suppose que votre écran est moins flou qu’hier (là, je suis optimiste pour attraper internet au vol dans les jours qui vont suivre !)… l’écriture sur ordi, c’est comme une photographie, la netteté n’apparaît que si l’immobilité est de rigueur… voilà, ne cherchez plus, nous sommes arrivés à destination après avoir mené une de nos tranches de vie nomade… la sédentarité fait irruption dans notre histoire. Je vous livre mon impression en direct (en ‘live’, ça en jette plus !) : j’en ai déjà des fourmis dans les jambes, le rangement de nos maigres acquisitions n’est pas encore clos que le voyage me tiraille déjà! Ce n’est pas possible, je sens que la cure de désintoxication des grands espaces s’impose ! Votre avis m’intéresse ! Je vais m’en sortir, n’est-ce pas ?

        Bien… nous avons donc introduit notre frimousse dans l’appartement qui nous accueille portes ouvertes (pas de panique, la clef est en notre possession, n’entre pas qui veut)… Le premier contact, positif, a laissé planer un étrange sentiment de déjà-vu… Tom Tom aurait-il omis d’être précis ? Les 6000 km (finalement) ayant connu le plaisir de frôler nos pneus ont-ils été parcourus en boucle ‘aller-retour Lafayette’ ? … Foi des Silvestre-Denoël, nous en aurons le cœur net… La tension est à son comble, une poussée d’adrénaline nous envahit… et là… après une inspection approfondie des lieux… soulagement, l’aménagement cuisine est plus vieillot, il en va de même pour la salle de bain… Nous ne sommes donc pas de retour dans notre logement aoûtien 2007… Enchantés de faire ta connaissance, appart californien…

        Nous y serons bien, le cadre est accueillant, vert à souhait et, cerise sur le gâteau (ou soleil dans le ciel), l’orientation de la terrasse paraît idéale… S’il fallait une preuve supplémentaire pour dissiper les doutes sur notre situation, je vous l’offre sur une selle d’argent : des cyclistes et piétons jonchent les rues, il existe des trottoirs ne jouant pas au mimétisme avec la bande ‘pneus crevés’ d’autoroute, une grande ville est mise à notre disposition (25 km à l’est) sans pour autant être envahissante, Sacramento… celle-ci est notamment desservie par un bus dont l’allure ne semble pas avoir pour objectif de réussir un ‘strike’ avec ses passagers… (Pardon, je m’égare, mon expérience ‘essais d’expéditions pédestres’ en Louisiane a marqué ma mémoire plus que je ne le pensais… ).
        Aymeric ne le sait pas encore… son papa et moi avons repéré une plaine de jeux qui fera son bonheur (et ses pleurs lorsque nous prononcerons le fatidique « allez, encore une descente de toboggan et zou, on va voir si l’appart n’a pas changé de place ! »… Ouch, n’y pensons pas, savourons seulement l’idée que cette aire récréative est située, non pas sous les rayons brûlants du soleil louisianais mais à l’ombre d’un arbre parasol californien… je vous le disais, nous nous plairons ici…).

        Avant d’atteindre notre cible, comme mon bel oiseau jaune et noir vous le disait précédemment, une halte au pied de l’organisme vivant le plus massif du monde s’imposait… son petit nom ? … ‘General Sherman Tree’, dont le tronc, à sa base, enregistre une circonférence de … 11 mètres ! … Sa hauteur ? … 84 mètres ! Chapeau bas (ou plutôt feuillage d’altitude) général ! En voilà un qui a mérité son qualificatif de vétéran, à 2500 ans bien fêtés ! Ce phénomène a trouvé racine dans les montagnes de la Sierra Nevada… ah oui, j’oubliais l’essentiel, il s’agit d’un séquoia…

        Dans notre ultime fraction d’itinéraire, la nature s’est donc offert une fois de plus le luxe de nous rappeler les petits éléments que nous incarnons sur cette planète… à proximité d’un séquoia, nous sommes tels des grains de sable à la base d’un brin d’herbe… Mais qu’il est magnifique de poser le regard sur sa cime !

        A plus tard…



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        Publié à 07:20, le 15/4/2008, Université de la Californie du Sud
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        Etat final.

        Hello californien…

        7, chiffre parfait… en l’occurrence celui qui détermine le nombre d’états desquels nous avons foulé terre, sable et roches…

        16, nombre précisant l’heure à laquelle notre petite famille a traversé la dernière frontière de son périple américain… à savoir, cette ligne imaginaire partageant le territoire entre le Nevada et la Californie.

        (Permettez, le hasard de ces nombres me demande de faire un petit clin d’œil à mon frère, Yves… ).

        Cette fois, nous sommes arrivés en bon état, que dis-je, dans le bon état… Mon clavier me remercie déjà, ce n’est pas ce soir que j’en éroderai les lettres, le tronçon parcouru aujourd’hui étant de loin le moins captivant à relater depuis le lancement de notre base louisianaise (aucune visite, nous avons ‘tracé’… et une autoroute reste une autoroute , même si celle que nous avons empruntée laisse entrevoir au passage quelques célébrités ‘made in’ Las Vegas telles que la Tour Eiffel, une Pyramide d’Egypte ou encore l’hôtel Bellagio…).

