|
Qui suis-je ?
Liaison par route entre la Louisiane et la Californie où nous passerons cinq mois en famille avant d'y abandonner Frédéric qui ne reviendra, lui, qu'en octobre... Alors que notre "chef de famille" poursuit son projet de recherche pour le FNRS, les autres membres le soutiennent moralement... solidarité au soleil...
Derniers articles
Menu
La carte des lieux visités
|
Bye bye, vie californienne!
Au revoir, Davis et la Californie qui te sert de logis... 
Merci pour ces cinq mois, magnifique parenthèse dans notre vie... 
Nous savourons nos derniers instants en famille...
Bisous à tous!
|
commentaires (
1
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
Publié à 07:52, le 23/08/2008, Californie Mots clefs :
|
Au revoir, San Francisco... Dimanche...
|
Les dénivelés typiques de San Francisco lui confèrent tout son charme, font barrage à une monotonie américaine de tracés de rues en damier, en délimitent des quartiers bien distincts.
Des carpes et dragons porte-bonheur gardent le grand portail coloré donnant accès à Chinatown située sur la colline jouxtant Union Square. Ce quartier abrite la communauté chinoise la plus importante au monde en dehors de la Chine. Nous y pénétrons. ‘Grant Avenue’ nous invite à la suivre, cet axe touristique regorge de boutiques de pacotilles et souvenirs en tout genre, des lampadaires assortis au portail en forme de pagode et aux tuiles vernissées la bordent, les panneaux en idéogrammes nous transportent sur un autre continent. Nous la parcourons du sud au nord avant de bifurquer dans les rues perpendiculaires, loin des magasins pour touristes, les étals que nous trouvons ici sont fréquentés par les Chinois de la ville qui viennent s’y ravitailler. Il serait impensable de visiter Chinatown en n’empruntant aucune allée permettant un accès à la vie quotidienne de cette collectivité.
Ce ne sont pas les restaurants chinois qui manquent (Hé là, qui a dit : « Ha non? »… Attention, je serai prochainement de retour parmi vous ! Grrrrr !), mais étant combles (faible mot que celui-là), notre choix pour midi se porte sur un ‘Thaï‘, hors de question d’attendre une heure dans ces rues avec l’énergie d’Aymeric qui tend vers zéro…, de plus, la propreté y est de mise, chaque vitrine ou devanture croisée au préalable ne peut en dire autant . Nous dégustons notre plat asiatique tout en lorgnant vers l’écran plat qui nous propose en accompagnement une belle fourchette d’athlètes en direct de Pékin (Vous voyez, inutile de manger chinois pour être transportés dans le pays des JO, que demander de plus si ce n’est le choix du sport à la carte…).
Notre trio reprend sa route sous un soleil omniprésent pour cette ultime journée à San Francisco mais seules deux paires de semelles frôlent le sol du quartier italien ‘North Beach’, la pointure 8 est éreintée , les bras de maman vont servir à porter le mignon petit paquet ‘red hair’… L’enfant marquera juste une pause sur ‘Washington Square’ en face de la belle église Saints Pierre et Paul (Un potin ?... C’est ici que Marilyn Monroe épousa Joe Di Maggio, son premier mari.), des musiciens ont pris possession de la pelouse, il n’en faut pas plus à Pioupiou pour laisser le rythme parcourir son corps, maman est choisie pour cavalière… Quelques pas de danse plus tard, nous croisons le pied de la rue Lombard, impressionnante par le dénivelé qu’elle offre et les zigzags de sa partie supérieure rendus étincelants par les reflets des rayons de notre astre jouant sur les pare-brises des voitures qui la descendent.
Nous voici arrivés à la station du cable-car que nous empruntons une ultime fois , il est temps pour nous de rejoindre la navette qui nous dirigera vers la gare d’Emeryville…Ding-ding… Dernière file d’attente, dernier trajet dans ce transport original… Ding-ding, c’est parti… à plat… en oblique… arrêt à plat… avancée en oblique… Stop !... Inhabituel … Les regards des passagers se croisent, interrogateurs… La machine ne reprend pas sa route… La connexion ne s’est pas établie dans le tournant, le cable-car, privé de sa source énergétique, se met en grève … Sans un système D bien rôdé, nous y serions toujours… Un truck prévu pour ce style de mésaventure ne met pas plus de cinq minutes pour venir à la rescousse, se place à l’arrière-train de l’engin, lui donne un coup de pouce calculé… C’est reparti… Ding-ding… Pas mal, le scénario de la panne de cable-car pour notre dernier passage … Ca, c’est du show à l’américaine… Savaient-ils que nous leur disions « Au revoir » ?