        Demain, nous irons saluer avec respect l'arbre le plus massif que connaisse notre planète… avant de nous approcher à pas de loup… de notre appartement… Chut, nous aimerions le prendre par surprise… Pour ce faire, il paraît que lundi est le jour propice, la vigilance des bâtiments est moindre, nous vérifierons !

        Ah oui, le coin météo : retour des degrés, adieu les gelées...

        'Have a great day!'


         



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        Publié à 10:42, le 12/4/2008, State of Nevada
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        De vagues en pics...

        Hello…

        Notre périple Sud-Ouest américain fignole sa silhouette, l’esquisse de base terminée, les  angles et arrondis précisés, il nous reste une dernière ligne droite à tracer et … voilà, à moins d’avoir des bottes de sept lieues, il manquera le coup de pinceau final (oh, rien de dramatique, à peine le Nevada et la Californie à traverser … tant pis, temps insuffisant, on ne bouge plus ! ). Mais non, pas de problème, nous arriverons toujours bien (pff, si au moins Frédéric n’était pas là pour travailler, nous ne devrions pas saluer Davis à un jour près, finalement, c’est de sa faute mais comme il fait partie du voyage, on fera avec…Gloups, heureusement qu’il ne prête pas trop attention au blog pour le moment, sinon, ma tête serait mise à prix, vous imaginez, voir fleurir en Californie des affiches à mon effigie WANTED KARIN… pitié, Frédéric, je ne le ferai plus , presque promis !).

        En attendant, profitons encore et encore…

        Nous sommes passés des vagues aux pics mais tout est resté histoire de rocs…

        Y aurait-il donc diversité de mouvements éoliens aussi nombreuse que de sculpteurs utilisant la gradine ? Poser la question, c’est y répondre… Pour en avoir confirmation, rien de tel que de grignoter (ou engloutir, si on se réfère au paragraphe de tête !) les ‘miles’ séparant canyons et autres parcs de ce plateau du Colorado…

        Surfer sur les vagues ondulant les rochers de Zion National Park ou utiliser un référentiel d’art gothique pour répertorier les pics fabuleux de Bryce Canyon, notre choix fut vite fait… on ne choisit pas ! Seules les couleurs chair et saumon relevées de tons orangés soutenus donnent une touche analogue aux deux sites. Dire que le monde ne compte que sept merveilles… quel gâchis dans l’addition !






        Wou, j'allais oublier... nous avons à nouveau croisé le chemin de biches à queue blanche... et cette fois, ça y est, clic-clac... vous aurez compris!


        Oh, mon sablier est presque écoulé avant que le sommeil ne m’appelle… je vais donc vous laisser pour aujourd’hui, en effet, mon travail ne s’arrête pas sur ces phrases, des photos sont en salle d’embarquement et attendent patiemment que je désigne les plus élogieuses d’entre elles pour aller rejoindre leurs semblables dans l’album…

        A bientôt donc.



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        Publié à 10:07, le 11/4/2008, Utah
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        Antelope Canyon

        Bonjour…

        C’est sur une piste ensablée qu’un 4X4 dirigé par un descendant des Indiens Navajos nous a fait ricocher (bon, d’accord, une fois… mais quand même !) à toute vitesse jusqu’à atteindre Antelope Canyon…

        Quel beau spectacle naturel une fois de plus ! Dès les premières foulées dans ce corridor de roches rouges, le ton est donné… la déception ne sera pas ! Pour nous offrir un tel décor, le sable et le vent ont travaillé main dans la main pendant des milliers d’années… Les parois sculptées et lissées par ces deux artistes indémodables nous guident lentement à la lumière tamisée s’immisçant par les orifices savamment dessinés dans les couches supérieures. 100 mètres de long, mais quels 100 mètres ! Si Carl Lewis s’était entraîné ici même, jamais son nom n’aurait marqué le palmarès des hommes les plus rapides du monde ! Quelle utopie d’oser imaginer presser le pas en ce lieu…

        C’est avec de nouveaux clichés inouïs plein la tête que nous reprenons donc la route, cette fois vers Bryce Canyon, en Utah…

        Enfin, Bryce Canyon, c’était le programme défini sans compter sur mon sens de l’improvisation ! Il m’est venu à l’esprit, un moment, que nous pourrions peut-être profiter d’être aux Etats-Unis pour visiter un peu le pays, l’idée semblait louable (occultez les 5200 kilomètres dont nous avons parcouru les quatre cinquièmes depuis deux semaines et mes dires paraîtront déjà beaucoup plus logiques !)…

        Nous avions introduit dans notre Tom Tom la destination prévue… Le détail qui a fait la différence de quelques ‘miles’ supplémentaires, c’est la voix off (non, pas celle que vous entendez dans les jeux télévisés, dans le cas qui nous préoccupe, le contraire de ‘on’, le mode silencieux), bien plus intéressante pour permettre à mes deux hommes de profiter d’une sieste régénératrice. Petit hic, la route étant monotone (certes jolie, mais monotone), mes pensées sont passées au rythme de croisière ‘haute voltige’  jusqu’à ne plus prêter attention au parcours défilant sur le petit écran scotché au pare-brise… Lorsque mes yeux se sont à nouveau tournés vers lui, les dés étaient jetés, Tom Tom replanifiait notre itinéraire (et à mon avis, il ne devait pas s’agir de sa première tentative, les données techniques dont je disposais à ce moment prenant un malin plaisir à me narguer…). Quoi qu’il en soit, l’honnêteté était de rigueur… c’est avec un courage dont la taille dépassait d’un sommet celle des montagnes nous entourant que j’ai annoncé (avec mon plus joli sourire) à Frédéric : « Mon feeling nous a conduit à Zion National Park, nous pourrons de cette façon l’admirer aux meilleures heures du jour, les photos ont tout à y gagner » (et un petit clin d’œil pour convaincre que ce changement d’itinéraire était le meilleur que nous pouvions espérer…).  Je vous rassure tout de suite, le détour n’est quand même pas incommensurable, nous ferons juste un petit yo-yo (moi qui n’ai jamais aimé ce jeu, voilà que je me le sers sur un plateau rocheux) ‘Ouest-Est-Ouest’…

        Foi de la famille Silvestre, détour ou pas, c’est lundi matin que nous atteindrons notre destination finale en Californie, d’ici là, nous avons encore quelques merveilles à visiter sur notre route… Ne perdons pas de temps…

        Bye bye…



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        Publié à 11:11, le 10/4/2008, Arizona
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        Hello, Grand Canyon...

        ZZZZZZ…

        Devinez qui écrit pendant que vous dormez ! …Et oui, coucou à tous, c’est moi… J’ ai l’impression d’être la boulangère du village ! Je travaille alors que le soleil se repose de la Belgique… Ceci dit, attention, au troisième top, décalez-nous d’une heure supplémentaire (- 9 h par rapport à vous), top… top…top ! Cette fois, ça y est, nous surfons sur les aiguilles (nous en avons l’habitude depuis Saguaro National Park!) du temps californien… Rassurez-vous cependant, nous n’avons pas été téléportés (même si la lecture de mon mari le plonge dans cet univers de science-fiction) de Sedona à Davis en deux temps trois mouvements… Et le Grand Canyon, alors ? Pardon de vous avoir donné des sueurs aussi froides que vos prévisions météos.  

        … LE GRAND CANYON… nous avons croisé son regard il y a de cela deux heures… Impressionnant ! En traçant la route qui nous mènerait à lui, nous avons senti son souffle glacial qui nous attirait (Frédéric a failli perdre le contrôle du tuyau de la pompe essence !), un vent terrible, un froid de canard (8 degrés), un ciel voilé… mais… nous l’avons vu ! Croisez les doigts pour nous afin que les nuages repartent de votre côté dès demain !

        ….





        ZZZZZZ… 

        Devinez qui a clos les paupières avant la fin de son article ! ... Et oui, coucou à tous, c’est encore moi… Je suis tombée de fatigue et comme nous n’avions pas accès à internet, il n’y avait pas le feu au lac Powell (je vous présente notre voisin pour cette nuit).

        Où en étais-je donc ? Il faut suivre, dans les sinuosités du Grand Canyon !  

        Ah oui, votre responsabilité était d’avoir une pensée profonde pour nous éviter de devoir supporter le poids écrasant des nuages au-dessus de nos têtes bien faites (nous nous passons volontiers des commentaires qui prendraient la direction inverse) en ce jour de spectacle ahurissant…

        Constatation est faite que seuls 70 pour cent de nos lecteurs ont une âme généreuse… Merci à eux pour les éclaircies… et merci au solde restant qui nous a envoyé… des flocons de neige, rien de moins !

         Pour changer un peu, si je vous donnais la description que nous a formulée notre fils concernant ce Grand Canyon : c’est une (je cite) « go kiè » (traduction pour ceux qui n’ont pas étudié leur vocabulaire de base = grosse pierre) !!!!! Là, je confirme, pour être une grosse pierre, c’est une grosse pierre… juste un peu fêlée en son centre… J’imagine que le petit surnom de ‘Canyon’ vient de cet infini zigzag qui serpente au milieu de ces superbes couches successives de roches dont la robe hachurée n’a rien à envier à la créativité de nos plus célèbres couturiers… Mais je fais peut-être faux méandre… Une autre hypothèse à proposer ?

        En résumé, si le Grand Canyon ne vaut pas le détour, changeons de planète !!! 

        Je reprends mes esprits… 

        Comme si ça ne suffisait pas, qui avons-nous rencontré sur la route vers Antelope Canyon, prochaine halte de notre famille ? … Deux coyotes !!!!! Vous avez bien lu, deux coyotes ! La chance devait être notre accompagnatrice de voyage aujourd’hui, les face à face avec ces mammifères ne sont pas dollars courants (bip bip bzzzzz, salut à toi, Tex Avery).