|
commentaires (
1
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
Publié à 12:43, le 21/08/2008, Californie Mots clefs :
|
Au revoir, San Francisco... Samedi...
|
Samedi, la grisaille s’est posée sur San Francisco, la brume qui recouvre la ville nous englobe avec elle, il fait froid et un crachin accompagne nos pas. Ce temps maussade fait des ravages, tout semble tellement plus beau au soleil.
C’est en métro, alors que nous attendions dans un premier temps à un arrêt de bus notre ligne L, apparemment mal indiquée (A travers un récit, vous êtes en droit de hausser les sourcils tout en plissant le front, j’avoue, cela paraît stupide, mais sur place, parmi les dizaines de voies en tout sens qui desservent la cité, il y a de quoi y perdre son latin.), que nous prenons la direction ouest de la ville pour un quartier encore inexploré par notre petite famille, celui qui loge le zoo où nous passerons la journée. Quelques stations souterraines plus loin, notre convoi déploie sa ‘mutation tram’, l’occasion nous est offerte de découvrir des pâtés de maisons victoriennes aux tons pastels rose, bleu, vert ou jaune…
Le zoo : Frédéric et moi avons pensé durant un bon bout de temps que le petit se payait royalement notre tête . Il sait ce qu’est un cheval… mais à chaque animal que nous lui présentions (animaux dont il possède une bonne maîtrise de par ses livres d’images), la même rengaine sortait de sa bouche : « Un cheval. » Après quelques dizaines de répétition du nom adéquat, nous abandonnions la partie, vous auriez fait de même… Là, c’était gros quand même, Aymeric avait l’occasion de côtoyer en chair et en os ses amis de papiers et à la place, il offrait un numéro de clown pitoyable apportant la déception dans le chef de ses parents médusés ! Ce n’est qu’après une bonne heure que nous avons réalisé que les clowns n’étaient autres que nous … Notre enfant souhaitant tout simplement se mettre à cheval sur les impressionnantes bêtes qui ne l’impressionnaient pas… Pourquoi la pièce fut-elle si longue à tomber ? Cela fait des jours que notre garçon se place de cette manière sur tout ce qui l’entoure. Mauvais point d’interprétation intergénérationnel. Soit, acquiescer à la redondante requête du petit n’étant pas de rigueur (Encore moins dans ce zoo de San Francisco d’où s’échappent les tigres… Rappelez-vous, l’histoire date de quelques mois.), resteraient les statues de bronze du parc.
Ce parc zoologique est beau à voir, loin des cages exigües dont ma mémoire avait gardé le souvenir, les animaux déambulent dans des enclos spacieux, les conditions de leur habitat naturel y sont reproduites, manque la liberté, point noir de ce genre d’endroit. Alors que Frédéric quitte cet espace quelques belles photos dans l’appareil et moi une envie renforcée de me rendre au Kenya, notre fils aura retenu la beauté des pingouins observés longuement. Fatigué, sans doute, par la visite des grands animaux d’Afrique tels les girafes, zèbres, lions ou gorilles, il décide en fait de ne plus bouger, les oiseaux marins blanc et noir seront sa cible le temps que papa lui déniche un chariot duquel il se fera dorénavant tirer… jusqu’à la sortie. Seuls quelques lémuriens mignons à croquer auront droit à un soubresaut d’attention de sa part… « Pff, les ours, ben oui, … et alors ? », aurait-il pu exprimer, à peu de choses près !
Nous finissons la journée dans le quartier commercial d’Union Square, un des plus beaux de la ville, flânant dans les rues cernant la place verte… plongée dans la brume. 
|
commentaires (
2
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
Publié à 06:24, le 20/08/2008, Californie Mots clefs :
|
Au revoir, San Francisco...
|
Aymeric et moi étions partis pour cinq mois et voilà, le dernier week-end est derrière nous ! La seconde moitié du séjour a filé à vive allure, une minuscule poignée de jours et nous quitterons père et mari, laissé toutefois en de bonnes mains, je vous rassure, la Californie prenant soin de ses résidents comme nul autre état de l’Union .