        Avant de vous dire au revoir, il est une information essentielle que je me dois de vous transmettre… Moi, Karin, ai l’honneur de m’officialiser gagnante du concours photo d’écureuil du Grand Canyon…. Après un combat conjugal de zoom, mise au point et clic-clac, ma victoire a été reconnue par mon adversaire, Frédéric en personne.  

        Sur ce, gros bisous de nous trois…

         

         

                                 



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        Publié à 10:01, le 9/4/2008, Arizona
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        Couc...ouch!

        Hé non, il n’y a plus de ouchs (il se met au pluriel, ce mot ?) qui tiennent (là, du coup, j’accorde…), les saguaros  se sont éloignés dans notre rétroviseur jusqu’à n’être plus que des aiguilles à l’horizon.

        Entre nous, je n’aurais pas du rire de mon mari lorsque le géant vert lui a gentiment signalé qu’il posait les pieds sur son territoire… j’ai eu droit à une vengeance bien plus sournoise encore de la part de ces martiens piqués… Le pire, c’est que je redoublais d’attention, moi, pour éviter la punition suprême du maître des lieux désertiques mais tout cela, c’était sans compter sur l’innocence fragile de notre Pioupiou… qui a fait la cueillette de minuscules épines sur ses semelles… et qui me les a donc prêtées… lorsque je l’ai porté ! Petits pieds, petites épines, petites épines, petites gratouilles, petites gratouilles, petite vision des choses, et tatati et tatata, pas moyen de les retirer. J’en avais une bonne vingtaine plantées dans un premier temps aux interstices des fibres de mon pantalon (se croyant arrivées sur une aire de repos sans doute), qui poursuivaient ensuite leur chemin jusqu’à destination (à savoir mes pauvres petites cuisses ). Le soir, je gardais toujours le souvenir bien ancré dans ma chair de ces cactus dont j’avais fait l’éloge la veille… Merci à tous !

        Sur ce, zip, nous avons repris la route… vers Sedona.

        Waw (je ne voudrais, pour rien au monde, ne plus utiliser ce petit mot doux), ce patelin est tendrement encerclé par les bras rassurants des flancs montagneux dont les tons rougeâtres… qu’écrire… ? Là, les termes me laissent tomber… Le moment est bien choisi pour donner sa langue au chat ! Je me passerai donc de description pour cette fois…

        Quoi qu’il en soit, c’est ici que notre toujours plus sympathique famille décide de poser les valises pour une petite cure de repos bien méritée… Cette petite ville est vraiment jolie, les balades y sont agréables et les alentours n’ont rien à lui envier…

        Là, mes yeux se ferment… je vais donc m’en aller rejoindre les doux rêves de mon enfant… Que vois-je ? … 8h34 sur mon ordi (qui a fait des touches et de l’écran pour rester à heure belge)… je vous dis « bonne journée » et nous souhaite «  bonne nuit ».

        Bisou



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        Publié à 11:07, le 6/4/2008, Arizona
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        Au revoir, cactus...

        L’Arizona vous salue… bonjour à nos fans belges et d’autres horizons…

        Ne vous étonnez pas si votre respiration se fait plus haletante en lisant ces lignes , elles ont été écrites (pour les premières en tout cas) au sommet d’une montagne du parc Chiricahua, à 6870 pieds d’altitude (je vous laisse calculer la correspondance dans nos étalons conventionnels… ça y est ? Si vous avez trouvé 2094 mètres, vous méritez 10 sur 10… déformation professionnelle oblige ! Sur ce, j’en profite pour faire un petit coucou particulier à mes collègues qui, je n’en doute pas, feront ricochet sur nos petits et grands élèves…).

        Ah, si je pouvais vous prêter mes yeux un moment pour que vous puissiez aussi profiter des somptueux paysages qui se succèdent sur notre route ! Le parc dans lequel nous nous trouvons actuellement est grandiose… et ce calme qui lui tient la main…

        A croire qu’il ne faut pas forcer le destin… c’est ici même que nous avons croisé le chemin d’une biche à queue blanche (souvenez-vous de la bouclette à Possum Kingdom State Park, là où nous devions en rencontrer à la pelle…). A peine le petit chemin s’engouffrant dans la forêt entamé et waw, en voilà une qui nous offre son plus beau sourire. Par contre, pour la photo, heu, on repassera, ça doit être comme certains spécimens de notre espèce qui ne supportent pas apparaître sur la pellicule… les biches, foi de l’objectif qui a voulu tenter le coup, c’est kif kif bourricot…

        Je vous quitte un instant. En fait, je faisais le guet, le petit ayant sombré dans un profond sommeil tandis que nous serpentions pour atteindre le deux mille nonante-quatrième mètre de notre montagne. Frédéric et moi avons du trouver un compromis (à l’amiable, bien entendu, nous sommes sereins ici, je vous l’ai expliqué plus haut… mais non, pas plus haut sur la montagne, pfff, plus haut dans le texte !!!) : je surveillais notre Pioupiou pendant que mon homme partait en vadrouille à la recherche de vues panoramiques à immortaliser sur pellicule (nous y revoilà, on tourne en rond… sauf que les paysages, eux, se laissent faire sans sourciller) , et là, le voici qui vient prendre le relais, je pars donc un moment… à tout à l’heure…

         

        … vadrouille, vadrouille, vadrouille…

         

        Me revoilà…

        Zut alors, vous avez attendu pour des queues de cerises, je n’ai plus rien à raconter…

         

        Hééééé, pas besoin de vous effondrer, bien sûr qu’il y a une suite !

        Nous avons repris la route vers Tucson, oh, pas pour la ville, je vous rassure, mais plutôt pour les accueillants cactus Saguaros. Mince alors, ils valent le détour, ces géants-là… Bon, d’accord, quand on met le pied sur leurs épines, on réalise que ce n’est pas de la ouate… hein, Frédéric ? « Qui s’y frotte s’y pique. », ça se dit comment en anglais ? : « Aïe ». Que l’apprentissage d’une langue étrangère est aisé lorsque les étudiants sont mis en situation… !

         

        Vivement demain, on entrera d’autres épines dans nos petons, heu, pardon, dans le vif du sujet ! Aujourd’hui, c’était l’amuse bouche (je dois sans doute avoir faim quand je rédige), demain, nous pénétrerons dans le Saguaro National Park… Une bonne nuit et hop, à nous l’expérience fakir…

         

        Bisou



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        Publié à 11:04, le 5/4/2008, Arizona
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        White Sands...sur Terre ?
        Coucou…

        Avant toute chose, j’informe tout qui le souhaite que nous avons, depuis notre premier pas au Nouveau-Mexique, rajeuni d’une heure  par rapport à vous (ou, autrement dit, vous venez de prendre un petit coup de vieux… Qui préfère cette phrase à la précédente ? Smile !), le décalage entre nos deux continents est maintenant de 8 heures. Voilà, les pendules sont remises à l’heure, poursuivons le petit journal de bord de notre équipe globe trotter …

        Nos trois paires d’yeux bleus ne nous remercieront jamais assez du spectacle que nous leur avons offert hier… ma…gni…fi…que ! Une étendue de sable blanc, transpercée de temps à autre par un yucca se dressant fièrement vers le ciel azur… Quel spectacle ! White Sands National Monument, tel est son nom.

        Vous verrez sur les photos jointes les larmes de bonheur intense d’Aymeric devant ce paysage… Lui non plus, ne trouvait pas les mots pour décrire la beauté du site… Hum, pardonnez cette légère carabistouille… Vous comprendrez le pourquoi de ses pleurs en observant de plus près son couvre-chef (à la place du petit sans défense face à son papa dont l’achat suscite la polémique, mes nerfs s’y seraient perdus aussi !). Parenthèse fermée…

        Devant la beauté de ce spectacle offert par le désert de Chihuahua, il est décevant de penser que ce sont les milliards de grains immaculés voisins qui ont assisté au lancement de la première bombe atomique à Alamogordo. En fin de compte, nous avons peut-être  mis le doigt sur la cause des ruisseaux de chagrin de notre Pioupiou, à bien y réfléchir…

        Enfin, je préfère garder en mémoire les splendeurs des sables blancs… Vous me direz ce que vous en pensez après avoir ouvert notre album photos.

        Belle journée donc, terminée sur un petit clin d’œil bien sympathique… Aymeric nous a donné son premier bisou aujourd’hui ! Smack ! Cerise sur le gâteau (ou yucca sur le sable blanc, comme vous préférez), à deux reprises, des personnes de passage nous ont félicité d’avoir un enfant si bien élevé… Compliment toujours bon à prendre, non ?

        Aujourd’hui, notre adorable petit bout aux ‘red hair’ (dont la valeur aux US est inestimable,), a eu son lot de marches en pierres à escalader, nous venons de visiter les maisons troglodytes de la tribu des Mogolons, creusées à même la roche, donc, dans les montagnes. A l’entrée du site, l’accueil met les points sur les i pour les distraits : pas de nourriture en poche ou nous risquons de tomber nez à nez avec un ours (nous qui ne demandions pas mieux, avons été obligés de nous plier au règlement afin de ne pas mettre la vie des autres visiteurs, bien plus frileux, en danger).

        Là (c’est du direct pour moi, je chatouille à nouveau les touches de mon clavier en route), nous sommes à une épine de cactée de traverser la frontière entre le Nouveau-Mexique et l’Arizona où nous allons dire bonjour aux gigantesques Saguaros (Comment ça, de qui parle-t-elle ? Ben des cactus qui saluent toujours leurs fans, bras grands ouverts vers les nuages, en signe de bienvenue, tiens !).

        A la prochaine ! Bisou de nous trois (cette fois, on ne vous a pas arnaqués, le compte y est).



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        Publié à 11:07, le 3/4/2008, Nouveau-Mexique
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        Bip bip, terriens...