Ce dernier week-end, justement, fut déjà celui de l’au revoir… à San Francisco. Lorsque la navette a laissé s’éloigner derrière nous les bâtiments s’apetisser, s’apetisser, s’apetisser encore, laissé entrevoir le Golden Gate dont la tête emprisonnée dans la brume offrait en cadeau l’atmosphère typique de cette ville côtière, visualiser une ultime fois Alcatraz fidèle à son île cernée de flots glacés, ce pénitencier dont la taille s’oppose à sa célébrité, mon ventre s’est serré , je me suis alors concentrée sur le petit qui, de son âme d’enfant, ne réalisait pas ce que nous quittions là, bien plus qu’une cité… cinq mois formidables qui resteraient gravés dans ma mémoire. Quelques mots échangés avec Frédéric… pas trop… lui comprenait… Il est parfois plus facile de se taire, ma lâcheté du moment m’aiderait…
…
Vendredi matin, le réveil nous tire d’un sommeil que nous aurions apprécié plus long, Frédéric a rendez-vous avec la Fulbright pour une visite officielle d’un labo à l’université de Berkeley, dix heures précises, telle est la consigne. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, notre timing est compté tel un café serré , ce n’est pas en balade que nous pédalerons vers la gare. Afin de glaner quelques précieuses minutes, notre homme quitte l’appartement en avance pour acheter les billets non sans émettre en fermant la porte : « Ca ira ? Tu connais le chemin ! »… « Ben oui, vas-y, on te rejoint ! »…, le centre ville de Davis est rikiki. Pioupiou et moi le suivons de quelques minutes.
Les pneus de mon vélo étant larges et légèrement dégonflés…, mon panier rempli et le siège arrière, vous avez compris…, mes pauvres cuisses encore froides et mon cœur en plein échauffement…, les prémices du parcours semblent être un calvaire mais je pédale, je pédale, je pédale… tout en répétant, essoufflée, chaque mot que le petit veut entendre en écho… et le puits est intarissable… mais je pédale, je pédale, je pédale, j’y mets toute mon énergie, confiante, je suis dans les temps, encore cinq minutes et je serai sur le quai, main dans la main avec Aymeric, rejoignant Frédéric en décélérant la cadence, tout roule… Il me suffira de bifurquer dans G street pour apercevoir le parking deux-roues et le beau bâtiment saumon, objectifs à atteindre avant 7h55.
Et là ! Horreur ! Je suis trop loin ! Qu’ai-je fait ? Mon pouls s’accélère, j’ai l’impression que mon cœur va sortir de ma poitrine, le stress me gagne… Je fais demi-tour mais ne parviens pas à m’orienter, je tourne en rond ! Ce n’est pas possible ! Il me reste à peine quelques minutes… Une dame passe, je demande mon chemin… Bizarre, pour elle, je dois passer sous le tunnel et la gare sera sur ma gauche un peu plus loin… Noooooooon, le cauchemar continue !! Je suis presque certaine à 100% que je ne dois pas emprunter la piste indiquée! Dans la panique, je décide de suivre l’itinéraire de cette personne, après tout, il n’y a pas qu’un chemin pour arriver à l’endroit voulu, je fonce à nouveau… Le petit papote, papote, papote et veut que je répète … Non, Aymeric, maman reprendra son rôle perroquet plus tard, si papa lui laisse une gorge intacte pour ce genre de mission maternelle ! L’énervement m’empêche de réfléchir posément mais Davis m’est suffisamment familière maintenant pour me permettre de réaliser que j’aurais du suivre mon intuition… Ce n’est pas par ici, je repasse sous le tunnel, mon enfant en redemande, il aime les tunnels !! C’est toujours ça de pris ! … Au loin, un son reconnaissable parmi des dizaines… Le sifflement du train annonce bruyamment son arrivée ! A cet instant, j’imagine sans problème le visage défait de mon mari, penaud sur le quai, se posant mille et une questions qui resteront en suspens jusqu’à ce que sa chère épouse (qui vient de perdre une valeur inestimable en bourse conjugale ) lui en apporte les réponses… Une répétition du son émis quelques minutes plus tôt m’informe que le train s’éloigne… sans nous ! Peu de temps après, Frédéric a l’occasion de voir nos vestes rouges à l’horizon, nous arrivons, Aymeric, tête haute, heureux de voir son papa, moi, tête basse, je ne pense pas devoir en préciser la raison…