        Bip bip, chers terriens belges,

        Une fois n’est pas coutume, je vous écris en direct du minivan qui avance, avance et avance encore (attention, pas trop vite, les troupes terrestres du contrôle de la vitesse veillent au grain, j’ai fait la connaissance de l’une de leurs envoyées pas plus tard qu’hier… gloups, les paysages désertiques texans nous saluaient de leurs cactus lorsque « wouou wouou », une voiture dont les jolies lampes bleues clignotantes garnissaient la toiture me demanda bien gentiment de me mettre sur le bas-côté. Pour peu, John Baker et Poncherello (pour les inconditionnels de la série ‘ChIPs’) seraient venus me demander mes papiers mais au lieu de cela, c’est une représentante féminine de la profession qui, main sur le pistolet, on ne sait jamais à quel individu on a affaire, vint me signaler qu’au Texas « c’est 70 miles per hour, not 77 ! », même pour dépasser un camion…  Ouf, bien sympathique la dame, qui après s’être intéressée à nos origines et à la raison de notre périple au fin fond de son état, nous a souhaité bonne route… à 70… Parenthèse qui connut donc une fin heureuse !)

        Pour nous remettre de nos émotions, nous sommes allés savourer les grands espaces de Caprock Canyons State Park, superbes paysages ! Comme un succulent repas ne se déguste jamais sans entrée, nous nous devons de préparer sans précipitation notre futur passage dans le Grand Canyon, en Arizona, pour ce faire, Caprock Canyons s’est prêté comme il se doit au rôle d’amuse bouche de qualité supérieure. Il faut dire que les tons rougeâtres de la roche et le calme de l’endroit sont incroyablement agréables pour les yeux et les oreilles ! Pioupiou a adoré aussi, si papa et maman savouraient les couleurs et le silence du site, notre petit bout a profité des grands espaces pour courir d’un rocher à l’autre sans relâche (d’ailleurs, je vous laisse imaginer sa déception, larmes à l’appui pour prouver mes dires, lorsque nous l’avons soulevé de terre pour l’installer dans les hauteurs de son siège).

        Ceci dit au passage, Frédéric et moi avons retrouvé là-bas les sensations thermiques d’un endroit désertique, à savoir la chaleur journalière qui précède les gelées nocturnes, dont nous avions fait l’expérience en Australie il y 6 ans…

        Cette étape au Nord-Ouest du Texas fut la dernière de cet état, ce matin, nous avons quitté le territoire pour entamer la traversée du Nouveau-Mexique.

        Parce que c’était sur notre route (ou peut-être pour le fun, qui sait ?), nous avons fait un passage express à Roswell, pays d’extra-terrestres, s’il en est… Je vais décevoir les plus crédules d’entre vous, les seuls OVNIs que nous avons aperçus étaient peints sur les murs d’un supermarché, pfff, un espoir qui vient de perdre sa raison d’être, snif…

        L’avantage, c’est que ces hommes verts ne nous ont pas kidnappés et embarqués sur leur planète, nous pouvons donc poursuivre notre aventure…

         

        Bip bip, terriens…

         

        PS : Aymeric prononce parfaitement deux mots anglais : cookie (ben tiens !) et bye bye.



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        Publié à 11:07, le 1/4/2008, Nouveau-Mexique
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        Sur les traces des dinosaures...

        Graww à tous (je pense que les dinosaures se saluaient de la sorte)…

        Nous avons, aujourd’hui, réalisé une insertion dans le passé, oh, pas très grande, je vous rassure, nous n’avons eu aucun souci à refaire surface dans le monde contemporain. Nous sommes allés au Dinosaur Valley State Park, là où nos prédécesseurs (vous savez, ces énormes créatures qu’il valait mieux succéder dans le temps que rencontrer… la nature est quand même bien faite !) ont décidé (mais l’avaient-ils simplement planifié ?) de laisser leurs empreintes afin que nul sur Terre ne les oublie au moment de tracer la ligne du temps de notre petite planète.

        Depuis ma plus tendre enfance (vous n’êtes pas obligés de vous épancher sur mon histoire personnelle mais je situe quelques éléments pour les curieux), je suis captivée par les dinos, aaahhh, comme ça soulage de l’écrire, une vraie thérapie ! Du coup, en voyant la présence de ce parc ici, au Texas, où nous avions la chance de passer, il était hors de question de ne pas faire la minuscule boucle afin d’observer de mes propres yeux ces traces historiques (j’entends d’ici les voix médisantes de certains lecteurs, oui, c’est de vous que je parle, qui se disent déjà : mais enfin, elle y était, elle, au temps des dinos, elle a marché à leurs côtés ! Ggggggrrrrrrrrrrrrrrrrrr, attention, dans ce cas, j’ai des restes et gare à mon retour parmi vous !).

        Revenons-en au parc, nous aurions aimé prendre le petit en photo, assis dans une empreinte de patte d’acrocantosaure, l’effet aurait été réussi mais bon, pas de chance, le niveau de la rivière dans laquelle se situent la plupart de celles-ci était trop élevé et recouvrait celles qui auraient pu convenir pour notre image souvenir. Les seules traces à air libre se trouvaient de l’autre côté de la Paluxy River et là, ma bravoure légendaire a fait effet ! Je suis la seule de la famille à avoir osé traverser ce filet (enfin, un peu plus qu’un filet quand même) pour aller à la rencontre des traces de ceux qui m’ont tant fait rêver il y a de cela quelques années (voir paragraphe ci-dessus).