Le train suivant se présente trois quarts d’heure plus tard, nous y montons, évidemment, mais l’heure de rendez-vous de notre chercheur fera partie du passé lorsque nous arriverons en gare de Berkeley, soit, on ne sait jamais, peut-être pourra-t-il rejoindre le groupe à temps… C’est dans cette gare que notre équipe se scinde, Aymeric et moi poursuivrons notre route jusqu’à San Francisco alors que Frédéric descend les marches et, après un dernier salut de la main, s’éloigne et tente de s’orienter… Tandis que la machine est sur le point de se mouvoir à nouveau, un sosie de mon mari apparaît dans mon champ de vision, ça, il faut le faire… Les vêtements sont identiques, eux aussi ! Le doute subsiste jusqu’à ce que la voix qui fait vibrer mes tympans se révèle trop évidente, notre petite famille est déjà réunie ! Rapide, la visite ! … Hé bien non, Berkeley n’héberge pas un campus de trois mètres carrés mais sa station est … la suivante ! Ouf, il s’en est fallu d’un cheveu ! Il y a des jours où…
Dix minutes plus tard, nous réitérons la cérémonie de fraction, nous abandonnons un tiers de notre tribu à Berkeley, vraiment.
Chacun sa tournée, pendant que Frédéric déambule dans le très beau campus de la célèbre université, Aymeric et moi nous rendons au musée d’art moderne MOMA de San Francisco qui expose, entre autre, l’une ou l’autre toile de Picasso (Merci pour ce nom de prononciation aisée, le petit peut, du haut de ses deux ans, vous citer un peintre…), un tableau de Magritte (Je me dois de l’invoquer, ses œuvres attirant mon vote de préférence.) et … la fameuse toile blanche dont mon mari m’avait fait l’éloge lors de sa visite en ces lieux l’an passé, œuvre en trois tableaux (Pas plus, les autres étant les murs du bâtiment .) dont la valeur repose sur la dextérité de son créateur américain Robert S…berg (Oh non, j’ai un blanc !) dont les mains ont apporté les coups de pinceau indécelables à l’œil nu.
Quelques tours de petite aiguille plus tard, nous sommes à nouveau réunis le long de Market Street, les yeux écarquillés et brillants d’Aymeric ne laissant aucun doute sur l’intersection que nous avons choisie pour rendez-vous : le croisement avec Powell Street, voie principale du cable car ! Ding-ding… Evidemment, nous prenons place dans la longue file d’attente afin de l’emprunter, nous aussi, chose promise, chose due, le petit n’attend que ça ! Une demi-heure sous les sympathiques rayons du soleil, notre patience s’accompagne du tintement des claquettes d’un danseur infatigable… C’est notre tour, nous prenons place et les premières sensations d’élévation oblique s’invitent . Ding-ding… A peine le temps pour notre enfant de réaliser qu’il est assis à l’intérieur du wagon que ses petits yeux se ferment… Papa et maman savoureront ces moments pour lui jusqu’à la rue Lombard marquant notre arrêt. Cette voie en pente (Ca va presque de soi.) impose aux voitures un zigzag entre parterre de fleurs et haies précisément taillées. Les nombreux touristes descendent les escaliers longeant la splendide ruelle de part et d’autre, nous faisons de même en n’omettant nullement d’en saisir divers clichés.
Le soleil se plie lentement à l’horizon, nous nous attablons à l’étage d’un restaurant du quartier des pêcheurs, mal nous en a pris, le poisson y est de piètre qualité.
Le cable-car nous attire de sa sonnette, cette fois, Aymeric profite de l’entièreté du parcours. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le petit a besoin de repos, la journée a été longue et non dépourvue de surprises. Ding-ding… A demain…
|
commentaires (
1
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
Publié à 02:16, le 19/08/2008, Californie Mots clefs :
|
Futée, la mante... Patiente, Karin... Le combat des titans va débuter...
|
Je comprends pourquoi l’état de Californie pullule de piscines, le premier de vos orteils à peine à l’extérieur que vos nerfs sensitifs se mettent en émoi et transmettent l’info illico presto à votre cerveau avant qu’il ne se liquéfie : « Piquer une tête, piquer une tête, piquer une tête ! ». Bon, j’exagère, cette sensation d’appartenir à la famille bonhomme de neige en bain de soleil ne s’éveille qu’à onze heures du matin, avant cela, les 35° ne sont pas encore réunis, le temps est doux…, si doux (A cette température, en Belgique, la météo se nomme caniculaire … Hé oui, ici, point trop d’humidité, à peine 25%, la chaleur semble plus supportable)… mais les Fahrenheit avancent en rythme avec l’aiguille des minutes, montent les échelons un à un… bam, bam, bam, bam…
10h : un petit 27° me permet d’aller courir tandis que Frédéric savoure l’air conditionné de son labo et Pioupiou le bac à sable ombragé du jardin scolaire.
11h : 32°… Ma confrontation face à la mante religieuse repérée sur une marche de l’escalier alors que je m’étire va débuter… JO pour tous. Je monte apprêter mon matériel de compétition alors que l’insecte allongé préfère me narguer de ses pates nues . Combat inégal ? C’est elle qui fixe les règles. Choix judicieux ? L’avenir nous le dira… Les gradins se remplissent, pétales, pierres et autres papillons se positionnent autour de nous, le stade est comble, la bataille promet un niveau d’excellence olympique… Notre adversaire commun ? Un soleil qui se plombe davantage alors que le chrono s’égraine… bam, bam, bam, bam…
11h30 : La bête à tête triangulaire a été capturée une cinquantaine de fois à travers mon objectif grand zoom (Heu, pas trop rapproché quand même, le plan… Si je grossis encore son visage alors qu’elle me fixe de ses énormes yeux, mon cœur se met à palpiter, elle m’effraie ! ... Gare aux sourires narquois ou je vous envoie une photo qui remplit votre écran ! BOU !) … La chaleur n’étant pas encore écrasante, ma patience reste intacte, pas entamée d’un chouya, une attitude zen est de rigueur… Petit hic cependant, du côté des 6 pates, rien ne laisse paraître un stress quelconque, l’animal semble imperturbable, se maintenant en zone d’ombre, sachant pertinemment que la clef du duel se camoufle là… Cette demi-heure nous sert d’échauffement, mon vélo attend que je l’enfourche pour aller rechercher mon petit bout au Tender Learning Care… Mi-temps…
12h : Je suis super contente, les institutrices m’ont affirmé qu’Aymeric avait passé une bonne matinée . Toujours bon à prendre pour renforcer un moral de vainqueur ! La confrontation va pouvoir reprendre… Un bon petit dîner entre fils et maman, une sieste réparatrice pour le plus jeune des deux… tandis que mes petites gambettes me transportent jusqu’au stade dans lequel mon adversaire tient déjà une place stratégique.
13h : 36,5°… Une chaleur foudroyante s’empare de mes épaules… et du reste, aucune parcelle n’y résiste ! Il va falloir tenir, tout se joue dans la tête, je vais devoir être solide pour remporter ce tournoi numérique… Oh ! Omission stupide, comment voulez-vous suivre le combat sans en connaître les règles et les aboutissants ? Ce sera vite expliqué, mon but est d’obtenir un cliché de l’insecte d’un si beau vert mis en valeur par la luminosité solaire, celui de mon opposant est de tenir bon dans son aire ombragée… Les règles ? Néant, tous les coups sont permis. C’est une guerre des nerfs sans précédant qui se joue en ce moment dans la cage d’escalier de notre appartement !