         

        Attention, côté bravoure, Frédéric n’est pas en reste (allez, je vais l’admettre), pendant qu’Aymeric grimpait sur tout ce qui méritait l’attention côté relief, notre chef (hum hum) de famille s’est aventuré sur les traces… des serpents. Héhé, qu’en dites-vous, qui gagne la médaille du courage ? Là où il est plus malin que moi, c’est qu’il a pris une photo, lui, personne ne pourra donc contester son audace ! Il faut dire quand-même que si les reptiles étaient installés paisiblement dans un arbre quand nous les avons vus pour la première fois, il semblerait que pour notre homme retourné seul sur les lieux, il en ait été autrement ! Foi de Frédéric, le serpent pris en photo a sorti la tête de l’eau dans laquelle il se baignait, l’a regardé droit dans les yeux et a tenté de l’impressionner en lui lançant un inoubliable, je cite,  « ssssssssss » qui en disait long ! Ouf ! Quelle aventure !

         

        Pour nous remettre de nos émotions (finalement, c’est Pioupiou qui a géré au mieux les siennes, lui, sur ses pierres, sur ses racines, sur ses escaliers, sur ses bordures, sur ses tatatitatata…Clin d’œil !), nous avons continué notre petit périple jusqu’à Possum Kingdom State Park où les biches à queue blanche sont, d’après les guides, nombreuses et familières (c’est la raison pour laquelle nous passions par là) mais finalement, comme nous n’avancions pas très rapidement sur le sentier qui aurait pu nous mener vers ce beau spectacle (impossible de prendre la poussette, Aymeric a donc marché à nos côtés… en s’arrêtant à chaque grosse pierre… pour finalement ne plus avancer du tout…), nous avons fait demi tour, direction l’hôtel (mot que notre enfant dit parfaitement !). Et zou, une bonne douche et dodo…

         

        A la prochaine…



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        Publié à 11:07, le 30/3/2008, Texas
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        De la Louisiane au Texas...

        Hello chacun, chacune…

        Pas d’inquiétude à avoir, notre sympathique petite famille se porte bien et n’est pas (encore…) perdue au beau milieu d’un quelconque état américain. Si ce blog semble un chouia (vérifiez l’orthographe pour moi) désertique, c’est simplement à cause de la presque inexistante connexion internet et sans cela, vous l’aurez compris, pas de communication avec le monde civilisé (enfin, j’exagère, même si certains Texans situent la Belgique en Allemagne, pffffff, , nous sommes bien peu de choses !). En attendant, grâce à cette parenthèse, plus besoin d’utiliser ma plume pour nous situer… en effet, nous avons traversé la frontière entre la Louisiane et le Texas aujourd’hui même.

        Certains d’entre vous savent le temps qu’a pris la préparation de notre itinéraire (5200 kilomètres, ce n’est pas rien), et bien, sachez que, jusqu’à présent, ce plan n’a même pas eu l’honneur d’être respecté …et pour cause, rappelez-vous notre journée perdue dans les méandres de l’aéroport New-Yorkais, pouf, grâce à cette malencontreuse étape, nous sommes passés outre le premier parc que nous devions visiter au Texas (mais bon, voyons les choses positivement, premièrement, c’était celui qui présentait le moins d’intérêt sur l’ensemble du voyage et ensuite, les guides indiquaient des hordes de moustiques qui n’attendaient que nous, pauvres visiteurs belges dont le sang, paraît-il, est de qualité supérieure… pas de chance pour ces petites bêbêtes enquiquinantes, il leur faudra attendre un prochain convoi pour être rassasiées… !).

        En fait, j’ai oublié de vous dire que nous étions allés dire bonjour à nos amis alligators  du Lac Martin avant de quitter Lafayette. Nous le leur avions promis l’année dernière et une parole donnée est aussi sacrée que … (chacun pourra y aller de son imagination…).
        Une maman alli nous a présenté sa toute jeune marmaille, minouche à souhait (enfin, on se comprend, une gueule d’alli reste une gueule d’alli, hein !).

        Ceci dit, nous avons déjà parcouru un bon bout de chemin dans notre minivan (qui n’a de mini que le nom), nous nous trouvons, au moment où ces  lignes apparaissent sur mon écran (peut-être pas sur le vôtre, qui sait ce que nous réserve cette capricieuse connexion), à une heure de route (à l’ouest) de Dallas, à Glen Rose précisément.

        Bisous de nous trois.



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        Publié à 11:07, le 29/3/2008, Texas
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        Notre voyage. Nous sommes arrivés avec un jour de retard...

        Bonjour à tous…

        Cette fois, ça y est, nous sommes de retour aux Etats-Unis … votre patience exemplaire est récompensée, vous avez en effet à nouveau la chance inestimable de suivre le périple US de la famille Silvestre (je cite, pour les distraits : Frédéric, chef de troupe ; Karin, moi, tout simplement ; Aymeric, qui apparaîtra de temps à autre sous le maintenant célèbre surnom ‘Pioupiou’ ... on ne change pas une équipe qui gagne !).