13h30 : La température monte encore… bam, bam, bam, bam… Ou serait-ce les battements de mon cœur mis à rude épreuve sous les degrés qui se font ouïr… Les deux se conjuguent. Ma peau n’est autre que le lit d’une rivière, des torrents s’écoulent, je ne peux trouver qu’un maigre apaisement à la base du palmier faisant face aux marches mais je me dois alors de reculer de quelques pas, erreur fatale si mon ennemi s’aventure à ce moment précis dans le champ de vision solaire. Je reviens donc en pleine lumière, vulnérable, tandis que la mante fait mine de vouloir déplacer son corps… Aurait-elle perdu patience ? Je n’ose y croire, je ne me laisse plus que quelques minutes sur le grill après quoi, je déclare forfait. Je croise les doigts, ‘vas-y ma jolie ’ (Que ne dois-je pas prononcer afin d’amadouer la créature.), ‘goûte au plaisir de la face supérieure de la rampe, allez, allez’. Je tente un ‘Let’s go’, après tout, elle est américaine… A la vitesse horaire d’un paresseux, ses pates grappillent une poignée de millimètres vers la cible que je lui propose…
Peu avant 14h, 38° : Suspense de fin de rencontre intenable… Si j’étais en début de séjour californien, ma peau aurait déjà viré à l’écarlate depuis belle lurette mais à ce niveau, j’ai un solide entraînement depuis maintenant près de cinq mois … Ce n’est pas cette perspective qui me fera donc flancher… C’est alors que la mante… marque un arrêt final… toujours sous la rampe, tête qu’elle a triangulaire en bas, pates sextuplées pointant l’astre qui vole mon ultime énergie, moqueuse, hautaine… Elle ne bougera plus , mon courage aura été vain opposé à un adversaire qui n’avait rien à perdre !
14h : Tout ça pour ça… Je monte les marches une à une, secouant la tête de dépit lorsque j’arrive à la hauteur de cet insecte que je n’aurai pu immortaliser de manière optimale. C’est en nage que je pénètre dans notre appartement climatisé, m’installant devant l’ordi afin d’y télécharger les clichés peu lumineux de ma mante religieuse mâle (Hé oui, je l’ai vue voler sur un mètre cinquante pour aller rejoindre un autre point d’ombre et ce soir, après avoir glané l’une ou l’autre information sur la toile, je m’endormirai plus érudite, si cet insecte a pu se déplacer dans les airs, il ne s’agit ni plus, ni moins, que d’un mâle, la femelle étant plus grande, trop lourde pour ses ailes).
16h, 39° : Cérémonie protocolaire, après Michael Phelps et ses trois (avant les suivantes) médailles d’or… en grand bassin (On y revient.), notre mante prend la plus haute marche du podium en l’honneur des USA… En plein soleil ? Je ne sais… Le moral photographique dans les chaussettes (que je ne porte pas, ce ne serait pas le top avec des sandales ), j’ai laissé à Pioupiou tout le loisir de grimper à sa guise sur les marches … du toboggan… ombragé !
Je comprends pourquoi l’état de Californie pullule de piscines, il ne se passe pas un jour sans que l’esprit s’évade, offrant un mirage rafraîchissant de nos corps faisant trempette dans la REC pool (Ne me demandez plus pourquoi l’eau du bassin ici en bas est toujours aussi froide alors que les températures oscillent quotidiennement entre 35 et 40 degrés ! Je n’y comprends rien ! Elle n’est pourtant pas immense, cette piscine ! Il y a néanmoins progrès depuis ma première séance relatée il y a trois mois, lorsque j’y pénètre, l’eau ne me fait plus mal… Il est même possible d’y rester après un petit échauffement, chouette, non ? Le petit s’y est même aventuré une fois jusqu’aux genoux ! Bravo, Pioupiou ! Frédéric, lui…, la boude toujours !
Les plongeons en famille, c’est donc le plus souvent possible (en fonction des horaires de travail du chef) et dans la grande piscine si douce… C’est là qu’Aymeric progresse à pas de géant, l’eau est son amie, il l’a apprivoisée… et une copine si précieuse en ce lieu, on la garde !
Hop, trente minutes de longueurs pour maman tandis que papa veille sur notre nageur en herbe… et hop, rôles inversés… Pour ça, rien n’a changé, cette organisation élaborée en début de séjour est toujours d’actualité… La différence ? Pioupiou néglige la pataugeoire, il a grandi, notre enfant, dorénavant, c’est la grande piscine, comme ses parents… et là on dit merci aux marches qui descendent dans le bassin, idéales pour la transition!
|
commentaires (
2
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
Publié à 06:48, le 14/08/2008, Californie Mots clefs :
|
Rivage du Pacifique... De Monterey à Carmel.
|
De la ville côtière de Monterey, nous optons pour la visite de son aquarium réputé l’un des plus beaux au monde. Il semblerait que l’heure choisie pour pénétrer dans cet antre du silence fut la meilleure… Lorsque nos frimousses ont à nouveau bénéficié de l’air extérieur, deux tours d’horloge plus tard, le hall des guichets et la rue inclinée menant à l’entrée du bâtiment accueillaient une foule dense…
Bel aquarium, il est vrai, plus chaleureux en comparaison avec les quelques-uns qui ont eu le privilège de nous recevoir, Frédéric et moi, dans un premier temps, …une tête de plus l’an passé pour celui de la Nouvelle-Orléans… Avantage non négligeable de celui-ci : idéal pour les enfants, des activités prévues pour les plus jeunes d’entre eux permettent d’accrocher leur attention sur les milieux subaquatiques, principalement de la faune dont ils regorgent. Impressions de notre Pioupiou : a souri lorsque les sons émis par les dauphins se sont fait ouïr après avoir appuyé sur les gros boutons si attirants mais a fait un bond d’un demi mètre en arrière lorsqu’il s’est retrouvé en visuel avec la baleine, elle aussi enjouée par l’idée d’émettre sa plus belle voix … Pour l’orque, du coup, papa et maman ont du mettre la main à la pâte, plus question pour le petit de pousser sur le bidou de l’un ou l’autre animal ! Soit, avec un petit copain trouvé sur place, il a nourri les animaux plastifiés… à droite, les cylindres représentant le krill, à gauche, les cubes permettant au mammifère de profiter d’un menu ‘petits poissons’… Bravo pour la dextérité… et merci pour les rires échangés entre les deux bouilles à croquer !
Qu’a apprécié notre enfant ? Sur la plus haute marche du podium, les loutres (J’acquisse… savourer les cumulets de ces animaux dont l’extrême malléabilité n’a rien à envier à un nouveau-né ou encore leur déambulation dorsale des plus relaxantes était un vrai plaisir.), viennent ensuite les pingouins et enfin, médaille de bronze attribuée aux requins (Choix grossièrement influencé par papa dont l’attraction pour ces bêtes qui ne dorment jamais que d’un œil n’est plus à souligner.).
Le repas de midi est dégusté dans un restaurant faisant face à l’océan, en retrait de la ville, d’où ses prix abordables. Le cadre est très agréable, de surcroît… Bon appétit.
Pour relier Monterey à Carmel, autre petite ville réputée de la côte dont Clint Eastwood fut le maire durant quatre ans, nous empruntons la route privée (et donc payante, ben voyons) portant le nom « 17 – Mile Drive », nous ne regrettons pas l’ouverture du portefeuille, ce chemin en bordure du Pacifique laisse apprécier un rivage naturel magnifique qui reçoit en toute connivence les vagues océaniques glaciales. Sur les îlots rocheux à proximité, des colonies d’otaries sourient et posent pour la photo… petit regret, la distance séparant objectif et top-modèles est un tantinet trop grande, ce qui ne permet aucun cliché de valeur… quoi qu’il en soit… clic-clac… pour le souvenir, c’est toujours bon ! Néanmoins, nous avons droit à un gentil lot de consolation, quelques écureuils jouent à cache-cache dans les roches à nos pieds, topons-là, re clic-clac… de qualité, cette fois !
La route borde à présent une forêt de cyprès permettant un camouflage parfois réussi, parfois pas, des somptueuses demeures hors bourses (du moins des nôtres !) qui y ont été érigées. Je vais être honnête, quelques-unes nous plaisent un peu… beaucoup… ENORMEMENT… A LA FOLIE … mais pas du tout pour notre bas de laine … Frédéric et moi échangeons un clin d’œil complice… Nous reviendrons lorsque fortune sera faite…
Arrivés à Carmel, nous constatons que notre guide touristique ne mentait pas, c’est un endroit charmant, apaisant, original… qui vaut le détour dans un pays où tout est si semblable. Le village ne compte aucun trottoir, nous n’y trouvons ni lampadaires, ni publicités, pas plus de panneaux, les noms des rues se font discrets. Le ravissement de cet endroit se dessine à travers ses villas noyées dans les arbres et les fleurs, un mini centre où boutiques raffinées accueillent les pas des visiteurs qui y flânent et les paysages sauvages des environs.