        Bien, le décor est planté, je passe aux choses sérieuses, je ne voudrais pas voir le nombre de nos admirateurs se décimer de jour en jour faute de croustillant à lire ! En attendant, ne soyez quand même pas trop exigeants, il ne faut pas rêver, nous n’aurons peut-être pas des palpitations à coucher sur écran quotidiennement pendant ces mois d’exil ! …

        … Quoi que …

        Partis de Seraing mercredi matin (situé sur une ligne du temps belge), nous devions arriver chez Paul et Arlene (souvenez-vous, nos hôtes Louisianais) mercredi soir (ligne du temps américaine)… Vous l’aurez compris, pas besoin de faire partie de l’Académie Française pour remarquer que le trio que nous formons a connu un léger contretemps ! Vous avez, comme il se doit, repéré le mot « devions » (qui n’était pas invité mais qui a fait comme si)… qui va faire qu’à lui seul notre voie toute tracée a légèrement dévié… Au moment où j’écris, il n’y a en effet qu’une poignée d’heures que nous sommes dans notre maison d’accueil, je vous laisse faire le compte...

        Bon, voici le récit de notre voyage …Le vol entre Bruxelles et New-York s’est bien passé (Aymeric, trop grand cette fois-ci, n’a pas pu profiter d’un petit lit aérien pour faire la sieste. Il a donc, en tout et pour tout, dormi 30 minutes sur son papa… mais je peux déjà rassurer chacun d’entre vous, le petit a été adorable de A à Z ! Un rêve éveillé pour nous, ses parents qui, ceci dit au passage, sommes connus comme Barabas de tous les passagers de ce vol, ayant été présentés, représentés et rereprésentés par notre petit moustique à tout qui portait ne serait-ce qu’un bref instant l’attention sur lui). Premier vol sans souci donc. Là où les choses se sont corsées, c’est dans l’aéroport de New-York où nous avons joué les prolongations ! Nous sommes sortis de l’avion dans le groupe de tête, en très bonne position… mais des équipes aussi désireuses que nous de remporter la victoire vers la file d’attente à l’immigration nous ont mis des bâtons dans les roues de la poussette que nous avons attendue bien trop longtemps ! Du coup, nous avons commencé une course contre la montre dans les longs couloirs de l’aéroport… Nous sommes arrivés au bureau de l’immigration en queue de peloton, dépassés par tous nos concurrents ! Une file interminable, un contrôle interminable, chaque étape à partir de là… interrrrrrminaaaaaaaaaaable ! Après l’immigration, deuxième course contre la montre pour récupérer nos bagages qui étaient disséminés à gauche, à droite. Enfin, passage par la sécurité, avant de piquer un sprint, poussette à la main et sac à dos bien trop lourd à ce moment crucial de la compétition ! Notre porte d’embarquement était évidemment la dernière de l’aéroport, nous sommes donc passés de la discipline ‘sprint’ au marathon version rapidité maximum… Toutes nos forces y sont restées… en vain… nous avons eu la grande joie de connaître l’effet que produit la porte de l’avion dans lequel nous devions être installés se fermer devant nos yeux, pour la première fois, nous assistions à ce spectacle de l’extérieur… Que de frissons… de rage ! C’est en nage (voilà que nous changions à nouveau de sport, ce sont nos restes de triathlètes qui refaisaient sans doute surface) que nous sommes allés prendre nos renseignements pour la suite de notre parcours. Nous avons donc pris l’avion suivant vers Dallas (4 heures plus tard), nous rations du coup notre correspondance vers Lafayette ! Pas de souci (non, nous n’avions pas envie d’être philosophes à ce moment, mais pensez-vous qu’une autre réflexion nous aurait permis de rattraper l’avion en vol ?), nous avons passé la nuit à Dallas pour reprendre le vol du lendemain vers notre destination finale. Ouf.

        Le principal, c’est d’y être, non ?

        Et nous y sommes !

         

        Tout roule donc !

         

        Cet après-midi, Frédéric est allé rendre visite au labo (un pied dans le travail avant de profiter de deux semaines de vacances bien méritées) pendant que Pioupiou faisait sa sieste et que je prenais le soleil… Allez, si vous êtes fidèles à nos rendez-vous, nous vous en enverrons peut-être une tranche…

         

        Je vous laisse ici, il est temps pour nous de rentrer les coordonnées de notre itinéraire dans le GPS… 5200 kilomètres à parcourir, et le départ est prévu demain…

        Bisou à tous.

        A bientôt…

         

         

         



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        Publié à 11:07, le 27/3/2008, La Louisiane Recreation Center
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        Nous quittons la Belgique sous la neige...
        Nous y sommes, nos 'au revoir' ont été distribués à tout un chacun...
        Les bagages sont presque bouclés... L'organisation est cette fois, quasiment optimale! Serait-ce possible? Aurions-nous pensé à tout?
        Ultime nuitée à Seraing, dernières caresses à Khéops, Khephren et Mykérinos, nos trois chats... que nous quittons temporairement non sans avoir le coeur serré... mais rassurés de les savoir en de bonnes mains, celles de Papylou...
        A dans quelques mois, famille, amis et Belgique...

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        Publié à 11:41, le 26/3/2008, Royaume de Belgique
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