Un délice qui se rompt instantanément sur le chemin du retour… une autoroute le long de laquelle des bouchons se sont donné le mot : « Faites-les remonter en quatre heures minimum. » (Fin de week-end pour les habitants de San Francisco et San José… HELP, Tom Tom, fais-nous sortir de là… itinéraire bis, s’il te plaît ! Nous venons de Davis, nous… »… mais ce littoral en valait tellement la peine ! 
|
commentaires (
1
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
Publié à 02:46, le 7/08/2008, Californie Mots clefs :
|
Rivage du Pacifique... Santa Cruz.
|
Un petit coin de Californie conseillé par des amis de passage, nous sommes preneurs ! Cette fois, Tom Tom est programmé pour diriger nos trois petites personnes vers le rivage Pacifique. Hé bien non, pas de San Francisco, cette fois, il ne faut pas abuser des bonnes choses… surtout quand la visite toute fraîche à venir pourrait sans problème accrocher sur sa devanture un nombre similaire d’étoiles Michelin par rapport à la célèbre ville.
En route vers Santa Cruz…
Les températures y sont idéales , le soleil, bien évidemment, au rendez-vous, mais la rudesse de ses rayons est apaisée grâce à la légère brise issue tout droit de l’étendue océanique qui lui fait office de voisine… gentille… mais coquine, pas de baignade en vue, si vous voyez ce que je veux dire , à moins de revêtir la panoplie typique du parfait surfeur californien (et le corps qui va avec… n’est-ce pas, mesdames ?... Besoin d’une confirmation ? … Je vous l’offre à travers ma mémoire dite visuelle, nous en avons croisés… Bon, pour le coup, il faudra me croire sur parole, je n’en connais pas la raison, mais là, mon mari n’a pas jugé bon de les transformer en souvenirs via son objectif… WANTED KARIN ! … Allez, Frédéric, il ne te manquait que la combinaison !) et de trouver le point stratégique où déferlent les vagues dignes de ces dompteurs de planches.
Au programme de cette ville côtière, déambulement à travers le ‘Santa Cruz Beach Boardwalk’, un parc d’attraction en bordure de plage, datant du début du XXème siècle (Il a fêté son centenaire l’an passé), kitch à souhait, manèges colorés, carrousel à miroirs, chemin des horreurs (Ouuuuuuuu, BOU ! … Pff, maligne, je me suis fait peur toute seule !) ou encore montagnes russes en bois… Snif, rien pour notre Pioupiou… trop jeune… même pas un petit manège touti rikiki… Bon, nous n’avons plus qu’à y revenir dans quelques années…
Pause ravitaillement dans downtown où papa a savouré la pancake en forme de Mickey Mouse de l’enfant qui n’en voulait pas… Quelle dévotion, tout ça après un poulet coincé entre deux couches de miches (Oui, vous avez vu juste, … cet incontournable plat du midi porte le délicieux nom de sandwich) et une belle descente de soda dont on vous remplit le verre encore et encore jusqu’à ce que vous ressembliez à une nappe sous-terraine à deux doigts d’exploser en un merveilleux geyser (Un point pour l’Horeca américain, ce n’est pas sur les boissons qu’il font leur beurre).
Nos yeux se délectent ensuite du panorama offert par cette côte, nous empruntons un sentier surplombant la mer. Des arches creusées dans les falaises par l’océan, il n’en reste qu’une, ses semblables s’étant effondrées sous les coups de boutoir du Pacifique. Les îlots résultants accueillent par centaines les oiseaux marins, un arrêt s’impose pour capturer, entre autres, les images des sympathiques pélicans qui y ont élu domicile… Avec vue sur la mer, nous aurions fait comme eux !
Oh, notre gentil schtroumpf fatigue… Il est temps de rejoindre le motel sélectionné à l’intérieur des terres (Les prix côtiers sont à tomber là… et une eau aussi froide, on la laisse aux surfeurs .), à Salinas, ville qui doit sa célébrité à un enfant du pays, le prix Nobel de littérature John Steinberg, auteur de « A l’est d’Eden », « Des souris et des hommes » ou encore « Les raisins de la colère ».

A demain pour la suite du littoral…
|
commentaires (
1
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
Publié à 02:14, le 5/08/2008, Californie Mots clefs :
|
|